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Iran- un an après la fin de la saga judiciaire de la Résistance iranienne en France

Iran- un an après la fin de la saga judiciaire de la Résistance iranienne en France

Le premier anniversaire du non-lieu général dans l’affaire du 17 juin 2003 contre la résistance iranienne : le temps est venu pour une politique de fermeté à l’égard de la dictature intégriste en Iran 

Il y a un an, en délivrant une ordonnance de non-lieu, le 16 septembre 2014, le parquet de Paris a clos définitivement un dossier abject ouvert en avril 2001 contre la Résistance iranienne lors d’un marchandage honteux du gouvernement français de l’époque avec la dictature iranienne, aboutissant à la rafle scandaleuse du 17 juin 2003.

Un dossier ouvert sur des accusations grotesques de terrorisme, avait dévié, en l’absence de la moindre preuve, sur des accusations financières. Malgré les pompages d’un flot de témoignages mensongers et d’informations fabriquées, la justice a confirmé la nullité de toutes les accusations portées contre la Résistance iranienne, dont les accusations d’infractions financières. 

Le juge d’instruction a écrit à propos de l’accusation de terrorisme : « Le CNRI, l’OMPI et l’ALNI sont une seule et même entreprise collective ayant pour but de renverser le régime en place en Iran. » Et les moyens pour arriver à ce but ont été soit « politiques », soit « par l’utilisation d’une véritable armée, l’ALNI, ou qu’ils consistent en des actions armées en Iran revendiquées par l’OMPI (…) Le dossier ne contient pas la preuve d’une action armée visant délibérément la population civile ». Le juge a ajouté que le dossier « ne permet pas de confondre des offensives militaires avec des actes de terrorisme. Une offensive militaire débouchant sur un combat armée entre militaires, identifiés comme tels, ne peut pas revêtir une qualification terroriste en droit français. » 

La démonstration de l’inanité d’un dossier fabriqué qui a causé d’énormes préjudices humaines, politiques et financières pour le peuple et la résistance iranienne, ainsi que pour la France et son appareil judiciaire, a illustré une fois de plus les dangers de la politique de complaisance à l’égard du fascisme religieux au pouvoir en Iran. 

Opter pour une politique de fermeté à l’égard de Téhéran et ne pas renoncer à réagir face aux atrocités que subit le peuple iranien et ses ingérences dans la région, notamment en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban, est un impératif pressant pour la bonne conduite de la lutte antiterroriste internationale. Faire des concessions incessantes au régime scélérat sur le dos du peuple et la Résistance iranienne a été une politique désastreuse qui a porté de graves préjudices à la paix et à la sécurité de la région et du monde. 

Les conséquences dévastatrices du dossier du 17 juin ne se sont pas limitées qu’aux diverses restrictions financières et politiques imposées à la Résistance, ni qu’à préparer le terrain pour le régime pour justifier la répression et les pendaisons des membres et sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran et des résistants d’Achraf et de Liberty. Cette politique qui a cherché à restreindre et enchaîner le mouvement principal et le mieux organisé de résistance contre l’intégrisme islamiste et le terrorisme qui en émane, n’a fait que dévier les attentions de la lutte contre le régime des mollahs, épicentre du terrorisme. Lui donnant ainsi libre cours à conforter, financer et armer les groupes terroristes et créer le climat nécessaire pour leur développement sous forme de groupes tels que le Hezbollah et les milices chiites extrémistes ou sous forme d’Al Qaïda ou Daech. 

La répression et les restrictions imposées au mouvement des  Moudjahidine du peuple qui représente un Islam authentique et démocratique, l’antithèse idéologique et culturelle de l’extrémisme islamiste, n’a fait qu’encourager l’interprétation intégriste et dévié de l’Islam représentée et encouragée par le régime iranien. 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 16 septembre 2015

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