jeudi, janvier 26, 2023
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Des lauréats du prix Nobel exigent des comptes au sujet du massacre des prisons en 1988 en Iran

Des lauréats du prix Nobel exigent des comptes au sujet du massacre des prisons en 1988 en Iran

Un groupe de lauréats du prix Nobel ont exprimé leur préoccupation concernant les violations des droits de l’Homme en Iran. 21 lauréats du prix Nobel américains, canadiens, allemands et norvégiens ont écrit une lettre au secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, pour lui demander « d’user de son influence, à travers le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, pour contrôler de près la situation des droits de l’Homme en Iran, informer le monde des violations qui ont lieu dans ce pays et de les condamner fermement […] ».

Ils demandent « un arrêt immédiat des arrestations, de la torture et des exécutions arbitraires. Les responsables de telles exécutions doivent être poursuivis devant une juridiction internationale. »

Pejman Amiri, un dissident et freelance iranien, a écrit dans « NewsBlaze », le 22 juillet 2017, à ce sujet :

Les 21 lauréats du prix Nobel ont salué le dernier rapport du Secrétaire général des Nations-Unis concernant les droits de l’Homme en Iran, dans lequel il mentionne le massacre de plus de 30 000 innocents en 1988 en Iran, des militants épris de liberté. Le Dr Richard J. Roberts, un lauréat américain du prix Nobel en médecine qui a mené l’initiative, estime que le massacre de 1988 est actuellement un défi majeur interne pour le régime théocratique en Iran.

Pour éclairer leurs motivations derrière cette initiative humanitaire concernant un pays qui a le nombre le plus élevé d’exécutions par tête d’habitant au monde : « En plus de nos obligations scientifiques pour faire avancer la science et améliorer la vie des hommes, nous considérons également la défense des droits de l’Homme dans le monde comme notre devoir. Nous pensons que les deux tâches de la science et des droits de l’Homme sont de faire avancer les choses et créer un monde meilleur. La négligence concernant les droits fondamentaux au 21e siècle est inacceptable. »

Les exécutions se poursuivent depuis la mascarade d’élection présidentielle en Iran où le président Hassan Rohani est resté au pouvoir. Ces derniers mois, de nombreuses personnes ont été pendues en public. Les pendaisons sont maintenues bien que les lobbyistes du régime, notamment aux États-Unis, décrivent le gouvernement iranien et Hassan Rohani comme des modérés.

Durant les premières années de la révolution de 1979, Rohani avait demandé l’exécution publique des dissidents pendant la prière du vendredi. Son ministre de la justice est un membre de la « commission de la mort » qui a supervisé l’exécution de plus de 30 000 de prisonniers de conscience pendant le massacre de 1988.

Actuellement, les proches des victimes exécutées sont actifs sur les réseaux sociaux et demandent de traduire en justice ceux qui ont ordonné les exécutions.

La lettre des lauréats du prix Nobel au secrétaire général des Nations Unies a souligné également que « les responsables de tels crimes doivent être traduits en justice ». Cela donne une nouvelle dimension internationale à cette campagne et renforce la voix de ceux qui appellent à la justice.

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