samedi, décembre 10, 2022
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Des funérailles interdites pour un prisonnier politique iranien, selon son fils

CNN, 2 janvier – Les autorités iraniennes ont enterré la dépouille d’ Ali Saremi un prisonnier politique exécuté le 28 décembre, en l’absence de sa famille et de ses amis.  Son fils a dit qu’il avait été enterré durant le week-end au village Amir-Abad près de Boroujerd, à 400 km au sud-ouest de Téhéran.

« Les autorités n’ont jamais informé ma famille de l’exécution de mon père et maintenant le gouvernement nous interdit le moindre service funèbre », a dit son fils Akbar Saremi.

Ali Saremi a été pendu pour avoir «combattu contre le système sacré de République islamique d’Iran et mené de la propagande antagoniste », ont rapporté les médias officiels iraniens lors de son exécution mardi.

Les autorités iraniennes affirment que Saremi était un membre des Moudjahidine du peuple d’Iran, également connu sous le nom d’organisation des Moudjahidine-e Khalq, qui s’oppose au gouvernement iranien depuis des dizaines d’années.

Téhéran considère le groupe comme une organisation terroriste, à l’instar des États-Unis, mais pas de l’Union européenne.

Des  membres du groupe des Amis d’un Iran Libre [au parlement européen, NDLR] ont condamné l’exécution de Saremi, disant qu’il s’agit «un nouveau crime pour lequel les mollahs seront tenus de rendre compte quand la liberté sera enfin rétablie dans cette nation assiégée ».

Le groupe a également exigé que les dirigeants iraniens « soient jugés devant la Cour internationale de Justice pour crimes contre l’humanité ».

Ali Saremi avait été arrêté à cinq reprises après 1982. Sa dernière arrestation remonte à 2007 après avoir rendu visite à son fils au camp d’Achraf, une communauté de réfugiés en Irak, qui abrite quelque 3.500 membres en exil des Moudjahidine, a déclaré Akbar Saremi à CNN.

Saremi a été arrêté pour sa prétendue présence à des rassemblements antirévolutionnaires organisés par les Moudjahidine du peuple et pour avoir envoyé des informations au groupe, selon les médias officiels iraniens.

Akbar Saremi a nié ces allégations, affirmant que «le seul intérêt » de son père « dans les Moudjahidine du peuple et la Cité d’Achraf était de me rendre visite, et que c’est la dernière fois que j’ai vu mon père ».

« C’est un moment très difficile pour ma famille», affirme Akbar Saremi avant d’ajouter que d’autres membres de la famille sont pris pour cible aujourd’hui.

«Mon cousin est toujours en détention après avoir affiché un portrait de mon père à la porte de la maison familiale en signe de deuil», a déclaré Saremi.

D’autres parentes ont été arrêtées la semaine dernière, elles s’étaient rassemblées devant la prison où Ali Saremi a été pendu. Elles ont été libérées depuis.

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