vendredi, février 3, 2023
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Face à la crise en Iran, il faut aider la résistance iranienne (Alain Vivien)

CNRI – « Dans l’immédiat s’il faut éviter la guerre, il faut aussi renforcer nos amis de l’Iran démocratique, ceux qui partagent avec nous les grandes valeurs humaines », a estimé l’ancien secrétaire d’Etat Alain Vivien lors d’une réunion à l’Assemblée nationale.

CNRI – « Dans l’immédiat s’il faut éviter la guerre, il faut aussi renforcer nos amis de l’Iran démocratique, ceux qui partagent avec nous les grandes valeurs humaines », a estimé l’ancien secrétaire d’Etat Alain Vivien lors d’une réunion à l’Assemblée nationale.

Le 25 octobre, le Comité Français pour un Iran démocratique invitait un Think-tank américain, Iran Policy Committee. Parlementaires et personnalités politiques françaises et américaines ont débattu des solutions devant la menace que constitue le régime iranien. Le sénateur Jean-Pierre Michel, le député Pascal Terrasse, l’ancien magistrat et député François Colcombet, le président du Conseil français des démocrates musulmans Abderrahman Dahmane, l’ancien secrétaire du Conseil des gouverneurs de l’AIEA Georges Le Guelte, et le Pr. Raymond Tanter de l’université de Georgetown aux USA sont intervenus.

Voici des extraits de l’intervention de M. Vivien :

Nous menons actuellement une réflexion en France sur ce difficile problème de la crise qui sévit en Iran, mais également dans l’ensemble de la sous-région.
 
Alors les points de convergence nous réjouissent tous. Il n’en reste pas moins qu’il faut que nous fassions avancer le dossier. Tous ici, nous sommes favorables a une solution la plus humaine possible qui évite le danger d’une nouvelle conflagration, d’une nouvelle guerre dans cette région, déjà largement déstabilisée par une imprudente intervention de l’armée américaine en Irak, et par l’expansion continue d’un obscurantisme religieux, incompatible avec les valeurs de la République, et que ici en France, nous défendons, et que nous essayons aussi de défendre à l’extérieur.

Alors comment faire ? Que faire ? La question n’est pas facile. Si nous le pouvons, nous nous accordons sur les objectifs. Il faut que nous tachions de nous accorder sur les moyens. Or nous avons ici en France un problème qui est déjà un problème ancien, celui du fait que le gouvernement français ne se soit pas prononcé avec clarté sur l’existence d’une opposition démocratique iranienne. Et dans le passé, des marchandages qui tenaient beaucoup plus à l’expansion économique d’un certains nombres d’entreprises, qu’à la défense des valeurs qui sont les nôtres.

La conséquence de tout cela, ce sont ces incidents gravissimes que nous avons vécus il y a peu d’années, avec des démonstrations de police, arrestations, à l’égard d’une opposition iranienne, parfaitement innocente de ce qu’on lui reprochait, et qui au demeurant était protégée par les lois françaises, puisque, pendant le temps de son exil, que nous espérons toujours le plus court possible, le gouvernement français de 1981 lui avait donné le droit de séjourner dans notre pays, avec tout ce que cela comporte : le droit d’association, de réunion, de penser, d’expression, etc.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ? En résumé, la cour de justice européenne s’est prononcée sur l’illégalité de l’inscription de l’OMPI sur les listes du terrorisme international. C’est un point important, mais qui reste contesté, puisque le conseil des ministres de l’Union Européenne n’a pas modifié a l’heure actuelle sa position.

Sachant que si l’OMPI et la résistance iranienne sont inscrites sur la liste des mouvements terroristes aux Etats-Unis, avec l’espoir de voir cette inscription disparaître, en Europe, nous avons eu un problème considérable, avec l’attitude prise politiquement par le gouvernement anglais, du temps de Tony Blair, qui a été le leader de l’inscription de la résistance iranienne sur la liste des mouvements terroristes. La France n’ayant en l’occurrence que fâcheusement fait suivre cette décision, il faut donc que nous nous battions pour reformer rapidement une situation qui ne tient pas juridiquement, qui ne tient pas humainement, et qui est contre productive sur le plan politique pour l’ensemble des pays de l’Europe.

Deuxièmement, la situation qui prévaut dans la région. Nous sommes tous d’accord là-dessus, la solution militaire n’est pas une solution. On peut sans doute écraser sous les bombes tel ou tel site producteur en particulier d’énergie nucléaire, mais quid de l’occupation du terrain ? Peut -on exporter un certain nombre de valeurs pas les armes ? C’est une question déjà largement controversée, et peut-on ensuite après un bombardement, d’un certain nombre de sites, changer le régime du pays ? Moi je dis halte-là.

Alors, que faire ? Je crois que la seule solution, c’est bien celle que nous avons tous dans l’esprit, c’est d’aider la résistance iranienne. Mais quand on regarde à travers le paysage politique, en France en particulier, ceux qui méritent activement de changer de gouvernement en Iran, il n’y en a pas beaucoup en dehors de ceux qui se sont regroupés dans le CNRI.

Nous avons apprécié d’une certaine manière la déclaration du président de la République française incitant des compagnies françaises travaillant en Iran à cesser leurs investissements. C’est un premier signe qu’il faut engranger. Mais quoi par la suite ? Parce que c’est très facile de donner des conseils judicieux à certaines entreprises qui sont à l’origine des difficultés diplomatiques que l’on rencontre aujourd’hui, puisqu’elles ont elles-mêmes leur propre volonté d’expansion et elle passent par pertes et profits les valeurs essentielles des droits de l’homme que nous avons pour mission de défendre.

Dans l’immédiat s’il faut éviter la guerre, il faut aussi renforcer nos amis de l’Iran démocratique, ceux qui partagent avec nous les grandes valeurs humaines, séparation des églises et de l’Etat — il faut le rappeler c’est une valeur française qui compte à nos yeux — liberté d’association, de conscience bien sûr, d’expression, égalité des femmes, respect du droit des enfants, respect des minorités. C’est un bloc et ce bloc nous le retrouvons dans les propositions du CNRI. C’est pourquoi nous continuons à l’appuyer et que nous invitons ceux qui sont fondateurs de ce comité à nous rejoindre de façon à ce que nous puissions multiplier nos efforts et que nous soyons entendus.

 

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