jeudi, décembre 8, 2022
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Le régime lance une répression sur les paraboles satellite dans la capitale de l’Iran

Le régime lance une répression sur les paraboles satellite dans la capitale de l’Iran

CNRI – Le régime des mollahs a lancé une nouvelle répression sur les iraniens dans la capitale ; regarder la télévision satellite est interdit par les autorités fondamentalistes. Vendredi, les forces répressives de sécurité de l’État (policiers) ont effectué une descente de districts à l’est de Téhéran et ont enlevé les paraboles satellite des toits.

Le régime a travaillé dur pour bloquer l’accès des iraniens aux chaînes de télévision satellite en brouillant les signaux. Cela vise à empêcher le peuple iranien de prendre connaissance de son comportement infâme et flagrant à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran ou d’être informé des manifestations anti-gouvernementales, des grèves et autres activités de la Résistance iranienne.

En juillet dernier, un ecclésiastique iranien et Mollah du nom de Mir Ahmadi, a déclaré à la télévision d’Etat iranienne : « La télévision satellite est plus dangereuse qu’une bombe atomique. »

Il a soutenu que les chaînes satellite ruinent la manière de penser des gens, et a exhorté les représentants du régime à lancer de nouvelles chaînes satellite diffusant les positions du régime pour combattre l’influence des chaînes satellite anti-régime.

Malgré les répressions régulières sur les téléspectateurs de télévision satellite, les producteurs et les distributeurs, les représentants du régime ont reconnu qu’un nombre croissant d’iraniens regardent les chaînes de télévision satellite en Iran.

Le chef des affaires culturelles au sein des Gardiens de la Révolution (pasdaran) a affirmé le 29 janvier 2015 que plus de 60% des iraniens regardent les chaînes de télévision satellite.

Les hauts responsables du régime ont reconnu que 40% des familles iraniennes ont accès à la chaîne satellite principale de l’opposition, Simaye Azadi.

Opérant depuis l’Europe, la principale chaîne satellite et à but non lucratif (24 heures sur 24, sept jours sur sept) de l’opposition iranienne Simaye Azadi, ou « Télévision Nationale d’Iran (Iran National Television INTV), retransmet des nouvelles et informations aux iraniens partout dans le monde par satellite et sur l’internet.

Le régime a accru la censure d’internet, bloquant environ 5 millions de sites web dédiés aux arts, aux questions sociales et aux informations et en filtrant les contenus des blogs et des médias sociaux. Il traque et arrête également de nombreux cyber-activistes en Iran. Plusieurs se sont par conséquent orientés vers la INTV comme un moyen d’obtention d’informations réelles sans être tracés.

La INTV a joué un rôle particulier dans la rupture de la censure des mollahs et dans la mise à disposition du peuple iranien d’un flux de nouvelles et d’informations non censurées.

Il est interdit en Iran les reportages qui révèlent la violation des droits de l’Homme perpétrée par les mollahs et qui sensibilisent des millions d’iraniens sur le fondamentalisme du régime, la répression des minorités ethniques, l’ingérence dans les affaires des autres pays, et principalement au sujet de leur soutien au terrorisme en Syrie, en Irak et partout ailleurs dans la région.

La INTV offre des informations continues, des éditions spéciales, des débats télévisés, des questions et réponses en direct, des programmes culturels et artistiques, des programmes spéciaux pour les jeunes et les femmes, et de la satire politique à des millions d’iraniens qui s’y connectent à travers toute l’Iran grâce à leurs paraboles satellites. Les représentants du régime iranien ont, à d’innombrables occasions, mis en garde contre la popularité grandissante de cette chaîne.

Le ministre de la Culture, Ali Jannati, a affirmé qu’à Téhéran, plus de 70% des citoyens regardent des chaînes satellite.

La INTV repose en grande partie sur le travail bénévole des Iraniens du monde entier et subvient à ses dépenses uniquement grâce à des dons d’iraniens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, ainsi que de citoyens d’autres pays qui soutiennent la cause des droits de l’Homme et de la liberté en Iran.

Gholamreza Khosravi, un militant de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), a été exécuté en Iran le 1er juin 2014, sur l’accusation d’ « inimitié contre Dieu » pour avoir collecté des informations pour la chaîne Simaye Azadi et lui avoir offert une aide financière.

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