jeudi, décembre 1, 2022
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Accord nucléaire : Un plan de restriction économique pour maîtriser le régime iranien

Un article publié dans le Washington Post par Juan Zarate et Chip Poncy souligne l’importance pour les États-Unis de connaître les risques qui entourent l’accord nucléaire avec le régime iranien s’il est adopté, et avertit: « Ces risques ne devraient pas être acceptés comme un coût inévitable de l’accord. » 

Le risque majeur, c’est que le régime finisse par avoir accès à de plus grandes ressources financières – des milliards de dollars – qui, vraisemblablement, financeront les activités terroristes hors d’Iran. 

Une autre menace est celle du risque de prolifération, dont il est peu probable qu’il diminue étant donné que l’accord « autorise une infrastructure et une recherche nucléaires ». Ce dont on peut être sûr, c’est que la menace de prolifération augmentera étant données les relations de l’Iran avec la Syrie et la Corée du Nord. 

L’article souligne également qu’il est improbable que le régime, avec son contrôle économique nouvellement retrouvé, améliore la situation des droits de l’homme et qu’il « réprimera » plutôt « brutalement l’opposition interne ». 

Les auteurs de l’article ont insinué que les États-Unis devaient lutter contre les « activités scélérates » de l’Iran grâce à leur « pouvoir financier ». Ils ont affirmé qu’une campagne de restriction économique focalisée sur l’implication terroriste et nucléaire du régime devrait être mise en œuvre. 

La campagne de restriction économique devrait « resserrer l’application du contrôle des exportations, ainsi que les interdictions et restrictions financières » et devrait cibler les avoirs de tous ceux qui sont impliqués dans les violations extrêmes des droits de l’homme. 

L’article du Washington Post s’interroge sur la possibilité d’une telle mesure, et déclare qu’elle « devrait être possible » pour la simple raison qu’elle préserverait un « élément essentiel de l’ascendant des États-Unis sur l’Iran ». Si les diplomates prétendent que cette stratégie affaiblirait l’accord, les États-Unis perdront clairement leur opportunité de se servir de leur pouvoir économique pour contrer les activités scélérates du régime. 

« Nous ne devons pas attendre de découvrir – ni d’avoir à gérer les risques venus d’Iran qui pèsent déjà sur nous. » Il est clair que les États-Unis et l’Occident doivent garder les yeux ouverts sur les risques inévitables qu’il y a à faire affaire avec un régime économiquement débridé. 

Juan Zarate était le tout premier Secrétaire adjoint chargé des questions de financement du terrorisme et de criminalité financière du Département du Trésor, assistant adjoint du Président George W. Bush et conseiller adjoint en sécurité nationale dans la lutte contre le terrorisme. Chip Poncy a été directeur des politiques stratégiques du Bureau de la lutte anti-terrorisme et du renseignement financier pour les gouvernements Bush et Obama, et a dirigé la délégation américaine du Groupe d’action financière (2010-2013).

 

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