lundi, novembre 28, 2022
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IRAN : Les proches des 30 000 membres de l’OMPI massacrés interdits de commémoration

IRAN : Les proches des 30 000 membres de l’OMPI massacrés interdits de commémoration

CNRI- Le régime fondamentaliste iranien a empêché aux familles de prisonniers politiques exécutés de commémorer la mort de leurs proches le jour du 27eme anniversaire de leur massacre. Quelque 30 000 prisonniers politiques, principalement affiliés au principal groupe d’opposition démocratique l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), ont été exécutés pendant l’été 1988.

Vendredi (28 août), les proches des 30 000 martyrs ainsi que des iraniens ordinaires ont tenté de se réunir au cimetière Kharavan près de Téhéran pour rendre hommage à leurs êtres chers disparus. 

Quoi qu’il en soit, les forces répressives du régime ont barré l’entrée à ceux qui avaient l’intention de se réunir. 

Août marque le 27ème anniversaire du brutal massacre dans une prison iranienne. Pendant l’été 1988, un mois après que Ruhollah Khomeini ait été obligé d’accepter un cessez-le-feu dans sa guerre qui durait depuis huit ans avec l’Irak, les dirigeants fondamentalistes du régime des mollahs ont ordonné l’exécution de masse de tous les prisonniers politiques affiliés au principal groupe d’opposition l’OMPI.

Ce brutal massacre de prisonniers, que certains avocats internationaux des droits de l’homme ont qualifié de plus grand crime contre l’humanité resté impuni depuis la Seconde Guerre Mondiale, a vu disparaître quelque 30 000 prisonniers sans défense.

Alors que la guerre Iran-Irak touchait à sa fin, Khomeiny sentant la défaite imminente a décidé de se venger sur les prisonniers politiques. Il a publié une fatwa (un décret religieux) commandant le massacre de tous ceux qui ne s’étaient pas repentis et n’avaient pas l’intention de collaborer entièrement avec le régime. 

Khomeiny a décrété : « Quiconque à tout moment persiste à appartenir aux Monafeqin (« Hypocrites », l’OMPI) doit être exécuté. Annihilez immédiatement les ennemis de l’islam. » Il a ajouté : « Ceux qui sont en prison à travers le pays et restent inébranlables dans leur soutien pour l’OMPI déclarent la guerre à Dieu et sont condamnés à l’exécution. Il est naïf d’avoir pitié de ceux qui déclarent la guerre à Dieu. » 

Le régime iranien n’a jamais reconnu ces exécutions, ni fourni aucune information sur le nombre de prisonniers tués. Jeunes filles, vieux parents, étudiants, travailleurs, et beaucoup de ceux qui étaient arrivés au terme de leur peine avant 1988 ont fait partie de ces prisonniers disparus en l’espace de quelques mois. Leurs corps ont été jetés dans des fosses communes, notamment au cimetière de Kharavan près de Téhéran. 

Khomeiny avait mis en place une « commission d’amnistie » pour les prisonniers. C’était en réalité une « commission de mort » composée de trois individus : un représentant du Ministre du renseignement, un juge religieux et un procureur. La plupart des procès n’ont duré que quelques minutes et ressemblaient davantage à un interrogatoire. Les questions étaient centrées sur les liens que maintenaient les prisonniers avec l’OMPI, dont les partisans représentaient plus de 90% de la population carcérale.

Si les prisonniers de montraient pas leur intention de collaborer entièrement avec le régime contre l’OMPI, cela était interprété comme une marque de sympathie envers l’organisation et la sentence était l’exécution immédiate. La tâche de la commission de la mort était de déterminer si le prisonnier était un Ennemi de Dieu ou non. Dans le cas des prisonniers Moudjahidine, la constatation était souvent faite après une seule question sur leur affiliation à un parti. Ceux qui disaient « Moudjahidine » plutôt que d’employer le terme péjoratif « Monafeqin » (signifiant hypocrites) étaient envoyés à la potence. 

Aujourd’hui, aucun des auteurs du massacre de prisonniers politiques en 1988 en Iran, ni aucun des hauts responsables du régime dont le Guide Suprême Ali Khamenei n’ont encore été traduits en justice.

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