jeudi, décembre 1, 2022
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Des législateurs allemands, des défenseurs des droits de l’homme pour une nouvelle politique envers l’Iran

Des législateurs et défenseurs des droits de l’homme allemands ont condamné cette semaine la rapide détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran sous Hassan Rohani, et ont appelé les pays européens à demander que la fin des exécutions soit une condition à la poursuite des relations diplomatiques.

Mardi 4 août une conférence en ligne, intitulée « Accord nucléaire avec l’Iran : Conséquences sur les droits de l’homme en Iran et pour les dissidents iraniens au Camp Liberty » a eu lieu au Bureau du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) à Berlin.

Martin Patzelt, membre du Parti Chrétien Démocrate (CDU) et du Comité des Droits de l’Homme au Bundestag ; Otto Bernhard, Président du Comité Allemand de Solidarité avec un Iran Libre et membre de la Fondation Konrad-Adenauer ; Wolfgang Holzapfel, Président de l’association humanitaire du « soulèvement du 17 juin 1953 contre le Mur de Berlin » ; Christian Zimmermann, Président du Bureau des Droits de l’Homme à Berlin, ont tous participé à la conférence, diffusée en streaming sur ncr-iran.org en allemand et en anglais.

M. Christian Zimmermann a affirmé : tandis que le processus pour ratifier l’accord nucléaire entre les pays du P5+1 et l’Iran n’est pas terminé et qu’aucun accord n’est signé, la question reste de savoir si un tel accord conduirait ou non à un régime plus progressiste. Je pense que la réponse est non. Pendant le mandat de Rohani, qui se qualifie démagogiquement de modéré, le nombre d’exécutions est bien plus élevé que sous son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad. L’accord nucléaire n’a généré aucun changement dans la nature de son régime. La preuve, c’est que des milliers de gens sont exécutés dans la région et les pays voisins à cause de la politique de l’Iran. Croire que l’Iran est modéré est une fausse supposition. Il n’y a eu aucun changement en Iran ni dans ses pratiques, et l’accord nucléaire n’a engendré aucun changement dans sa politique étrangère. Les milices affiliées avec l’Iran sont restées aussi subversives que toujours. Le régime iranien continue sa marche expansionniste. Dans ses principes, le régime iranien a beaucoup de points communs avec le groupe EI, et l’accord de Vienne n’annonce aucun changement.

M. Zimmermann a ajouté : Tout changement fondamental en Iran requiert un changement de régime. Il n’y a pas d’État de droit en Iran. Nous sommes face au règne d’un régime totalitaire et les aspirations du peuple ne seront pas satisfaites. La majorité du peuple iranien désire le changement et ce changement est à portée de main. Dans ce but, il s’agit d’entamer le dialogue avec la Résistance Iranienne, puisque ses membres ont une vision claire de la possibilité de ce changement. Nous devons entamer le dialogue avec eux en Europe, aux États-Unis et aux Nations Unies. Nous avons besoin de cette Résistance qui connaît le régime de l’intérieur. Ce régime a violé les droits de l’homme pendant des décennies, mais les droits de l’homme sont un principe fondamental qui doit être à la base de toute relation politique ou commerciale avec le régime iranien. Si le régime iranien refuse d’accepter ce principe fondamental, nous ne devrions absolument pas avoir affaire avec lui.

M. Otto Bernhard, également ancien membre du Bundestag, a affirmé : la question essentielle c’est de savoir si le monde est vraiment plus en sécurité avec l’accord nucléaire en passe d’être signé ? Il semble apparemment que le régime iranien a été bridé dans sa tentative d’obtenir la bombe nucléaire, mais un examen plus approfondi révèle que cet accord n’a pas du tout rendu le monde plus sûr. Le régime totalitaire des mollahs est une force qui fait croître le fondamentalisme mondialement. En vérité, nous ne pouvons pas conclure d’accord avec les mollahs et nous devons garder nos distances. Le régime iranien pourra poursuivre son projet nucléaire à une période ultérieure. Nous devons continuer notre combat et atteindre notre but, celui d’un Iran libre. Nous devons lutter pour les droits de l’homme en Iran. Nous devons soutenir l’opposition iranienne légitime.

M. Martin Patzelt, membre du Bundestag, a pointé : Je pose moi aussi cette question : peut-on vraiment se congratuler et affirmer que cet accord est une grande réalisation, que nous avons sauvé la paix mondiale ? Ayant vécu en Allemagne de l’Est, j’ai assez d’expérience personnelle pour reconnaître les formes et fonctionnements d’une dictature, bien que ses dimensions aient été sensiblement différentes de ce qui se passe en Iran. Mon expérience me conseille d’agir avec vigilance dans le cas d’une dictature. Nous ne pouvons fermer les yeux sur sa nature. Les droits de l’homme sont partie intégrante du développement d’une société. Nous serions naïfs de ne rechercher que des profits économiques.

M. Patzelt a ajouté : Il est bien naturel de craindre qu’un tel régime puisse obtenir la bombe nucléaire, et cette crainte a été l’élément moteur derrière l’imposition de sanctions économiques contre le régime iranien, dans notre tentative de le maîtriser. Quoi qu’il en soit, cet accord n’a pas fait en sorte de garantir la paix dans cette région du monde. Nous portons la responsabilité de ce qui se passe en Iran. Un régime qui commet de sévères violations des droits de l’homme et qui est incapable d’en garantir un minimum pour son peuple ne peut être notre allié naturel. Nous recherchons des alliés ; nous cherchons à empêcher des catastrophes. Notre politique actuelle l’impose. Nous devons être virulents dans nos protestations et nos avertissements. Nous devons utiliser les outils de notre économie pour dire à l’autre camp, « nous ne pouvons tolérer ce que vous faites ». Je ne veux pas vivre en Allemagne avec l’argent et le commerce obtenus aux dépens du sang d’êtres humains.

M. Wolfgang Halzpfel, Président de l’association humanitaire du « soulèvement du 17 juin 1953 contre le Mur de Berlin », a affirmé que nous avons la responsabilité de soutenir ceux qui organisent courageusement une résistance dans leur pays et travaillent pour les droits humains et s’opposent à la tyrannie. Nous ne pouvons les décourager en les abandonnant.

M. Dabiran a pointé : Dans ses replis consécutifs lors des négociations nucléaires, le régime iranien a effectivement renoncé et capitulé. Ces retraites ont intensifié les conflits internes au sein du pouvoir et ont ainsi affaibli le régime dans sa totalité. À présent, un régime affaibli affronte une opposition intérieure croissante en mettant en scène une vague d’exécutions. Une personne est exécutée toutes les six heures en Iran. Nous demandons urgemment à ce que toutes les exécutions cessent, et nous demandons au gouvernement allemand et à l’Union Européenne de briser le silence et de condamner les exécutions en Iran.

Dans sa réponse à l’un des journalistes, M. Dabiran a affirmé : Ce qui a réellement amené le régime iranien à la table des négociations, en dehors des effets des sanctions économiques, c’est sa crainte d’un soulèvement populaire. Un soulèvement populaire est la principale ligne rouge du régime des mollahs. Les membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) ont le potentiel d’influencer fortement la société iranienne à se soulever contre le régime des mollahs, parce qu’ils font de grands sacrifices et travaillent de toutes leurs forces pour promouvoir le changement de régime en Iran. L’hostilité vengeresse des mollahs envers les membres de l’OMPI a pour but précis de se battre contre l’appel au changement.

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