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Iran : Grèves à Baneh, Piranshahr et Sardasht pour protester contre la fermeture des marchés frontaliers

Iran : Grèves à Baneh, Piranshahr et Sardasht pour protester contre la fermeture des marchés frontaliers

Le soulèvement en Iran – No. 87

Appel à la solidarité

Une grève des commerçants de Baneh et de Piranshahr, à l’ouest de l’Iran, a été déclenchée depuis le 24 février pour protester contre l’interdiction des échanges frontaliers. Les commerçants de Sardasht ont également rejoints la grève depuis le 26 février, refusant d’ouvrir leurs magasins. Le régime des mollahs craint le développement de la grève et a déployé un grand nombre de forces répressives, d’agents de renseignement et d’agents en civil dans les villes kurdes.

La population du Kurdistan iranien vit une situation de grave crise économique causé par l’incurie du régime qui a détruit la plupart des industries et le commerce dans cette province. Un grand nombre de personnes ont de plus en plus recourt à des activités difficiles et dangereuses telles que celle de « porteur de marchandises » à la frontière. Selon certaines informations, plus de 68.000 porteurs travaillent dans les provinces frontalières, dont 16000 à 18000 vivent à Piranshahr et Sardasht. Les porteurs, dont des femmes et des hommes âgés, des enfants à partir de l’âge de 10 ans, des étudiants et des diplômés universitaires, font face à divers dangers pour accomplir ce travail éprouvant d’ « homme-mulet ». Ils sont souvent confrontés aux fusillades des pasdaran et des gardes frontaliers, les chutes en montagne, le gel dû au froid et aux avalanches. Ils reçoivent l’équivalent de 6 à 10 dollars pour chaque voyage. 

La gréve général à Baneh le 24 février 2018 en Iran

Le régime des mollahs empêche ces pauvres gens de travailler sous prétexte de répression de la contrebande. Or, il est de notoriété publique que l’activité de contrebande à grande échelle nationale est contrôlée par les pasdaran et les autres organes du régime. Saeed Bastani, membre de la Commission des industries et des mines du Parlement, a reconnu qu’il n’y a pas de supervision sur plus de 600 quais dans le pays (médias officiels, 4 décembre 2017). Selon de député Hossein Ali Hajideligani, la circulation de l’argent de la contrebande de marchandises et de devises est trois fois plus importante que le budget de développement du pays (médias iraniens, 19 juin 2016). Le mollah Mohammad Ja’far Montazeri, procureur général du régime, a pour sa part estimé que le volume massif de la contrebande a causé la destruction de l’économie et la fermeture de nombreuses usines.

« Nous assistons à la contrebande de marchandises en grandes quantités à partir des frontières officielles et officieuses du pays, dans lesquelles participent certains fonctionnaires, soit eux-mêmes soit leurs enfants ou leurs proches. » (Le quotidien Kayhan, 19 décembre 2017).

Selon certains rapports, 92% des marchandises importées dans le pays sont des marchandises de contrebande d’une valeur de 42 milliards de dollars. Ce chiffre ne comprend pas les exportations de contrebande, y compris la contrebande de carburant, qui est un volume considérable.

La Résistance iranienne salue le peuple courageux du Kurdistan et appelle tous les Iraniens à la solidarité avec les grévistes.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 février 2018

 

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