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L’injustice à Washington est une menace à la justice partout

Par la Baronne Muriel Turner
Lundi 14 mai 2012 – UPI – Bizarre est probablement la manière polie de décrire une affirmation faite par le Département d’État américain lors d’une récente audience de justice concernant les Moudjahidine du Peuple d’Iran.

L’avocat du Département d’État a dit à la cour d’appel américaine du District de Columbia Circuit que le gouvernement américain n’avait jamais eu accès au camp d’Achraf, la cité au nord de Bagdad où de nombreux militants de l’OMPI ont vécu pendant des décennies.
Les États-Unis n’ont aucun moyen de savoir si l’OMPI soutient toujours le terrorisme, a prétendu l’avocat, parce que ses membres n’ont jamais autorisé une inspection approfondie du camp d’environ 40 km².

« Ils disent qu’ils ont tourné une nouvelle page mais cela n’a jamais été vérifié par l’armée américaine. », a dit l’avocat.
Ce mensonge éhonté était d’autant plus surprenant, étant donné que les personnes les plus qualifiées sur ce même sujet étaient assises dans la salle du tribunal.

Le Général Brigadier de l’armée américaine David Phillips et le Colonel Wesley Martin, tous deux désormais à la retraite, étaient parmi les officiers supérieurs de l’armée américaine chargés de la protection d’Achraf de 2003 à 2009. Ils ont témoigné que l’armée américaine avait un accès total à tous les coins et recoins du camp d’Achraf. Après avoir conduit de nombreuses recherches, ils ont rapporté à leurs supérieurs qu’ils étaient totalement sûrs qu’il n’y avait pas d’armes ni de munitions dans le camp.

Le fait que les résidents d’Achraf ont totalement coopéré avec les fouilles se trouve également dans le dossier.

Lorsque l’avocat du Département d’État a attesté qu’Achraf n’avait pas été fouillé pour les armes, Phillips et Martin se sont immédiatement regardés fixement comme pour dire « Que pense-t-il que toi et moi faisions à Achraf ? »

en tant que Commandant de la 89ème Brigade de police militaire de 2004 à 2005, Phillips a mené de nombreuses inspections et missions de fouilles. Il n’y a pas un bâtiment dans lequel il ne soit pas allé. Il était en charge du regroupement et de la collecte des armes lorsque l’armée américaine a d’abord pris en charge le camp après avoir libéré l’Irak de Saddam Hussein.

Sous sa surveillance, chaque résident a été interrogé et a fait l’objet d’une enquête par le FBI et plusieurs autres organismes américains. Cela s’est terminé par le fait qu’aucun des résidents n’avait un quelconque lien terroriste.

Martin est arrivé exactement à la même conclusion lorsqu’il a servi en tant qu’officier supérieur du contre-terrorisme pour toutes les forces de la coalition en Irak de 2003 à 2004.

plus tard, en 2006, en tant que Commandant de la Base à Achraf, Martin a également mené de nombreuses inspections. Beaucoup d’entre elles étaient en réaction à des rumeurs suscitées par des employés du Département d’État à Bagdad, qui à leur tour provenaient du régime iranien et de ses agents en Irak.

L’OMPI constitue après tout la principale opposition aux mollahs, qui n’arrêteront pour rien au monde leurs tentatives de calomnier le mouvement. Mais à l’instar de Phillips avant lui, les inspections de Martin n’ont découvert aucun signe d’aucune arme prétendue.
Prétendre, par conséquent, que le camp d’Achraf n’a jamais été fouillé est une pure absurdité. Le Département d’État dit même désormais qu’une inspection doit être conduite après que les résidents d’Achraf aient complètement abandonné le camp afin de déterminer ce qui est laissé à l’intérieur.

Seul le gouvernement irakien pourrait entreprendre une telle fouille, le même gouvernement qui supervise le transfert des résidents d’Achraf vers une nouvelle localisation semblable à une prison à Bagdad, une ancienne base militaire américaine ironiquement appelée camp Liberty.

Les troupes irakiennes ont attaqué Achraf à deux reprises, tuant des dizaines de résidents, ne l’oublions pas.
L’empressement du Département d’État de croire la parole du gouvernement irakien sur celle de l’armée américaine est ignoble, particulièrement lorsque l’on prend en considération la réputation de corrompue bien méritée de l’armée irakienne.

La vérité est que le Département d’État se trouve dans le besoin d’un mensonge pour dissimuler qu’il bafoue la loi. Les États-Unis ont échoué à exécuter la décision de juillet 2010 de la cour d’appel de DC, qui ordonnait au Département d’État de revoir sa désignation datant de 1997 de l’OMPI comme organisation terroriste.

L’OMPI est par conséquent allé en cour devant la cour d’appel américaine du District de Columbia Circuit pour forcer le Département d’État à la retirer de la liste terroriste.

L’avocat de l’OMPI Viet Dinh a demandé au panel de trois juges de la cour d’appel de forcer la main de l’administration Obama. La désignation de terrorisme a eu « de graves implications sur les libertés constitutionnelles » du groupe, a-t-il dit. L’OMPI, a-t-il souligné, a renoncé à la violence il y a plus d’une décennie.

La liste terroriste, pendant ce temps, est simplement une excuse dont Téhéran a besoin pour continuer de tuer les militants de l’OMPI en Iran. Le gouvernement irakien, qui est de plus en plus dépendant du soutien iranien, emploie la même excuse pour réprimer les résidents d’Achraf et de Liberty.

Des 3400 résidents d’Achraf, près de 2000 ont été transférés au camp Liberty en vertu d’un accord négocié par les Nations Unies de toute bonne foi. Mais les États-Unis répondent-ils à cette bonne foi par un tel mensonge éhonté ? Martin Luther King a dit une fois : « L’injustice quelque part est une menace pour la justice partout. » Le temps est venu pour la justice pour les opposants iraniens.

La Baronne Muriel Turner of Camden était vice-présidente de la Chambre des Lords britannique jusqu’en 2008. Elle est un membre de haut rang du Comité Parlementaire Britannique pour un Iran Libre.

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