mardi, novembre 29, 2022
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L’ambassadeur des mollahs abuse de la MANUI pour réprimer la principale force d’opposition iranienne

  
• On attend de Martin Kobler qu’il démente immédiatement les mensonges que lui attribue l’ambassadeur des mollahs
• La Résistance iranienne n’admettra jamais et condamne vigoureusement toute intervention du régime des mollahs dans tout ce qui concerne les habitants d’Achraf
 
Alors que les sanctions internationales ne cessent de s’accentuer contre la dictature religieuse en Iran, cette dernière manifeste un besoin accru de réprimer son opposition. Après que le chef de la force Qods ait déclaré que l’Irak et le Sud-Liban répondaient à la volonté du régime iranien, le 22 janvier, les médias de Téhéran, notamment le réseau de sites Internet du ministère du Renseignement et des pasdaran, ont repris en boucle les propos de l’ambassadeur des mollahs à Bagdad, Hassan Danayifar, qui a affirmé :

« Dans des rencontres que le Représentant de l’ONU a eu avec les membres de ce groupuscule au camp d’Achraf, la plupart se sont dits prêts à retourner en Iran, mais les leaders terroristes de ce groupuscule ne leur permettent pas de sortir du camp et les retiennent d’une certaine manière en otage (…)
« Dans les rencontres que nous avons eues avec le Représentant de l’ONU en Irak, celui-ci a affirmé que plusieurs pays ont accepté de les accueillir, précisant qu’il ne pouvait pas révéler lesquels (…)
« Dans les rencontres qu’ils ont eu avec nous, l’ONU et son Représentant ont maintes fois souligné que de leur point de vue, l’Organisation des Moudjahidine est un groupuscule terroriste qu’ils ne soutiendront jamais quelles que soient les circonstance » (Agence de presse Fars, 22 janv.).
Les 2, 9, 13 et 17 janvier, la Résistance iranienne a lancé des mises en garde contre les efforts déployés par le fascisme religieux pour faire échouer la solution pacifique de la crise d’Achraf en abusant des organes onusiens et internationaux.

Ce n’est pas la première fois que le régime iranien et ses hommes de main irakiens abusent de l’ONU, de ses organes et officiels pour réprimer et anéantir la principale force d’opposition des mollahs. C’est pourquoi on attend de M. Martin Kobler qu’il démente immédiatement les mensonges qui lui ont été attribués.
– Le 28 août 2011, le Premier ministre irakien Maliki avait prétendu que le Représentant du SGNU avait « souligné la nécessité de mettre en vigueur la décision du conseil des ministres concernant l’expulsion des habitants d’Achraf d’ici la fin de l’année ». M. Ad Melkert avait alors démenti ces propos. La Présidente élue de la Résistance iranienne avait appelé à une rectification de ces propos, « pour que le régime iranien et ses hommes de main irakiens ne puissent abuser des Nations Unies pour commettre un carnage contre les habitants d’Achraf » (lettre du 29 août de Mme Radjavi au SGNU).
– En juin 2011, les officiels irakiens avaient prétendu que le CICR ferait partie d’un Comité constitué pour fermer le camp d’Achraf. Le directeur du CICR en Irak avait démenti, soulignant que « le CICR ne fera pas partie du dit Comité constitué pour fermer le camp d’Achraf » (communiqué du 27 juin 2011)

– Le 23 octobre 2011, quand deux jours après l’annonce du retrait des forces américaines d’Irak, le ministère des Affaires étrangères des mollahs avait révélé un accord en sept points avec le pouvoir irakien pour fermer Achraf et réprimer l’opposition iranienne, Mme Radjavi avait souligné:  » Alors que le régime iranien les a déclarés ‘ennemis de Dieu’ qui doivent être tués et alors que le régime iranien pend les membres de leur famille pour leur avoir simplement rendu visite à Achraf, toute négociation et dialogue avec le régime iranien et toute intervention de celui-ci dans ce qui concerne la situation des Achrafiens, qui ont récemment été reconnus demandeurs d’asile politiques en vertu du droit international, constitue une violation flagrante de la juridiction internationale, du droit international des droits de l’Homme, des Conventions de Genève, de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés et de la Charte des droits civiques et politiques. Selon l’arrêté de la justice espagnole et la Charte de Rome (Statut de la CPI), de telles initiatives sont considérées comme des crimes contre l’Humanité, crimes de guerre et crimes contre la communauté internationale » (communiqué du secrétariat du CNRI, 24 octobre 2011).
 
La Résistance iranienne n’admettra jamais et condamne vigoureusement toute intervention du régime des mollahs et toute consultation de celui-ci, dans tout ce qui concerne les habitants d’Achraf, surtout que dans sa lettre du 28 décembre 2011 aux habitants d’Achraf, M. Martin Kobler a évoqué le retour en Iran suivant la méthode courante, en écrivant: « Ceux des habitants du camp d’Achraf qui souhaiteraient être aussitôt remis à l’Iran peuvent utiliser les voies déjà existantes (cf. le recours à la station de police). »
 
Un autre sujet de grave préoccupation est le silence de dix jours de la MANUI, après les propos de Maliki sur les mandats d’arrêt délivrés contre les habitants d’Achraf. Le 23 décembre, sur demande du fascisme religieux, Maliki a annoncé que 126 mandats d’arrêt avaient été délivrés contre les habitants d’Achraf, qu’il a qualifiés de terroristes ayant commis des crimes abominables à l’intérieur de l’Irak et tué des hommes politiques et religieux en Iran. Ces propos constituaient une infraction au protocole d’accord avec l’ONU.
 
Le 15 janvier 2012, dans une lettre signée par tous les habitants d’Achraf, ces derniers ont rappelé au Secrétaire général de l’ONU et à son Représentant spécial en Irak, que malgré leurs requêtes répétées ces deux derniers mois, ils n’ont réussi à voir M. Kobler seulement 15 minutes et que leurs principales questions sur leur propre sort sont toujours sans réponse.

Dans cette lettre, les habitants demandent pourquoi la MANUI ne soutient pas leur demande pour qu’une équipe de plusieurs ingénieurs d’Achraf visitent le camp de Liberty? Pourquoi la MANUI agit-elle dans le sens du projet de l’élaboration d’une prison en prétextant qu’il s’agit d’un camp provisoire de transfert, donnant ainsi le feu vert au gouvernement irakien pour le massacre des habitants d’Achraf et l’anéantissement de la principale force d’opposition iranienne, au cas où nous n’admettrions pas un déplacement signé par le Représentant spécial?  Pourquoi se dernier qui se qualifie de « simple facilitateur » signe-t-il avec le gouvernement irakien un protocole d’accord sur le sort des habitants d’Achraf, sans l’avis ni l’aval de ces derniers ou de leurs avocats ou de leurs représentants, alors même que dans ses rapports du 7 juillet et du 5 décembre au Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, avait insisté sur « des modalités » et « une issue » qui soient non seulement acceptables pour le gouvernement irakien, mais aussi pour « les habitants du camp » et « pour toutes les parties concernées « ?
 
Les habitants d’Achraf ont écrit: « Comme il a déjà été dit  à la MANUI et au Représentant spécial dans l’appel international du 24 novembre 2011 contre notre déplacement forcé, nous espérons que la MANUI et le HCR ne joueront pas un rôle d’assistance à la catastrophe qui nous attend. »
 
Selon les informations qui nous parviennent, le gouvernement irakien est en train de construire une prison entourée de hauts murs de béton dans l’espace prévu pour les habitants à Liberty. Les travaux de « préparation » de Liberty, ne sont rien d’autre que la construction de ces murs. Alors que pas un seul habitant d’Achraf ni leurs avocats n’ont été autorisés à visiter ces lieux, la MANUI tente malheureusement de convaincre des individus qui ne sont pas informés au moyen de photos qui sont loin de refléter la réalité et en obtenant des certificats du HCR et de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

A la conférence du 20 janvier 2012 à Paris, le général David Philipps, ancien commandant américain de la sécurité d’Achraf, a appelé le Président Obama à lui permettre de se rendre à ses propres frais au camp Liberty qu’il connaît de près, pour rédiger un rapport sur ses observations à l’Administration américaine qui s’était engagée auprès des habitants d’Achraf, en contrepartie de leur désarmement, de se charger de leur sécurité jusqu’au règlement définitif de leur situation. La Résistance iranienne appelle à son tour les USA et le Secrétaire général de l’ONU à accepter la proposition du général Philipps de visiter Liberty et de rédiger un rapport sur place, pour le porter à la connaissance de l’opinion publique.
 
Il ne fait aucun doute que le régime des mollahs souhaite l’échec de l’issue pacifique de la crise d’Achraf. Des informations dignes de foi indiquent que l’ambassadeur de Téhéran a réclamé à Maliki de livrer la direction du camp d’Achraf à l’Iran et le premier ministre irakien lui a promis de le faire au terme du délai fixé. Au cours de ce mois, hormis ses rencontres avec Maliki, Hassan Danayifar, qui est un chef de la force terroriste Qods et ambassadeur des mollahs à Bagdad, a rencontré à trois reprises le mollah Ammar Hakim, chef du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak, un groupe entièrement créé et développé par le régime iranien, pour s’entretenir sur la répression de l’opposition iranienne en Irak.

Le régime iranien réclame qu’ « aussitôt arrivés à Liberty », les habitants d’Achraf « soient mis sous contrôle de l’unité spéciale du Premier ministre et du Procureur de la Cour suprême pénale d’Irak, pour mettre à exécution les mandats d’arrêt ». Les habitants « doivent être dépourvus de tout moyen à Liberty » ajoute la requête.
 
De longues explications ne sont pas nécessaires pour prouver que le régime iranien qui s’applique, selon les officiels américains, à réprimer l’opposition syrienne, ne ménagera pas sa principale opposition dans un Irak « qui répond à la volonté de Téhéran », comme le dit le chef de la force terroriste Qods.
 
Mme Radjavi a encore une fois réitéré son appel à l’organisation d’une conférence spéciale présidée par le Représentant spécial de l’ONU en Irak, pour sauver une issue pacifique approuvée par toutes les parties. Elle a souhaité la signature d’un protocole entre le Représentant spécial et les avocats des Achrafiens, prévoyant dans les détails toutes les modalités d’un transfert à Liberty avec un minimum de garanties.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 janvier 2012

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