jeudi, décembre 8, 2022
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Des arrangements entre l’AIEA et l’Iran qui suscitent de sérieuses critiques sur Parchine

Des arrangements entre l’AIEA et l’Iran qui suscite de sérieux critiques sur Parchin

Confier le poulailler au renard c’est exactement ce que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) semble avoir conclu à propos de l’inspection du site controversé de Parchin. Selon une entente secrète conclue avec l’agence onusienne chargée de ces opérations, l’Iran pourra mener lui-même des inspections sur un site où on l’accuse de fabriquer des armes nucléaires. Selon le document secret consulté par l’Associated Press, Téhéran pourra déployer ses propres inspecteurs sur le site nucléaire de Parchin, qui est au centre des allégations voulant que la République islamique ait des ambitions nucléaires militaires.

L’accord en question dévie de ce qui était prévu initialement en permettant à l’Iran d’envoyer ses propres inspecteurs et d’utiliser ses propres équipements pour trouver des preuves de ce qu’il a toujours nié, soit que la République islamique serait en voie de fabriquer des armes nucléaires.

Les interlocuteurs du régime iranien ne connaissent certainement pas ce proverbe persan selon lequel si l’on demande au renard qui nie son forfait dans le poulailler, de présenter son témoin, il vous dira j’ai pour témoin ma queue.

Les États-Unis et les cinq autres puissances n’ont pas participé aux négociations sur cet accord, mais ils l’ont approuvé dans son ensemble.

Le document consulté par l’Associated Press est un brouillon, mais il sera semblable à la version finale, a assuré une source bien au fait de la situation, qui a préféré garder l’anonymat.

La nouvelle a rapidement suscité la colère au Congrès des États-Unis, dont la majorité s’oppose depuis le début à l’accord nucléaire conclu en juin entre l’Iran et les grandes puissances occidentales.

«Les inspections internationales devraient être effectuées par des inspecteurs internationaux. Point à la ligne», a tranché Ed Royce, président du comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Le plus grand secret est maintenu autour de l’accord passé entre l’AIEA et l’Iran. Yukiya Amano, directeur général de l’AIEA, est resté silencieux sur la nature de certains accords parallèles lors des réunions avec les membres du Congrès, parce qu’il craignait que de telles révélations conduiraient à des représailles de la part du régime iranien, d’après le porte-parole de l’Organisation de l’Énergie Atomique d’Iran (OEAI).

M. Amano se trouvait à Washington récemment pour faire un bref compte-rendu aux membres du Congrès et quelques autres personnes de l’accord nucléaire récemment signé. Quoi qu’il en soit, il n’a pas parlé de la nature des accords parallèles avec Téhéran.

L’agence Fars contrôlé par le régime iranien rapporte les propos de Behrouz Kamalvandi porte-parole de l’OEAI qui évoque des menace à l’encontre des responsable de l’AIEA pour s’assurer qu’ils ne révèleraient pas des information spécifique sur la nature des inspections nucléaires à venir.

« Dans une lettre à Yukiya Amano, nous avons souligné que si les secrets de l’accord (feuille de route entre l’Iran et l’AIEA) étaient révélés, nous perdrions notre confiance dans l’Agence ; et en dépit des pressions du Congrès des États-Unis, il ne leur a donné aucune information », sont les propos de Kamalvandi lundi lors d’une réunion avec les législateurs du régime iranien. « S’il l’avait fait, il en aurait souffert personnellement », a ajouté Kamalvandi.

Les révélations de l’AP et les propos du porte parole de l’OEAI suscitent de sérieux inquiétude quant à la fiabilité des inspections prévues dans l’accord entre les puissance 5+1 et l’Iran.

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