dimanche, décembre 4, 2022
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Alors que les manifestations se poursuivent, le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien appelle à la peine capitale

Alors que les manifestations se poursuivent, le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien appelle à la peine capitale

Le soulèvement national iranien va entrer dans quelques jours dans son troisième mois. Alors que le soulèvement embrase tout le pays, les responsables du régime appellent à davantage de violence contre les manifestants et les personnes arrêtées pendant les manifestations.

Le 7 novembre, Mohseni Ejei, le chef du pouvoir judiciaire du régime, a montré les dents, menaçant les manifestants de la peine capitale.

« Ceux qui ont commis des crimes lors des récentes émeutes doivent être rapidement identifiés et arrêtés. Les responsables judiciaires doivent agir rapidement pour condamner et punir les émeutiers », a-t-il déclaré, selon le quotidien officiel Keyhan, connu pour être le porte-parole de Khamenei.

Malgré la forte répression du régime, les Iraniens tiennent bon et se heurtent aux forces de sécurité. « Lors des récents incidents, [les manifestants] ont manqué de respect aux forces de sécurité, au Basij et à la police. Ils devraient subir les conséquences de leurs actions. Ils devraient être punis », a déclaré Ali Rezai, représentant du Guide Suprême des mollahs dans l’aérospatiale des pasdaran, le 8 novembre, selon l’agence de presse officielle Mehr.

Selon l’opposition iranienne, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), plus de 500 manifestants ont été tués par les forces de sécurité du régime. Alors que des images en provenance d’Iran montrent les forces de sécurité ouvrant le feu sur des civils non armés, les autorités nient avec véhémence avoir tué le moindre manifestant.

« Les ennemis ont mis en scène la mort d’un [manifestant] et créé la situation actuelle dans le pays. Ils avaient l’intention d’influencer les gens dans les rues en instiguant une guerre combinée et de forcer la population à la violence, a déclaré Massoud Setayeshi, porte-parole du pouvoir judiciaire, lors d’une conférence de presse le 8 novembre, selon le quotidien officiel Arman-e Meli.

Setayeshi a également annoncé que le pouvoir judiciaire du régime avait prononcé la mise en accusation de 1024 manifestants arrêtés.

Ces derniers jours, le régime théocratique a organisé plusieurs parodies de procès des personnes arrêtées lors du soulèvement. Les victimes sont privées du libre accès à un avocat et ne peuvent pas contacter les membres de leur famille. La semaine dernière, le pouvoir judiciaire du régime a condamné à l’exécution plusieurs manifestants détenus.

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