
La multiplication des conflits, le statut sans avenir du régime des mollahs et l’échec incontournable d’investir dans un tel état
La Résistance iranienne condamne fermement les visites à Paris et à La Haye de Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires Etrangères du fascisme religieux au pouvoir en Iran, décrivant cela comme étant contre les droits de l’Homme, la démocratie et la paix en Iran et dans tout le Moyen-Orient. Le bilan du gouvernement que Zarif représente parle de lui-même :
– Au moins 2400 exécutions sous le mandat de président iranien Hassan Rohani. Le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran, dans son dernier rapport, a déclaré qu’environ 1000 personnes ont été exécutées en 2015 ; le chiffre le plus élevé de ces 25 dernières années.
– Exécutions de mineurs. Selon le rapporteur spécial des Nations-Unies, l’exécution des mineurs en 2014-2015 a atteint le taux le plus élevé durant ces 5 dernières années.
– La multiplication des arrestations et l’emprisonnement des écrivains, des journalistes et des artistes.
– L’intensification de l’oppression et des exécutions à l’encontre des minorités religieuses et ethniques comprenant les Kurdes, les Arabes, les Beloutches et les Sunnites.
– L’envoi de milliers de forces armées en Syrie dans une démonstration complète de soutien militaire et financière au dictateur syrien. 70.000 Gardiens de la Révolution et leurs mercenaires étrangers qu’ils ont engagés sont occupés à massacrer le peuple Syrien.
– La continuation des essais de missiles balistiques en violation totale à la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.
D’autre part, les conflits internes de ce régime, particulièrement suite à l’accord nucléaire, ont augmenté de manière inédite et le régime des mollahs est devenu sensiblement plus faible et plus fragile que jamais face à l’intensification des manifestations sociales. Ainsi, tout investissement dans ce régime est voué à l’échec. Le Guide Suprême Ali Khamenei a réitéré une fois de plus le 19 juin que les soulèvements populaires représentent le cauchemar de son régime : « Il ne faut pas que les universités se transforment en plates-formes de rejets des principes et des valeurs de la Révolution… quiconque défit l’institution sous quelque prétexte que ce soit- tels que les élections- est un individu suspect et ne possède aucune qualification pour se retrouver dans les universités » a-t-il affirmé.
La nomination d’Ahmad Jannati, l’un des criminels les plus extrémistes, connu pour sa loyauté inébranlable à Khamenei, et qui détient déjà le siège de président du Conseil ultraconservateur des Gardiens de la Constitution, en tant que Chef de l’Assemblée des experts, a complètement balayé toute illusion de modération en Iran. Une telle notion a été objet de vantardise et de campagnes motivés par des intérêts particuliers, par le régime et une partie de ses soutiens en Occident.
Le 13 mai, Zarif décrivait Mustafa Badreddin, le haut commandant libanais du Hezbollah en Syrie récemment tué près de Damas, comme « un grand et inépuisable homme » et « plein d’amour, de sensation et dévoué à la défense des causes légitimes de l’Islam. » En janvier 2014, Zarif déposait une couronne sur la tombe de l’ancien commandant militaire du Hezbollah, Emad Muqniye, et lui rendait hommage.
Zarif ne peut pas se détacher des fonctions fondamentales du régime à travers divers prétextes tels que l’existence de différentes factions au sein du régime, et de ce fait fuir ses responsabilités en ce qui concerne les crimes du régime en Iran et à l’étranger. Il doit être tenu responsable des actions du régime dans le domaine des droits de l’Homme, du terrorisme et de l’envoi de milliers de forces armées en Syrie. Toute évolution des relations économiques avec le régime iranien doit être conditionnée par des mesures spécifiques et concrètes prises par Téhéran pour améliorer les droits de l’Homme, stopper l’ingérence du régime dans la région et son soutien au terrorisme. Investir dans les relations avec les mollahs revient à miser sur un cheval mort.
Commission des Affaires Etrangères
du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 21 juin 2016

