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Berlingske Tidende : Encore une autre bataille pour la Résistance iranienne

Par Ole Damkjær

Berlingske Tidende – Danemark, 18 juin 2007 – la Résistance iranienne des Moudjahidin-e-Khalq (MEK ou OMPI) ne se bat pas juste contre régime de mollahs, mais aussi contre les pays de l’UE qui ne retirent pas son nom de la liste du terrorisme malgré une décision de la Cour européenne.

Il semble que ce soit l’approche de l’UE de vouloir maintenir l’OMPI dans la liste du terrorisme avec une démarche particulière et bizarre.

Les Moudjahidine du peuple connus aussi sous les divers noms de MEK, MKO et l’OMPI ont remporté un verdict de la Cour de justice européenne en décembre dernier qui annule la décision de l’UE les inscrivant dans la liste du terrorisme. Selon le jugement, l’UE a été incapable de présenter la moindre preuve comme quoi l’organisation qui se bat contre le régime des mollahs depuis des décennies a été impliquée dans des activités terroristes. La Cour a aussi jugé que l’UE devait payer pour les dommages infligés à l’OMPI  en les inscrivant dans la liste.

Bien que le jugement européen remonte à six mois, l’UE n’a pas supprimé les Moudjahidine du peuple de la liste du terrorisme. De nouveau, le mois dernier, l’OMPI a attaqué les gouvernements européens en justice. L’opposition au Parlement danois avec d’autres oppositions dans des pays européens, ont critiqué leur gouvernement pour ne pas avoir respecté l’arrêt de justice européen, et n’avoir pas présenté la moindre preuve sur la raison pour laquelle l’OMPI était dans la liste. Le ministre des Affaires étrangères Per Stig Muller a cédé à la commission des Affaires européennes du parlement et lui a envoyé une lettre top secrète spécifiant les raisons de l’inclusion de l’OMPI dans la liste du terrorisme.

Ce document que Berlingske a obtenu énumère cinq activités violentes entre 1980 et 2001;  l’OMPI a renoncé à la violence en 2001. Dans aucune de ces cinq opérations de l’organisation iranienne ne figure d’activités terroristes comme celles d’Al-Qaïda. La première raison pour laquelle l’UE a proposé d’inclure les Moudjahidine du peuple dans la liste dit que l’OMPI en 1980 a effectué des opérations transfrontalières depuis ses bases en Irak. Les autres raisons sont les suivantes :

En 1992,  l’OMPI a mené des opérations terroristes contre 13 ambassades  et établissements de l’Iran.
En 1993, juste avant l’élection présidentielle en Iran, l’organisation a revendiqué la responsabilité d’attaques contre des installations pétrolières iraniennes comme la plus grande raffinerie de l’Iran.
En 1999, l’OMPI a assassiné le commandant en second des forces armées de l’Iran.
En 2000 et 2001, l’OMPI a annoncé que ses membres avaient été impliqués dans des attaques contre des forces armées iraniennes, des bureaux de police et gouvernementaux près de la frontière Iran-Irak.

Il s’agit d’activités que l’UE a mis dans un document, qu’elle souligne et qualifie d’activités terroristes. Mais leurs raisons sont mises en doute non seulement par l’OMPI, mais de plus en plus par un grand nombre de parlementaires de l’UE. Ils disent que l’OMPI a seulement mené une résistance armée juste contre le régime brutal des mollahs. Le politicien conservateur Alejo Vidal Quadras, Vice-président du Parlement européen, considère le refus de l’UE d’accepter la décision de justice dans le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme, comme un embarras. Il dit que la protection légale est une de nos valeurs principales que nous soyons maintenant subversifs pour satisfaire un régime totalitaire religieux.

En plus des politiciens danois, d’autres politiciens européens critiquent aussi l’inclusion de l’OMPI dans la liste du terrorisme. Le gouvernement de Tony Blair qui a contribué à l’inclusion de l’OMPI dans la liste du terrorisme est maintenant sous la pression. La majorité de députés de la Chambre des Communes et 200 Pairs de la Chambre des Lords dénonce cette étiquette de terroriste. Ils sont menés par Lord Russell-Johnston qui occupait jusqu’à récemment la Présidence de l’UE et par Lord Slynn qui a lui-même été un juge de l’UE.

L’OMPI et ses avocats expérimentés ne sont pas satisfait des cinq incidents de 1980 à 2001 présentés comme une preuve par l’UE et en ont exigé d’autres de l’UE.

Comme preuve, les pays de l’UE ont envoyé à l’OMPI un document de 16 pages assemblées de divers sites Internet publics. On y trouve des liens datant d’il y a quelques années et des analyses d’organisations connues ou peu connues travaillant sur le terrorisme. Un jour l’UE a envoyé un article de Time magazine. C’est un article de 1997 qui remonte à cinq années avant que l’UE n’ait placé cette organisation dans la liste. Cet article ne porte pas sur le fait que l’OMPI serait une organisation terroriste. Il dit que l’OMPI mène une lutte armée contre le régime iranien, ce que l’OMPI accepte comme vrai jusqu’à 2001.

L’OMPI et ses avocats ont à nouveau essayé d’obtenir de l’UE la preuve des activités terroristes de l’organisation. L’UE leur a envoyés ce document d’une demie page non datée qui au mieux est une biographie de l’OMPI. Rien ne mentionne qui l’a produit ou l’a écrit mais il contient les mêmes points soulevé dans d’autres documents de l’UE. La nouvelle preuve décrit une opération récente que seul le régime iranien a avancée jusqu’ici : “En 2000, le régime iranien a neutralisé un complot de l’OMPI visant à assassiner l’ancien ministre des Affaires étrangères iranien, Ali Akbar Velayati”. Dans une lettre séparée, l’UE déclare qu’elle ne peut pas présenter davantage de preuve du terrorisme de l’OMPI parce que cela saperait la coopération internationale sur le terrorisme.

Dans cette copie non datée d’un document, l’UE déclare que l’OMPI n’a jamais pris part à des activités contre des intérêts occidentaux. C’est très intéressant puisque cela va à l’encontre des allégations américaines.

Les Etats-Unis ont inclus l’OMPI dans leur liste du terrorisme à la fin des années 1990, la disant responsable d’avoir tué six Américains dans les années 1970 pendant le règne du chah. Il est donc clair que les accusations des Etats-Unis sont aussi sans fondement. Le Professeur Raymond Tanter, expert en terrorisme international de l’université de Georgetown, avec quelques autres chercheurs a examiné l’assassinat des six Américains par l’OMPI. Raymond Tanter qui est le Président du Comité de Politique de l’Iran (IPC), une organisation indépendante composée d’anciens membres du Conseil de sécurité américain, a conclu que ce n’était pas l’OMPI, mais un petit groupe séparé d’elle qui avait commis ces assassinats. Le résultat de la recherche par ce professeur américain a été une des preuves qui a permis à l’OMPI de gagner le procès à la Cour de Justice européenne.

D’une part les Etats-Unis ont placé l’organisation dans la liste du terrorisme et d’autre part ils protègent les 3800 personnes résidant dans la Cité d’Achraf au nord de Bagdad qui ont été largement examinés sans que les Américains ne trouvent de preuve contre même l’un d’entre eux.

C’est le lieu (Achraf) où l’OMPI a annoncé sa neutralité en 2003 dans la guerre d’Irak et a remis ses armes aux Américains. Depuis lors, 3800 membres de l’OMPI résident à Achraf et en 2004 les autorités américains leur ont donné le statut de Personne Protégée en vertu de la Convention de Genève. Raymond Tanter et IPC disent que cela montre que l’OMPI ne constitue pas de menace pour les citoyens ou les intérêts américains.

L’OMPI a contribué à révéler des activités terroristes contre des forces de la Coalition. Cette question a été confirmée par Julie Norman, une officier américaine responsable d’Achraf en 2005 et 2006. Dans une lettre du 24 août 2006, elle a écrit : “L’OMPI nous avertissait toujours des menaces du régime iranien et a joué un rôle positif et actif pour révéler ces sortes de menaces. Leurs informations ont été d’une grande aide et dans quelques cas ont sauvé des vies de nos soldats”.

Tant les Etats-Unis que l’UE confirment qu’en 2002 l’OMPI a révélé le programme nucléaire secret de régime iranien. Maintenant la question est de savoir pourquoi les Etats-Unis et l’Union européenne insistent pour maintenir les Moudjahidine du peuple dans la liste ?

Selon l’OMPI, le programme nucléaire de l’Iran n’est pas le seul problème que les Etats-Unis et l’UE connaissent avec le régime iranien. L’OMPI accuse l’UE d’avoir cédé à la demande du régime iranien de la placer dans la liste du terrorisme en échange de la suite des négociations sur son programme nucléaire.

Le ministre des Affaires étrangères a rejeté cette accusation disant que lui et ses collègues n’avaient pas décidé sur cette question. Un certain nombre de personnes de la Clearing House prennent d’inclure des individus et des organisations dans la liste. Mais les gouvernements européens ont passé un sale quart d’heure pour ne pas avoir eu de doute et ne s’être pas montrés responsables sur cette question.

M. Alejo Vidal-Quadras, le conservateur espagnol qui est Vice-président du Parlement européen, croit que cette inscription n’a aucun rapport avec la lutte contre le terrorisme. “Le Conseil n’a aucune preuve et sa décision est basée sur des intérêts économiques et politiques”, a-t-il dit. Son collègue, Søren Søndergaard confirme cette affirmation et dit : cet acte défie la lutte contre le terrorisme et l’étiquette terroriste est utilisée comme un véhicule pour faire avancer une politique.

Mais les pays européens insistent sur leur décision. On s’attend à ce que les 27 ministres de l’UE dans leur examen semestriel de la liste du terrorisme, maintiennent cette organisation sur la liste.

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