CNRI – Le journal gouvernemental Ebtekar a rapporté dans son numéro du 8 novembre que le déficit budgétaire du gouvernement d’Hassan Rohani pour cette année s’élève à 1,5 milliard de dollars. Mais les économistes estiment que le vrai chiffre du déficit budgétaire est beaucoup plus élevé que cela en Iran.
Au mois d’octobre, le prix du baril de pétrole est passé de 110 dollars à 80 dollars. A la suite de cette baisse soudaine du prix de brut, le régime iranien a été confronté à une nouvelle crise financière. Hassan Rohani a récemment parlé d’une baisse de 30% des revenus pétroliers du pays.
Eshagh Djahanguiri, le premier adjoint du président du régime, a déclaré que la baisse du prix du pétrole a des raisons politiques. Il a menacé « les pays qui à cause des motivations politiques ont augmenté leurs exportations de pétrole (…) Ces pays seront confrontés à la réaction des peuples musulmans ».
Le budget du gouvernement iranien pour l’année en cours a été calculé sur une estimation de prix de pétrole à la hauteur de 100 dollar le baril et des exportations de pétrole d’environ 300.000 barils par jour.
Selon les statistiques de l’OPEP, jusqu’au mois d’octobre, le prix moyen du pétrole iranien vendu sur les marchés internationaux a été 103 dollars le baril.
Le prix de pétrole est actuellement en-deçà de 80 dollars le baril. Même si ce prix reste au niveau d’environ 80 dollars le baril, le gouvernement iranien verra son déficit budgétaire aggravé de façon considérable. Selon les analystes, il est peu probable que le prix de pétrole revienne au nouveau de 100 dollars le baril.
Pour faire face à ce problème de déficit budgétaire, le gouvernement iranien doit réduire ses dépenses, ce qui risque d’aggraver encore plus le problème du chômage massif dans le pays.

