
Des signes d’un grand nombre de victimes iraniennes en Syrie apparaissent
CNRI – Vingt-trois membres des forces du régime iranien venant de la petite ville de Varamin, dans le sud-est de Téhéran, ont été tués dans la guerre civile de Syrie, a affirmé un représentant du régime des mollahs.
Le vendredi 20 mai, l’Agence de presse Mehr, affiliée au ministère du Renseignement du régime, a rapporté les propos d’Amir Pour-Javadi, chef de la Fondation des martyrs de la ville de Varamin, en disant que la ville avait jusqu’ici offert « 23 martyrs qui ont défendu le sanctuaire sacré ».
Dans le dénombrement de 2011, la population de Varamin était décomptée à 220.000 habitants. La population globale de l’Iran était décomptée à un peu plus de 75 millions à l’époque. Si le taux de morts de la ville devait être considéré comme un échantillon des pertes globales du régime iranien en Syrie, cela voudrait dire que le décompte des dommages au niveau national s’évaluerait en milliers.
Le régime iranien a déployé des dizaines de milliers de ses Gardiens de la Révolution (pasdaran) et des milices étrangères affiliées en Syrie pour combattre en soutien au dictateur Bachar el-Assad qui massacre le peuple syrien. Il décrit cette action comme une tentative pour « défendre les sanctuaires sacrés ». Ceci, alors que la plupart des victimes du régime iranien se trouvent dans la région d’Alep située à près de 300 kilomètres plus loin des sanctuaires sacrés chiites près de Damas.
Le régime iranien a fait un effort concerté au cours des dernières années afin de garder secret le décompte officiel de ses victimes dans la guerre civile de Syrie qui a fait rage pendant les cinq dernières années. Au cours des dernières semaines cependant, il y a eu de nombreux signes indiquant un taux élevé de morts. Pour prendre un exemple, les forces du régime iranien autour de la ville stratégique de Khan Tuman ont subi de lourds revers de la part des combattants de l’opposition syrienne le 6 mai lors des affrontements dans le sud d’Alep.
Shabin Gobadi de la Commission des Affaires Etrangères du Conseil National de la Résistance d’Iran (CNRI) a affirmé samedi : « Le régime des mollahs a peur d’annoncer son vrai taux de victimes en Syrie par crainte d’une réaction indésirable du public dont le résultat serait sa plus grande isolation à domicile. Mais toutes les informations et les signes indiquent un taux de victimes du régime en Syrie beaucoup plus élevé que les estimations précédentes. On peut assurément affirmer que les mollahs ont perdu des milliers de leurs forces en Syrie ».
« La Syrie s’est transformée en impasse stratégique et en bourbier pour Ali Khamenei, Guide Suprême du régime des mollahs. Malgré le déploiement de plus de 70.000 forces pasdaran, de milices étrangères et plus récemment de son armée régulière et le prélèvement dans la richesse de la nation iranienne dans son soutien au dictateur syrien, les mollahs ont échoué dans leur lutte pour remporter une victoire stratégique et pour garantir la survie du régime d’Assad.
Khamenei croit que l’unique solution est de s’embourber plus que jamais dans le conflit en Syrie, mais dans cette crise, ils se retrouvent dans un cul de sac. Comme les représentants du régime iranien l’ont reconnu à plusieurs reprises, la chute d’Assad du pouvoir est une « ligne rouge » pour les mollahs qui voient leur emprise sur la Syrie comme une bouée de sauvetage stratégique. Le taux de victimes du régime en Syrie est cependant croissant chaque jour qui passe, » a-t-il ajouté.

