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Conférence arabo-musulmane à Paris en présence de délégations parlementaires de 14 pays arabes

Appel de la conférence internationale arabo-musulmane à Paris en présence de personnalités musulmanes de 17 pays et de délégations parlementaires de 14 pays arabes

– au soutien de la communauté internationale à la révolution du peuple syrien
– à la condamnation de l’Irak par l’Assemblée générale de l’ONU, l’Organisation de la conférence islamique et la Ligue arabe pour sa répression des Achrafiens
– à contraindre le gouvernement irakien à assurer les besoins humanitaires des Achrafiens avant la poursuite du transfert à Liberty
– à une intervention urgente de l’ONU et des USA pour empêcher un 3e massacre des opposants iraniens en Irak
Samedi 4 aout, une conférence internationale arabo-musulmane s’est tenue près de Paris en solidarité avec la Résistance iranienne et Achraf avec la participation de centaines de personnalités musulmanes de 17 pays et des délégations parlementaires de 14 pays arabes. La conférence a appelé à la condamnation de l’Irak par l’Assemblée générale de l’ONU, l’Organisation de la conférence islamique et la Ligue arabe, pour sa répression des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Elle a également appelé à contraindre le gouvernement irakien à assurer les besoins humanitaires des Achrafiens avant la poursuite de leur transfert à Liberty.

 

Les participants venaient d’Irak, de Palestine, de Syrie, de Jordanie, du Liban, du Koweït, du Bahreïn, du Yémen, d’Iran, d’Egypte, de Libye, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Turquie, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de France. Ils ont demandé à l’ONU et aux USA une intervention urgente pour empêcher un 3e massacre des opposants iraniens en Irak.

La conférence a apporté son soutien au plan réalisable en huit points des Achrafiens présenté le 26 juillet à l’ONU. Elle a souligné que si l’Irak empêchait la réalisation de ce minimum requis, cela traduisait des intensions funestes. Selon ce plan, les Achrafiens subviendront eux-mêmes, à leur propres frais, à leurs huit besoins humanitaires minimums et ensuite le 6e convoi partira à Liberty. Si le gouvernement irakien ne pose pas d’obstacles à ce plan, il peut être achevé dans un délai d’un mois.

Sous la houlette de l’ancien premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali, président du Comité arabo-musulman en défense d’Achraf, la conférence a été organisée à l’occasion du mois de Ramadan. De nombreuses personnalités musulmanes, des imams de la communauté musulmane de France, des personnalités de diverses confessions, notamment Patrick Kennedy, Bariza Khiari, vice-présidente du sénat français sont intervenus.

Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, invitée d’honneur de la conférence, a salué dans son discours au nom du peuple iranien et de sa résistance, le peuple syrien, la bataille admirable qu’il livre et ses nobles martyrs. Le message de ce front, a-t-elle dit, est celui des peuples du Moyen-Orient qui crient que l’époque des dictatures est révolue. Aujourd’hui, alors que le régime iranien essaie de toutes ses forces de maintenir au pouvoir Bashar el-Assad, le peuple syrien et ses combattants avancent vers la liberté.

Evoquant le mécontentement croissant en Iran, Mme Radjavi a déclaré : Avant que la colère populaire n’explose et avant la chute du dictateur syrien, son plus proche allié dans la région, le régime des mollahs veut anéantir le mouvement de la résistance, le principal facteur qui conduira au changement en Iran. C’est de là que vient la transformation de Liberty en prison et les obstacles qui empêchent les Achrafiens d’accéder à leur besoins humanitaires minimums.

Le problème principal n’est pas la présence des Moudjahidine du peuple à Achraf ou à Liberty, ou encore leur transfert hors d’Irak, le conflit porte sur l’existence d’un mouvement de résistance organisée que les mollahs au pouvoir considèrent comme la seule menace à leur survie et qu’ils cherchent vainement à anéantir ou à forcer sous la pression à capituler.

Le gouvernement irakien, sur la base du plan et des instructions du régime du guide suprême, et malheureusement avec la coopération du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, a fait de Liberty un bagne. La Résistance iranienne a fait preuve d’un maximum de flexibilité. Les habitants des camps ont réduit plusieurs fois leurs requêtes et pour le départ du 6e convoi, leurs demandes se limitent à huit besoins humanitaires. Pour ces huit points, ils ont aussi présenté une solution pratique capable de recueillir l’accord de tous, car les résidents se proposent de les réaliser avec leurs propres moyens et à leurs propres frais dans un court délai. Mais le gouvernement irakien s’y oppose.

Mme Radjavi a ajouté : Si vraiment le gouvernement irakien veut expulser les Moudjahidine d’Achraf et d’Irak pourquoi ne les laissent-ils pas subvenir à leurs besoins élémentaires à Liberty ? Et ces derniers jour avec la plus grande impudence, il a menacé que si le reste des résidents d’Achraf n’abandonnaient pas leur foyer sans ce minimum requis, ils seront déplacés de force et contre leur gré.

Au beau milieu de tout cela, a souligné Mme Radjavi, l’ONU et le gouvernement américain brandissant un satisfecit aux normes de vie à Liberty, versent de l’eau au moulin du gouvernement irakien et à sa politique de répression. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, avec ses prises de position partiales ces derniers mois et en particulier à la dernière réunion du conseil de sécurité, a rendu le gouvernement irakien plus impudent. Il sera directement responsable désormais du moindre tort causé aux Achrafiens et de leur sang versé.

Si le représentant spécial de l’ONU dit vrai, que les normes humanitaires sont respectées à Liberty, pourquoi ne demande-t-il pas au gouvernement irakien d’ouvrir les portes de Liberty aux parlementaires, aux avocats et même aux officiers américains qui ont servi pendant des années en Irak et à Achraf ?

Comme l’ont déclaré à maintes reprises les Congressmen américains, dans le cadre de la 4e convention de Genève et l’accord qu’il a signé avec chacun des Achrafiens, le gouvernement américain est entièrement responsable de leur protection. Si les Etats-Unis avaient été fidèles à leur engagement vis-à-vis des Achrafiens, ils n’auraient pas permis les deux massacres à Achraf et ils n’auraient pas laissé le gouvernement irakien imposer librement ses restrictions inhumaines aux résidents.

Rappelant que jusqu’à présent près de 2000 Achrafiens ont accepté d’être transférés à Liberty sur la base des promesses claires et écrites du gouvernement américain, Maryam Radjavi a mis en avant une plus grande responsabilité des Etats-Unis dans cette situation. Elle a appelé la Secrétaire d’Etat Clinton à remplir sa responsabilité et averti que si le gouvernement irakien commet un nouveau crime contre l’humanité, le gouvernement américain devra en répondre.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 aout 2012