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Les divisions au sein du pouvoir et les troubles socio-économiques annoncent des crises Inextricables croissante dans l’Iran post-Khamenei

Les divisions au sein du pouvoir et les troubles socio-économiques annoncent des crises Inextricables croissante dans l'Iran post-Khamenei
Des responsables iraniens, dont le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, participent à un rassemblement commémoratif organisé par l’État le 11 février 2026.

L’establishment politique iranien est confronté à des crises institutionnelles sans précédent depuis la transition du pouvoir à Mojtaba Khamenei. Au lieu de présenter un front uni durant cette période de transition politique délicate, les principaux organes de l’État – notamment l’Assemblée des experts, le Parlement et le Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) – affichent des désaccords politiques manifestes. Cette rupture du consensus au sein de l’élite au pouvoir complique la capacité du gouvernement à gérer le mécontentement persistant de la population.

Un signe évident de ces tensions est apparu au sein de l’Assemblée des experts. Le 27 juin 2026, près des trois quarts de ses représentants (63 sur 84) ont outrepassé les protocoles habituels pour publier une déclaration agressive. Ce document qualifiait l’assassinat du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de « devoir religieux » visant à venger Ali Khamenei, tout en exigeant l’arrêt des négociations nucléaires.

La réaction des instances dirigeantes fut immédiate. Quelques heures plus tard, le 28 juin, le Secrétariat de l’Assemblée des experts a publiquement réprimandé les signataires par le biais des médias d’État, qualifiant cette déclaration d’« inhabituelle et non conventionnelle ». Afin de réaffirmer son autorité, le Secrétariat a insisté sur son strict respect du « Guide suprême de la Révolution islamique, Son Éminence l’ayatollah Seyyed Mojtaba Hosseini Khamenei ». Conscient du danger immédiat que représentaient ces dissensions internes pour les efforts diplomatiques, le président du régime, Massoud Pezeshkian, se rendit à Qom le jour même. Si les médias d’État présentèrent ce déplacement comme une simple réunion d’information sur l’économie d’après-guerre et un hommage aux commandants récemment tombés au combat, la réalité politique était bien plus urgente. Pezeshkian mena des consultations ciblées avec des religieux influents, cherchant à obtenir leur soutien religieux pour protéger son équipe de négociation et préserver son gouvernement de la révolte des radicaux de l’Assemblée.

Digressions législatives et sécuritaires

Ce désaccord institutionnel s’étend profondément aux pouvoirs législatif et sécuritaire de l’État. Le député Mahmoud Nabaviyan a récemment révélé aux médias d’État que, lors d’une session cruciale du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) concernant un mémorandum suisse, 12 des 13 membres du Conseil avaient voté contre les préférences exprimées par Mojtaba Khamenei. Cette rébellion interne contraignit le Guide suprême à nuancer sa position, déclarant : « En principe, j’avais un autre avis. » Nabouyan a publiquement réprimandé le Conseil, lui demandant pourquoi les responsables refusaient de revenir sur leurs décisions concernant les concessions diplomatiques.

Parallèlement, une crise législative paralyse l’État. Le Parlement se trouve dans une impasse aiguë après la suspension controversée de ses séances publiques pendant quatre mois. Cette suspension a incité 62 députés à menacer d’organiser une manifestation publique devant le bâtiment le 28 juin 2026, contraignant le bureau législatif à convoquer une session d’urgence pour programmer sa réouverture. Le député radical Hamid Rassai est allé plus loin le 26 juin 2026, en publiant une déclaration vidéo menaçant d’engager une procédure de destitution contre la direction du Parlement pour cette « fermeture illégale de quatre mois ».

Ces conflits politiques de haut niveau surviennent précisément au moment où le mécontentement économique de la population s’intensifie. L’incapacité du régime à relever les défis économiques structurels ne découle pas d’un manque de capacités administratives ou de luttes intestines, mais d’un manque fondamental de volonté et de priorités mal définies. Par conséquent, les manifestations économiques se transforment rapidement en protestations anti-régime généralisées, témoignant de la prise de conscience collective que cette ruine économique systémique est une stratégie délibérée du pouvoir en place.

Grâces publiques et manifestations locales

Dans les rues, les graves difficultés économiques continuent d’alimenter les manifestations coordonnées des retraités et des fonctionnaires. Le 28 juin 2026, des retraités se sont rassemblés dans les principaux centres urbains, notamment Téhéran, Ispahan, Ahvaz, Chouch et Kermanshah, bravant des températures estivales dépassant les 50 degrés Celsius. Selon des reportages de Sima-ye Azadi, la foule scandait : « La pauvreté, la corruption et l’inflation sont des fléaux pour le peuple » et « C’est seulement dans la rue que nous obtiendrons nos droits ». À Kermanshah, les manifestants ont recentré leur action sur la solidarité politique, exigeant la libération immédiate des enseignants et des prisonniers politiques.

La mauvaise gestion des ressources a encore exacerbé ces tensions régionales. Le 29 juin 2026, un échantillon représentatif de la société – comprenant des agriculteurs, des ouvriers et des familles locales – a organisé une manifestation de grande ampleur. …à Garmsar pour protester contre de graves pénuries d’eau et exiger le rétablissement des droits d’accès à l’eau de la rivière Hablehroud. Parallèlement, dans le port méridional de Chabahar, des travailleurs municipaux sous contrat se sont mis en grève pour dénoncer des impayés de salaires et la suspension soudaine de leur assurance maladie. Cette suspension a suscité une vive inquiétude en raison d’une épidémie de dengue qui sévit simultanément dans la région.

Sur la scène internationale, le régime tente de donner l’image d’un pouvoir sorti renforcé de la guerre, après avoir évité un effondrement immédiat. Pourtant, la réalité en Iran témoigne du contraire. L’aggravation de la crise au sein de la classe dirigeante, l’intensification des luttes intestines entre factions, le grave effondrement économique et l’état explosif de la société iranienne révèlent un régime en position de grande faiblesse. Parallèlement, la présence à l’échelle nationale d’une force organisée — les unités de résistance du MEK — laisse entrevoir la possibilité de futurs soulèvements d’une ampleur bien supérieure à ceux du passé. Ces indicateurs structurels ne témoignent pas d’une résilience, mais plutôt d’un climat intérieur hautement instable, où la capacité du régime à contenir la prochaine vague de contestation est de plus en plus compromise.