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Iran – 55e jour du soulèvement : des manifestations en soutien à Zahedan

55e jour du soulèvement : des manifestations en soutien à Zahedan

Soulèvement en Iran – N°121

55e jour du soulèvement : des manifestations en soutien à Zahedan

Pour le 40e jour de deuil de ses martyrs

Dans la nuit du mercredi 9 novembre, 55e nuit du soulèvement, les habitants de différents quartiers de Téhéran et d’autres villes ont honoré le 40e jour de deuil des victimes du massacre de Zahedan. Des manifestations ont enfiévré la nuit au rythme de « à bas Khamenei », des feux ont bloqué les rues et des affrontements ont éclaté avec les forces répressives. De nombreux quartiers de Téhéran, comme Sadeghieh, Sattar Khan, la station de métro Théâtre de la ville, Qolhak, Sohrevardi, Bagh Feiz, Enghelab, Saadat Abad, Haft Hoz de Narmak, Zibashahr, le quartier arménien, Payambar-centre, Vali-e Asr et Ariashahr ont manifesté. Les usagers des métros Sadeghieh et Théâtre de la ville ont affronté les agents qui ont tiré des gaz lacrymogènes et ouvert le feu sur eux. À Haft-Hoz de Narmak, des jeunes ont mis le feu à plusieurs locaux officiels.

Simultanément, à Zahedan, Machad, Ispahan, Chiraz, Qahderidjan, Mahabad, Saqqez, Arak, Racht, Sanandaj, Bandar-Abbas, Boukan, Kermanchah, Shahrekord, Karadj, Jam (province de Boushehr) etc., des manifestations nocturnes ont eu lieu et des feux ont bloqué des voies d’accès. Des accrochages se sont produits dans de nombreuses villes. Les manifestants scandaient : « Zahedan, Zahedan, l’amour de l’Iran », « à bas le dictateur », « à bas Khamenei, maudit soit Khomeiny », « c’est le 40e jour de Chahbahar, nos compatriotes sont en alerte », « de Zahedan à Téhéran, je donne ma vie pour l’Iran », « pauvreté, corruption, prix élevés, nous irons jusqu’au renversement », « c’est l’année du sacrifice, on va renverser Seyed Ali [Khamenei] », « à bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah », « ils font de fausses promesses, répondons par une révolution », « notre argent est au Liban, nos jeunes sont en prison », « liberté, liberté, liberté », « toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse », « milicien bouffeur de rations, mâche bien, c’est la dernière», « canon, char, mitrailleuse, sous la soutane du guide suprême » et bien d’autres.

Dans le quartier Shirabad de Zahedan, des jeunes ont bloqué la route en allumant des feux. Sanandaj a connu des affrontements avec les forces de répression qui ont ouvert le feu sur la population. Les jeunes de Boukan ont pris le contrôle de rues et ceux de Mahabad de plusieurs quartiers. À Machad, les manifestants ont brandi les photos des martyrs de Zahedan, et les femmes ont organisé des manifestations nocturnes en scandant « à bas le dictateur » et « à bas Khamenei ». Les jeunes ont mis le feu à une base de la milice du Bassidj et à une grande bannière du régime. À Bouchehr, les jeunes ont lancé des cocktails Molotov sur une base de la milice du Bassidj, et à Jam dans la province de Bouchehr, ils ont mis le feu au bureau de l’imam du vendredi, qui représente Khamenei.
Qahdarijan, dans la province d’Ispahan, a été le théâtre de violents affrontements entre les jeunes et les forces de sécurité ; les rues étaient envahies de feux et de fumée. Les agents ont tiré sur la population avec des fusils à plomb faisant des blessés. Les manifestants ont répliqué à coups de cocktails Molotov.

À Bandar-Abbas, les manifestants ont scandé « venez vous battre et nous vous combattrons ! Qu’attendez-vous ? » et ont affronté les agents devant l’hôpital pédiatrique. Des jeunes ont incendié trois motos des forces de répression. A Chiraz, les gens ont affronté les agents du régime en leur criant dessus « ordures, ordures ». À Arak, des jeunes ont affronté les agents dans la rue Malek, qui leur ont tiré des gaz lacrymogènes.

Mercredi soir, le corps de Faeq Mam Qaderi, décédé à l’hôpital d’Oroumieh des suites de blessures par balles, est arrivé à Mahabad. Les habitants se sont rassemblés devant son domicile pour manifester en scandant : « le martyr est toujours vivant. »

Amir Kiomars Heydari, commandant des forces terrestres de l’armée du régime, a déclaré : « Si l’on ne sévit par contre ces mouches (terme péjoratif pour les manifestants) c’est parce que c’est la volonté du guide de la révolution, mais le jour où il donnera l’ordre de sévir, elles n’auront absolument plus leur place dans le pays. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 novembre 2022

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