jeudi, décembre 1, 2022
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La visite à Téhéran d’ardents défenseurs de la dictature des mollahs au Parlement européen est perçue comme un accueil misérable aux récentes exécutions de masse en Iran

Rencontrer des auteurs des crimes contre l’humanité relève de la complicité ;  cette visite a soulevé un tollé de protestations et le boycott des groupes politiques et des eurodéputés.

CNRI – La visite à Téhéran de quelques ardents défenseurs notoires au Parlement européen du fascisme religieux en Iran , quelques jours seulement après l’exécution collective survenue à la prison d’Evine, le 22 octobre, et la rencontre avec les auteurs de ce crime contre l’humanité, est perçue comme une approbation de ces atrocités et une complicité.

Cette visite intervient alors qu’Amnesty International a annoncé, le 9 octobre, que « depuis le début de l’année 2012 quelque 344 personnes ont été pendues en Iran. Compte tenu des exécutions non annoncées, le nombre réel des pendaisons est bien plus important ». Le 23 octobre, l’adjoint du procureur de Ghazvine déclarait que le nombre des exécutions ces vingt derniers mois à Ghazvine était supérieur au nombre des exécutions en vingt ans dans cette ville, ajoutant que plus d’une centaine de personnes avaient été condamnées à mort l’année dernière.

La visite contestée a soulevé de telles protestations de la part des groupes parlementaires et des eurodéputés que les deux tiers des membres de la Délégation pour les relations avec l’Iran au PE ont refusé de s’y associer. Le PPE, la plus grande formation du parlement, le ECR et le EFD ont publié des communiqués et organisé des conférences de presse pour condamner cette initiative et s’en dissocier.

Seulement trois à quatre eurodéputés, réputés pour leur sympathie avec la dictature iranienne, feront le voyage en Iran : Tarja Cronberg et Isabelle Durant, des Verts, et Cornelia Ernst, du parti gauche allemand. Isabelle Durant avait jadis organisé une réception de déjeuner au Parlement européen pour Manouchehr Motaki, l’ancien ministre des Affaires étrangères des mollahs, soulevant de fortes protestations des eurodéputés.

La visite de cette délégation en Iran est prévue du 27 octobre au 2 novembre, où elle entend rencontrer plusieurs responsables iraniens. Ce sont pour la plupart des auteurs de crimes contre l’humanité qui doivent être traduits en justice. Il s’agirait des trois frères Larijani, Alaédine Boroujerdi, le président de la commission pour la Sécurité et la Politique étrangère du Majlis, Kazem Jalali, le porte-parole de cette commission, Ali-Akbar Salehi, ancien ministre des Affaires étrangères des mollahs. Tous ces individus sans exception sont impliqués dans les atrocités du régime au cours des trois dernières décennies.

Le groupe PPE a déclaré dans son communiqué : « Considérant l’absence de coopération de  l’Iran avec les résolutions du Conseil de sécurité pour la suspension des activités d’enrichissement d’uranium, et compte tenu du renforcement des sanctions, cette visite en Iran dans de telles circonstances sera perçue comme un mauvais signal, » et sera « tout à fait contre-productive». Le responsable de la politique étrangère du groupe a précisé : « jusqu’à présent de telles activités se sont avérées vides de conséquences et n’ont contribué qu’à faire gagner du temps au régime ».

Alejo Vida-Quadras, vice-président du Parlement européen, a jugé cette initiative «  extrêmement nuisible » et a déclaré : « Elle va encourager le régime des mollahs à non seulement justifier ses violations des droits de l’homme mais également son intégrisme et son terrorisme ».

Struan Stevenson, président de la Délégation pour les relations avec l’Irak au PE s’est pour sa part interrogé : « pourquoi ne tient-on pas compte de la principale opposition au régime comme force motrice pour réaliser le changement de régime en Iran ? Maintenant c’est l’occasion de le faire, mais au lieu de cela nous envoyons une délégation d’ »amitié » à Téhéran pour rencontrer les dirigeants d’un régime qui est au premier rang des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde. »

Dans une conférence de presse organisée par le groupe EFD, M. Fiorello Provera, vice- président de la commission des Affaires étrangères a jugé que « choisir d’aller en Iran en ce moment est une erreur grave. La délégation entend rencontrer des responsables du régime iranien, cela signifie que ce n’est pas une simple visite parlementaire, mais qu’il s’agit de rencontres officielles avec des gens du pouvoir en place. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 octobre 2012

 

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