Agence France Presse – Une délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), menée par le vice-directeur de l’Agence Olli Heinonen, est arrivée mercredi matin à Téhéran, pour tenter de régler les questions en suspens dans le programme nucléaire iranien, a rapporté la radio d’Etat.
"La délégation de l’AIEA rencontrera dès mercredi matin Ali Larijani, responsable du dossier iranien", a déclaré Ali-Asghar Soltanieh, représentant de l’Iran auprès de l’AIEA, à la radio d’Etat.
"Ensuite, les cinq membres de la délégation de l’AIEA auront mercredi et jeudi d’intenses négociations avec l’adjoint de M. Larijani", a-t-il affirmé.
Il a ajouté que les résultats de ces discussions seront rendues publiques vendredi.
La visite prévue du 11 au 13 juillet résulte d’un accord conclu à Vienne entre M. Larijani et le directeur de l’AIEA Mohamed ElBaradei.
Ce dernier avait indiqué lors de leur rencontre le 22 juin que les deux parties essaieraient de s’entendre, dans un délai de deux mois, sur un plan d’action permettant à l’Iran de répondre aux questions de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien.
Malgré l’imposition de sanctions par les deux dernières résolutions du Conseil de sécurité, Téhéran refuse catégoriquement de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium.
Le directeur général de l’AIEA Mohamed ElBaradei a affirmé lundi que l’Iran avait ralenti son programme d’enrichissement d’uranium.
"Nous avons constaté un développement plutôt lent dans la mise au point de nouvelles cascades", a indiqué M. ElBaradei à des journalistes en référence à l’installation de centrifugeuses permettant d’enrichir l’uranium utilisé ensuite comme combustible pour des centrales nucléaires ou pour la fabrication de bombes.
M. ElBaradei a réitéré son appel à l’Iran à geler ses activités d’extension des installations d’enrichissement de l’uranium à leur niveau actuel de production pour éviter de nouvelles sanctions de l’Onu.
Le Conseil de sécurité des Nations unies, qui a déjà imposé des sanctions à deux reprises, menace d’une troisième série de sanctions si Téhéran ne gèle pas ces activités nucléaires dont la communauté internationale ne craint qu’elles aient des objectifs militaires.
Selon des images satellitaires diffusées par l’Institut pour les sciences et la sécurité internationale (ISIS), l’Iran mène actuellement des travaux de construction de tunnels près du complexe d’enrichissement de Natanz (centre) probablement pour protéger ces installations contre des attaques militaires aériennes, selon cet Institut.
Les images, prises le 11 juin par Digital Globe et publiées sur le site internet de l’ISIS, montrent des travaux de construction routiers à moins de trois kilomètres de l’entrée sud du complexe stratégique de Natanz qui abrite des installations d’enrichissement de l’uranium.

