lundi, janvier 30, 2023
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La jeunesse en Iran fait du festival du feu une confrontation avec les forces répressives

La jeunesse en Iran fait du festival du feu une confrontation avec les forces répressivesCNRI – A la suite de l’appel lancé par la Résistance iranienne pour marquer le Tchahar-Chambeh-Souri (festival du feu), la population, en particulier les jeunes du pays ont fait de ce festival une confrontation avec les gardiens de la révolution, les miliciens du Bassidj, les agents en civil et les autres forces de la répression.

Les informations reçues à 21:00, heure locale, indiquent que les forces de sécurité de la capitale ont chargé les jeunes dans la rue Chariati pour les tabasser. Les protestataires ont réussi à parer aux attaques et à neutraliser les forces de sécurité. 

Dans de nombreux quartiers de Téhéran, comme la rue Mirdamad, les jeunes ont mis le feu à des portraits de Khomeiny et de Khameneï. Dans d’autres quartiers de la capitale, comme Khak-Sefid et la 4e place de Téhéran Pars, il sont neutralisé les attaques des forces de sécurité et ont incendié leurs centres.
 
Des témoins ont rapporté depuis Téhéran qu’en début de soirée tous les quartiers de la capitale s’étaient transormés en terrain de bataille où résonnaient les déflagrations assourdissantes des pétards.

Les jeunes ont défié l’interdiction de circuler à moto et vadrouillaient dans les rues de Téhéran pour célébrer le Festival du Feu.

Cette effervescence a eu lieu alors que dès la matinée de mardi, des voyous armés de matraques sont omniprésents dans la capitale, imposant une loi martiale de facto. Des points de contrôle ont été installés dans la pluparts des rues de Téhéran. Le régime a aussi mis en place des tribunaux de comparution immédiate, mettant en garde qu’il sanctionnerait de six mois à un an de prison toute personne arrêtée en train de jeter des pétards, .
 
A Racht, une ville du nord, les gardiens de la révolution et les miliciens du Bassidj ont chargé les rassemblements de jeunes, mais se sont heurtés à une vive résistance. Les affrontements ont pris une telle ampleur, que les commandants des Forces de Sécurité de l’Etat ont supplié les jeunes d’évacuer les rues.

A Abadan, une ville du sud-ouest, les étudiants ont mis le feu à des photos de Khomeiny et de Khameneï et les ont jetés dans des poubelles. A Semnan, dans le nord, des étudiants ont arraché les photos de Khomeiny et Khameneï de leurs classes et les ont déchirées.
 
Dans la province du Kurdistan, les forces de sécurité de l’Etat ont imposé une loi martiale après les incidents de Piranchahr la semaine dernière. Cependant les jeunes ont continué à faire la fête et à protester à travers la province.

A Chiraz, dans le sud, malgré la lourde présence des FSE, du Bassidj et des agents en civil, les explosions de pétards n’ont cessé de résonner.

Frustrés par l’étendue des célébrations dans diverses villes, les agents du régime ont eu recours à une répresssion violente et à des arrestations massives de jeunes.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 mars 2006

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