mercredi, février 8, 2023
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Achraf dans le rapport sur les civils en Irak d’Amnesty International

 CNRI – Dans un rapport saisissant de 28 pages intitulé « Irak. Les civils sous le feu » publié ce mois-ci en anglais, Amnesty International se penche sur la situation dramatique des réfugiés en Irak. L’ONG indique notamment :

« Il y a environ 35.000 réfugiés en provenance d’autres pays enregistrés par le HCR en Irak. Les principaux groupes sont les Palestiniens ainsi que les ressortissants turcs et iraniens.

Les violations flagrantes des droits humains contre les Palestiniens, y compris les assassinats, depuis l’invasion menée par les Américains en 2003 ont conduit à une réduction du nombre de réfugiés palestiniens en Irak de 34.000 à 12.000. Les Palestiniens ont été menacés, enlevés, torturés et tués, principalement par des milices chiites. Ils ont été visés en raison de leur identité ethnique et parce qu’ils sont tenus pour avoir reçu un traitement préférentiel sous l’ancien gouvernement Baath en Irak.

Sur les milliers de Palestiniens qui ont cherché à fuir l’Irak, un grand nombre se sont vu refuser l’entrée dans les pays voisins et se sont retrouvés dans des camps de fortune près de la frontière où les conditions sont difficiles. Certains résidents de ces camps ont été réinstallés, mais le camp d’Al-Waleed, à la frontière irako-syrienne continue d’accueillir principalement des réfugiés palestiniens.

D’autres réfugiés vulnérables sont quelque 3400 membres ou sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), un groupe d’opposition iranien, qui vivent au Camp d’Achraf dans le gouvernorat de Diyala. Après des mois de tension croissante, les 28 et 29 juillet 2009 les forces de sécurité irakiennes ont envahi et pris le contrôle du camp, sous contrôle américain militaire jusqu’en juin 2009. Des images vidéo prises lors de l’entrée des forces de sécurité irakiennes dans le camp montraient des véhicules militaires avançant délibérément sur la foule de résidents protestataires. Elles ont utilisé des balles réelles, tuant apparemment au moins neuf réfugiés, et arrêté 36 autres détenus qu’elles ont ensuite torturés. Les 36 hommes ont été emmenés au poste de police d’Al-Khalis à Diyala, où ils ont mené une grève de la faim. Ils ont ensuite été transférés à Bagdad malgré plusieurs décisions de justice ordonnant leur libération. Ils ont été libérés et autorisés à retourner au Camp d’Achraf en octobre, après une campagne internationale pour leur libération. Toutefois, au début de 2010, les autorités auraient insisté pour que les habitants du camp se déplacent vers un autre emplacement dans le sud de l’Irak.