mardi, décembre 6, 2022
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Le Vevak envoi d’un nouveau groupe de familles en Irak

Cité d'AchrafLe Vevak empêche les familles d’entrer à Achraf pour créer une crise et des troubles à la cité

CNRI – Le 11 février, alors que le peuple iranien se soulevait contre le fascisme religieux, pour créer des troubles à Achraf, le ministère du Renseignement des mollahs (Vevak) a envoyé en Irak un autre groupe de parents, composé de neuf personnes de la province d’Azerbaïdjan de l’ouest. Ce groupe a été amené jusqu’à la porte d’Achraf par le comité irakien pour la répression du camp, mais l’a empêché d’y entrer pour voir ses enfants.

Le 8 février déjà, un groupe de cinq parents de résidents d’Achraf était venu jusqu’au camp en suivant le processus et s’était vu refuser d’y entrer par ce comité.

Le 12 février, dans une mise en scène ridicule, filmée par les médias liés au régime des mollahs, les forces irakiennes ont installé les deux groupes de familles dans les bâtiments du bataillon irakien devant la porte principale d’Achraf, porte verrouillée par les militaires irakiens. Ils veulent faire croire par cette mise en scène et du chantage que c’est l’OMPI qui s’oppose à la rencontre des familles avec les leurs. Les résidents d’Achraf ont à nouveau demandé aux forces irakiennes de leurs ouvrir les portes, mais elles ont maintenu leur interdiction.

Les enfants et proches des familles envoyées, ont déclaré dans une lettre à la MANUI que « les familles de certains d’entre nous sont venues à l’intérieur d’Achraf de 2003 à 2008, et ils ont été nos hôtes plusieurs jours et ils n’avaient aucune restriction. Mais depuis que les forces irakiennes contrôlent Achraf, non seulement les rencontres avec les familles à l’intérieur d’Achraf ont été injustement interdites, mais le comité irakien ne cesse d’avoir recours à des menaces et à la peur pour nous obliger à voir nos proches, amenés à Achraf par le Vevak, devant des caméras de la presse. Tout au long de l’an passé cette sale guerre psychologique a été menée en commun par le comité de répression irakien et le Vevak contre les résidents, sans prendre en compte le moindre de nos droits humain. Nous aussi, comme les autres résidents d’Achraf nous déclarons que conformément à notre décision entièrement libre, nous n’accepterons en aucune circonstance les demandes du Vevak de faire ces rencontres hors d’Achraf. Nous voulons que le comité irakien respecte le minimum de nos droits, à savoir rencontrer librement nos proches et qu’il ne trempe plus dans ce jeu inhumain du régime contre nous et nos familles. »

Abusant des sentiments familiaux, avec l’aide du comité de répression irakien, le régime se livre à des pressions sur les résidents d’Achraf. Or le système judiciaire du régime accuse comme Mohareb (ennemi de Dieu) les parents des résidents d’Achraf pour sympathie avec leurs enfants ou pour les avoir vus, et les condamne à mort ou à de lourdes peines de prison.

La Résistance iranienne souligne une fois de plus que le blocus inhumain qui a fait d’Achraf une prison, est une violation manifeste des droits internationaux et des principes des droits de l’homme. Elle demande au Secrétaire général de l’ONU, au haut commissaire des droits de l’homme, au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Irak, la Manui et l’ensemble des organisations et instances de défense des droits de l’homme, à l’ambassadeur des Etats-Unis et au commandant des forces américaines en Irak, de prendre des mesures urgentes pour faire lever ce blocus inhumain et criminel, et surtout l’interdiction d’entrer des familles, des journalistes, des avocats et des délégations internationales.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 février 2010

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