vendredi, décembre 9, 2022
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Dissidents iraniens: Détournez la loi ; trahissez la nation!

Huffington post – 10.05.2012 – Les Moudjahidines du peuple  (l’OMPI) a été mis sur une liste noire par l’administration de Clinton pour apaiser les mollahs iraniens en 1997. En 2012, l’erreur de cette approche saute aux yeux. Bien qu’il puisse être difficile de comprendre la décision du gouvernement des États-Unis d’étiqueter comme terroristes un groupe de dissidents iraniens exilés en Irak, sa récente perversion de la vérité est des plus alarmantes.

Cette semaine, lors d’une audition de la cour fédérale au sujet des Moudjahidines du peuple, nous avons été témoins d’un virage du département d’Etat à la justice. Malgré les témoignages publics de leurs propres commandants militaires, il était prévu d’utiliser un éhonté et flagrant mensonge afin de maintenir l’OMPI sur la liste des groupes terroristes étrangers (FTO).

Tout au long de l’audience de la Cour d’appel américaine du District de Colombia, Robert Loeb, l’avocat qui représentait la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton, se refera au lieu de résidence des dissidents du camp d’Achraf comme une « base paramilitaire ». Il est allé plus loin en disant que le gouvernement américain n’a aucun moyen de savoir si l’OMPI n’est pas un groupe terroriste, puisque ses membres n’ont jamais permis une minutieuse  inspection des 15 miles carrés du camp d’Achraf. « Ils disent qu’ils ont transmis un nouveau feuillet, mais qui n’a jamais été vérifié par l’armée américaine, » a dit M. Loeb.

Cette affirmation est si loin de la vérité qu’elle porte atteinte à la notion même de la justice. C’est parce que, assis dans la parfaite salle d’audience se trouvaient au moins deux chefs militaires des Etats Unis qui avaient fait exactement cela – inspecté le camp d’Achraf, recherché avec un peigne fin et conclu que ses habitants n’étaient pas des terroristes.

Le général de brigade David Phillips et le colonel Martin Wesley, qui avaient pris en charge Achraf après l’invasion américaine en Iraq en 2003, ne pouvaient que regarder les uns et les autres avec incrédulité. Depuis des années, ils ont témoigné de l’authentique vérité de l’OMPI.

Le Général de brigade Phillips a personnellement supervisé le désarmement volontaire des dissidents en 2003, accepté par l’OMPI en échange d’une garantie solennelle de la protection américaine. Il était en charge de l’identification approfondie et de l’enquête de chaque homme et femme à Achraf. Chaque personne fut interrogée par un groupe de travail commun, et un panel d’officiers jugeant chaque cas. Pas la moindre preuve a été rapportée que l’un d’eux ait été lié au terrorisme ou encore à toute forme de criminalité.

En conséquence, il incomba au Général de brigade Phillips d’informer la direction de l’OMPI qu’ils ont été classifiées comme des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève et que son unité est chargée de leur sécurité et de leur sûreté. Il n’est pas non plus la seule autorité en la matière.

En Juin 2003, l’alors Général Major Ray Odierno a annoncé que l’OMPI « avait été complètement désarmé. Nous avons pris toutes les armes de petit calibre et tout l’équipement lourd ».

Et en Juillet 2006, le Général Major William B. Caldwell IV décrivit le Camp Ashraf comme un «établissement militaire sécurisé que les forces de la coalition gardent 24H/24, 7jours/7. [Les résidents sont] sous surveillance continue et sous contrôle ».

Au total, 21 personnes – incluant les commandants d’Achraf comme le colonel Martin et le lieutenant-colonel Leo Mc Closkey – ont signé un mémoire d’amicus curiae attestant le fait que les forces américaines avaient un accès complet à tous les bâtiments et au personnel du camp et avaient à plusieurs reprises effectué des inspections inopinées.

Qui plus est, le gouvernement américain sait aussi qu’en avril 2009, dans le cadre de la passation de contrôle du camp aux forces irakiennes, les nouveaux gardiens ont  minutieusement fouillés Ashraf, à l’aide des chiens renifleurs, et ont fourni une attestation écrite selon laquelle ils n’avaient trouvé ni armes ni munitions.

Alors comment M. Loeb pourrait-il avoir l’effronterie éhontée de se tenir devant la cour et faire une telle déclaration manifestement fausse? Aucune revendication n’a jamais fait partie de la position déclarée du gouvernement concernant Achraf, ni aucune allégation n’a été faite même dans la décision discréditée de 2009 niant une pétition de radiation.

Ce qui est clair ici, c’est que le Département d’Etat, dans une année électorale, continuent à tergiverser – et à adopter n’importe quelle excuse possible pour défendre leur manque d’action. Mais une telle indifférence envers un groupe de dissidents a de très graves conséquences.

Il ya un an, les forces irakiennes, agissant sur la demande du régime iranien, sont entrées dans le camp d’Achraf et ont massacré 36 innocents, des résidents sans défense. À ce jour, comme les dissidents déménagent vers une autre base, ironiquement appelé « Liberty Camp », ils sont soumis à une humiliation rituelle et à l’intimidation des forces irakiennes.

A la cour fédérale, le juge Stephen Williams a accepté que le gouvernement irakien justifie ses actions contre l’OMPI partiellement en raison du fait que les États-Unis continuent à les désigner comme une organisation terroriste étrangère.

Viet Dinh, qui a représenté l’OMPI lors de l’audience, accusa Mme Clinton d’ «indifférence et de lassitude» envers le groupe et a dit que chaque jour où les dissidents restent sur la liste de la FTO est une violation de leurs droits.

Il ne peut pas en être autrement et la vie de milliers de personnes innocentes, à qui l’Amérique avait donné sa garantie de protection, en dépend. Année d’élection ou non, la procrastination et cette indifférence égoïste doit se terminer et l’OMPI devrait être radié de la liste. Les Etats-Unis se rabaissent eux-mêmes par leur manipulation juridique des faits connus et par leur mépris total pour les autres – en l’occurrence l’OMPI.

Lord Maginnis, membre du Comité parlementaire britannique pour un Iran Libre.

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