mercredi, février 28, 2024
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Des documents révélées par le groupe Ghiyam-ta-Sarnegouni mettent à nu le régime iranien

Des documents révélées par le groupe Ghiyamta Sarnegouni mettent à nu le régime iranien

À l’approche de l’anniversaire du soulèvement du peuple iranien pour la liberté en septembre 2022, les révélations du groupe « Ghiyamta Sarnegouni » ont secoué le pouvoir iranien. Une collection de documents classifiés a fait surface, provenant du noyau dur du régime iranien. Ces archives confidentielles, acquises par le groupe dont le nom signifie « soulèvement jusqu’à la victoire » ont été obtenus des serveurs informatiques de la Présidence de la république des mollahs et du ministère iranien des Affaires étrangères. Elles évoquent notamment les inquiétudes du régime face aux mouvements de révoltes en Iran et décrivent les manœuvres des autorités pour freiner l’utilisation croissante des armes à feu par les citoyens pour résister face au régime. Une enquête interne menée à la suite des grandes manifestations de septembre 2022 a révélé que 62,1 % des Iraniens estimaient que la défense des droits les justifiaient, mettant ainsi en évidence l’aspiration des citoyens pour un changement de régime.

Ces documents mettent également à nu la volonté d’un régime d’allouer des milliards aux forces de sécurité, faisant allusion à une profonde inquiétude face à une nouvelle vague de soulèvements anti-régime. Ces documents confidentiels mettent en lumière l’anxiété du régime et ses tentatives de maintenir le contrôle par la force brute.

Cette page plonge au cœur des documents divulgués, épluchant les couches de tromperie et révélant les histoires inédites qui façonnent le combat d’une nation pour la liberté.

Voici certains des milliers de document obtenus par le groupe Ghiyamta Sarnegouni :

La peur des autorités face au soulèvement et les tactiques du régime pour le faire dérailler


Lettre de Bahadori Jahromi aux membres du cabinet

Le document est une directive émise par Ali Bahadori-Jahromi, porte-parole du gouvernement d’Ebrahim Raisi, aux membres du cabinet, leur expliquant comment répéter de faux récits sur les manifestations populaires et blâmer les adversaires du régime.

La lettre reconnaît que le soulèvement national est ancré dans des problèmes bien plus profonds que les problèmes liés au hijab et à la moralité ou la mort de Mahsa Amini, une jeune fille assassinée par la police des mœurs en septembre.

« L’objectif principal de l’ennemi est de saper les principes d’indépendance et d’autorité dans l’Iran islamique et d’entraver les progrès », affirme la directive, disant tacitement que les Iraniens, que le régime qualifie d' »ennemis », veulent la chute du régime.

Depuis le début du soulèvement, certaines personnalités et groupes d’opposition autoproclamés prônent la « désobéissance civile» et des moyens de protestation «non violents», dévalorisant ainsi le droit du peuple iranien à l’autodéfense face à la montée en puissance de la brutalité du régime.
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Des documents confirment les luttes intestines au sommet du pouvoir : pourquoi Shamkhani a été expulsé du CSSN ?

documents d'ebrahim raisi ali shamkhani 

Parmi les nombreux documents obtenus et publiés par « Ghyamta Sarnegouni », figure une lettre de Raïssi à Ali Shamkhani, le secrétaire récemment évincé du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN). Bien qu’il y ait eu de nombreuses spéculations concernant l’éviction de Shamkhani du poste de sécurité le plus élevé du régime, la lettre confirme qu’il a été démis de ses fonctions au milieu de la montée des luttes intestines au sein du régime des mollahs.

Dans cette lettre, Raïssi reproche à Shamkhani de ne donner que des réponses « descriptives et analytiques » sur les manifestations nationales qui ont éclaté en septembre en Iran, ajoutant que le CSSN doit proposer « une méta-analyse, une solution et une action pour résoudre les problèmes ».
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La hantise de Téhéran concernant l’utilisation croissante des armes à feu par la population
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Les documents révélés des serveurs présidentiels par Ghiyamta Sarnegouni soulignent la ferme volonté du peuple iranien pour renverser à tout prix le régime oppressif, ainsi que les efforts désespérées du régime pour freiner l’utilisation croissante des armes à feu par les citoyens et contrôler la fronde sociale. Malgré la façade de stabilité du régime, ces documents rappellent ostensiblement les tensions latentes et la vulnérabilité du régime face au mécontentement généralisé.
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Une lettre classifiée révèle la peur du régime des médias sociaux et les craintes sécuritaires

Une lettre classifiée de Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la révolution (CGRI), au président du régime, Ebrahim Raïssi, expose les problèmes sécuritaires du régime et son appréhension troublante des médias sociaux. Cette correspondance met en lumière sa profonde vulnérabilité face à un flux incessant d’informations qui expose ses graves violations des droits humains infractions. De plus, cette lettre explique comment ces plateformes en ligne servent d’outils vitaux pour que les gens s’organisent pour contrer le pouvoir.
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Des documents confidentiels révèlent les efforts du régime pour faire dérailler la mission d’établissement des faits de l’ONU

Une nouvelle série de documents dévoilée par les dissidents iraniens révèle la crainte du régime d’être tenu pour responsable de crime contre l’humanité par une mission d’enquête créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à la suite de la répression brutale des manifestations fin 2022. Selon ce dossier, le régime est en mode de gestion de crise pour esquiver l’examen international.

Les dossiers, contenant une lettre de recommandations et des directives d’un ancien haut responsable de la sécurité nationale, révèlent comment le régime clérical a tenté de dissimuler ses crimes et tromper la communauté internationale.

Les documents révèlent également plusieurs tactiques de tromperie du régime, à savoir profiter de certains mécanismes de l’ONU, pour rendre les véritables enquêtes inefficaces. L’auteur du document, Ali Shamkhani, alors secrétaire du Conseil suprême de sécurité, précise notamment que la Rapporteure spéciale de l’ONU, Alena Douhan, a été invitée à Téhéran pour saper le travail de Javaid Rehman, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran.

L’écriture montre également clairement à quel point Téhéran compte sur la politique de complaisance des gouvernements occidentaux ainsi que sur l’adhésion de ses alliés au Conseil des droits de l’homme pour concevoir ses tactiques de tromperie pour éviter de rendre des comptes.

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À l’intérieur des manifestations iraniennes : aperçus d’une enquête confidentielle

Selon 62,1 % des Iraniens, « Dans la situation actuelle, nous n’obtiendrons nos droits que si nous protestons », affirme une enquête interne du régime à la suite des grandes manifestations iraniennes qui ont éclaté en septembre 2022.
Cette enquête a été révélée par Ghiyam Sarnegouni après avoir infiltré les ordinateurs de la Présidence du régime iranien.

L’enquête divulguée conclut que « Ce sondage d’opinion révèle que malgré les protestations en cours, les principales préoccupations des gens restent les problèmes économiques. De plus, le niveau de colère envers le gouvernement a un impact significatif sur les actions de protestation, dépassant l’influence des réseaux sociaux d’environ neuf fois. »

Tout en révélant la profondeur de la haine du peuple iranien envers le régime et l’agitation de la société, les statistiques de l’enquête ne reflètent qu’une réalité partielle de l’Iran d’aujourd’hui, car de nombreuses personnes ne peuvent pas donner leur véritable opinion en raison de la peur d’être arrêtées et torturées par de nombreux organismes d’État.
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Une allocation de 6 milliards de dollars pour les pasdaran pour renforcer la répression

Les derniers documents divulgués indiquent comment le président des mollahs, Ebrahim Raïssi, a fourni jusqu’à 6 milliards de dollars aux Gardiens de la révolution (CGRI).

Ces rapports hautement confidentiels soulignent le besoin urgent d’une assistance immédiate pour fournir des équipements de sécurité aux unités de sécurité Faraja et du CGRI en raison de la crainte d’une nouvelle série de manifestations anti-régime.

Les commandants du CGRI, y compris son commandant en chef, Hossein Salami, demandent une réunion avec le vice-président Mohammad Mokhber et le chef de l’Organisation du programme et du budget, Massoud Mirkazemi, pour régler un différend entre les commandants du CGRI et Mirkazemi, alors que l’ancien avait apparemment refusé d’allouer les fonds nécessaires. Un autre document souligne que Salami demande une allocation urgente de fonds pour les universités affiliées au CGRI dans la province de Téhéran pour répondre à des besoins immédiats. Dans l’ensemble, ces documents soulignent le caractère urgent de la situation et la nécessité d’une action rapide en raison de l’agitation de la société.

Allouer une somme d’argent aussi élevée à l’oppression démystifie une fois de plus les fausses affirmations du régime selon lesquelles il manque de fonds pour faire face à la situation économique désastreuse du pays et à la calamité financière de la population à cause des sanctions.
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Les tactiques médiatiques pour réprimer le soulèvement

Un document « très confidentielle » de l’Organisation de publicité culturelle et défensive de l’état-major général des forces armées, au secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale et au commandant du QG de la caserne de l’Imam Sadiq, détaillent les exigences et considérations liées à la Journée nationale des enseignants iraniens et à la Journée internationale des travailleurs.

Tout en reconnaissant tacitement que la théocratie au pouvoir n’a pas de solution aux crises sociales et économiques du pays, la lettre appelle à des politiques plus trompeuses, ordonnant aux médias d’État de déformer la vérité et de refléter les « actions positives » inexistantes du gouvernement d’Ebrahim Raïssi pour améliorer les moyens de subsistance des enseignants et des travailleurs.

La lettre divulguée montre également à quel point le régime a peur du lien entre les grèves et les protestations des travailleurs et des enseignants, essayant «d’empêcher avec vigilance la formation d’un réseau qui relie les rassemblements et les grèves des travailleurs et des enseignants».

Les documents, signés par le général Abolfazl Shekarchi (pasdaran) met en évidence le rôle de l’opposition organisée, décrit comme « l’ennemi », « révélant leurs intentions de perturber le système éducatif et les centres économiques pour déstabiliser le pays ».
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