jeudi, février 9, 2023
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Les communautés iraniennes des pays nordiques ont organisé une conférence en ligne sur l’épidémie du coronavirus en Iran

Lors d’une conférence en ligne, la diaspora iranienne des pays nordiques, réunie à partir de 235 points différents, ont souligné que de plus en plus de preuves indiquent que la théocratie au pouvoir est engagée dans une campagne majeure pour couvrir l’étendue réelle de la pandémie de coronavirus et le nombre de décès en Iran.

Les participants ont souligné que selon les chiffres officiels, 4357 Iraniens ont perdu la vie. Or, le Conseil national de la Résistance iranienne, sur la base des informations du réseau de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (PMOI / MEK), a annoncé qu’au moins 27 000 personnes sont mortes à cause de Covid-19 en Iran.

Au cours de la conférence qui a duré deux heures, des expatriés, dont plusieurs médecins et experts dans le domaine médical, qui sont en contact permanent avec leurs proches et collègues en Iran, ont souligné que le régime clérical avait les ressources pour lutter contre le coronavirus mais s’abstenait de les utiliser pour sauver la vie des Iraniens parce que son seul souci est de protéger les mollahs mollahs et leurs pasdarans. Or, il exploite la crise pour demander un allégement des sanctions. Ils ont souligné que la politique du régime consistant à renvoyer les gens au travail équivaut à une tuerie en masse des Iraniens et montre que la priorité du régime est de maintenir son emprise sur le pouvoir.

Les participants ont rappelé que le prisonnier politique kurde rebelle Mostafa Salimi, emprisonné pendant 17 ans, a été pendu ce matin à la prison de Saqqez. Salimi a été arrêté en 2003 et condamné à 15 ans de prison. Il s’est évadé lors de la rébellion de la prison de Saqqez le 27 mars 2020, pour se protéger du coronavirus avec un grand nombre d’autres prisonniers. Il a été arrêté quelques jours plus tard et pendu ce matin.

Plusieurs personnalités politiques européennes de premier plan ont participé à cette conférence.

Giulio Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères, a déclaré que le régime iranien utilise la crise du coronavirus comme une arme biologique de destruction massive. Il a réitéré l’argument avancé par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne, selon lequel le fond du problème pour le peuple iranien est le régime lui-même.

Kimmo Sasi, ancien ministre du Commerce et membre du Parlement finlandais, a souligné le terrible sort des prisonniers iraniens et a souligné que le régime n’a pas procédé à la libération des prisonniers, pas même de les mettre en quarantaine. Indigné, il a appelé à la libération de tous les prisonniers en Iran pour les sauver du coronavirus. Il a dit qu’il se tenait aux côtés de la chef de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, pour demander la libération de tous les prisonniers en Iran afin de les sauver du coronavirus.

Selon Gunar Hogmark, ancien membre du Parlement suédois, les dictateurs traitent les mauvaises nouvelles par le biais de dissimulations et de mensonges et punissent ceux qui tentent de révéler la vérité. Le régime iranien en est un parfait exemple.

Alejo Vidal Quardass, ancien vice-président du Parlement européen et président de l’ONG européenne ISJ, a souligné qu’il est incroyable que le régime iranien prétende maîtriser les crises COVID 19, alors qu’il évident qu’il cache la réalité afin de masquer son échec et son inaction pour faire face à la crise.

Selon Struan Stevenson, ancien député européen et président du Comité pour la protection des libertés politiques en Iran), a condamné la décision du régime de renvoyer les gens au travail et les enfants à l’école alors que le coronavirus continuait de se propager. Il a souligné que le régime iranien ne devrait pas être financé par la communauté internationale car les fonds seront utilisés pour la politique néfaste du régime et au détriment du peuple iranien.

Mehdi Abrichamchi, président de la Commission de paix du CNRI, a expliqué que dans le combat contre le Coronavirus, le régime des mollahs est une exception parce que «dès le premier jour, il a essayé de cacher les informations sur l’entrée du coronavirus en Iran, puis a essayé de masquer sa véritable dimensions au peuple iranien et au monde avec des informations trompeuses. L’Iran est le seul pays au monde où c’est un crime que de fournir des informations non officielles sur le coronavirus, et jusqu’à présent de nombreuses personnes qui ont tenté de rendre public les vrais chiffres ont été arrêtées. Le président du régime a déclaré avec imposture que les hôpitaux iraniens ont de nombreux lits libres pour accepter des patients. Or ceci a été immédiatement démenti par les médecins. Face à cette situation, le régime a expulsé Médecins sans frontières qui était allé aider la population en Iran, car il craignait des révélations sur la réalité de la situation en Iran.