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Achraf : Le temps est venu pour le Secrétaire général de l’ONU de choisir un nouveau représentant en Irak

Par David Amess
dailymail.co.uk , 30 juillet – Souhaitez-vous négocier avec les meurtriers de vos parents et familles ? C’est précisément ce que les réfugiés iraniens du camp d’Achraf en Irak sont appelés à faire. Bagdad a désigné le Colonel Sadeq Mohammad Kazem à la tête des négociations pour décider du sort des 3400 hommes et femmes répartis entre le camp d’Achraf et leur soi-disant lieu de séjour, le camp Liberty, une ancienne base de l’armée américaine proche de la capitale.
C’est cet officier qui a ordonné les raids sur Achraf en 2009 et en 2011, des raids qui ont provoqué la mort de 49 habitants non armés et en ont blessé des centaines. Ces massacres ont choqué le monde et ont provoqué la condamnation de tous les milieux, même si malheureusement le gouvernement irakien ne semble pas le moins du monde repenti.
Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien, a donné au Colonel Kazem le droit de déterminer les conditions de vie auxquelles les résidents d’Achraf sont soumis depuis qu’ils ont été transférés au camp Liberty. C’est donc sans surprise que Liberty ressemble aujourd’hui à un mélange de camp de concentration et de ferme d’animaux, avec des prisonniers – car c’est ce qu’ils sont – entassés avec insolence dans des quartiers de vie mieux adaptés aux bovins. Pour des raisons évidentes, les résidents ont refusé de se retrouver dans la même pièce que cet homme.

Pour les individus bien-pensants, cette prise de position semble parfaitement logique, mais pas pour Martin Kobler. L’ambassadeur Kobler, l’envoyé spécial des Nations Unies en Irak, préfère accuser les résidents d’Achraf de tactiques dilatoires. Des représentants des résidents ont compliqué les négociations avec la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Iraq, a dit Kobler au Conseil de Sécurité, ce mois-ci. Les résidents doivent assurer qu’ils «ne provoquent pas» les gardiens de prison, a déclaré Kobler, comme si les victimes des meurtres passés étaient coupables d’inciter les gardes irakiens à manier la gâchette. Il est tout à fait évident à la lecture de son rapport que l’envoyé n’est pas impartial. Pire que partial, il donne au régime irakien le prétexte dont il a besoin pour déclencher un nouveau cycle de répression brutale. Compte tenu de son rôle honteux dans la prolongation de la souffrance des habitants, Kobler doit être remplacé.
 
L’Irak a visé les résidents d’Achraf et de Liberty pour faire une faveur aux mollahs de Téhéran. Depuis que l’armée américaine a quitté l’Irak, l’Iran a comblé la vacance du pouvoir, réduisant Al-Maliki et ses sbires à un rôle de marionnettes dans un jeu de pouvoir beaucoup plus vaste. Malgré des années de persécution et de souffrance pour les résidents d’Achraf, les mollahs en fait les craignent parce qu’ils sont membres des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), la principale opposition iranienne. Pour le régime actuel des mollahs, ces individus doivent être éliminés à tout prix et le gouvernement d’Al-Maliki a été chargé de la sale besogne.

« Les Etats-Unis doivent s’investir davantage en traitant ces questions et en insistant sur de meilleures conditions de vie au camp Liberty» a déclaré l’ancien porte-parole du Département d’Etat Philip J. Crowley, lors d’une séance d’information du Sénat à Washington le 20 juillet. « Nous devons continuer à insister sur des conditions humanitaires minimales…  une sécurité, un abri sûr et de l’eau ne sont pas des exigences déraisonnables. Obtenir du gouvernement irakien qu’il raccorde le camp au réseau d’eau urbain de Bagdad n’est pas une tâche insurmontable. S’ils y étaient autorisés, je suppose que les résidents du camp d’Achraf pourrait le faire par eux-mêmes » a-t-il dit lors du briefing qui réunissait d’anciens responsables gouvernementaux et militaires.

«Je suis l’une des très rares personnes qui a vécu à la fois au camp d’Achraf et au camp Liberty » a déclaré le général de brigade David Phillips (retraité), qui était en charge de toutes les opérations de police en Irak, y compris la protection du camp d’Achraf. « Si vous voulez résoudre ce problème, M. Al-Maliki, ouvrez le camp Liberty au monde extérieur et permettez aux médias, à la presse internationale aux personnes intéressées d’y avoir accès. Si le camp Liberty respecte même les exigences fondamentales des droits de l’homme, qu’y a-t-il à cacher ? Voici un défi simple pour M. Al-Maliki, pour quelqu’un qui a passé plus de temps dans des affrontements avec les insurgés en Irak : Je vous mets au défi, M. Maliki, de nous laisser visiter le camp Liberty et de nous laissez voir par nous-mêmes vos conditions de vie humaines ».

Kobler dit que les résidents d’Achraf font des requêtes déraisonnables. Ils demandent des véhicules pour le transport des personnes handicapées qui sont parmi eux. Est-ce aller trop loin ? Ils demandent que le camp Liberty soit raccordé à l’eau de ville. Est ce trop demander de vouloir de l’eau ? Et ils demandent d’être autorisés à vendre les biens qu’ils ont été contraints d’abandonner dans le cadre de ce transfert inutile. Serait-ce juste de laisser le gouvernement irakien les dépouiller de tous leurs biens ?

Le représentant de l’ONU, Martin Kobler, est censé veiller à ce que les gens d’Achraf puissent vivre dans des conditions décentes jusqu’à leur arrivée au camp Liberty. Il en est clairement incapable. Il déshonore vraiment son institution.
David Amess, député britannique conservateur, est un membre éminent du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran.

David Amess, Membre du Parlement britannique pour Southend West et membre du Comité Parlementaire Britannique pour un Iran Libre.

Pour en savoir d’avantage : http://www.dailymail.co.uk/debate/article-2180964/Its-time-UN-Secretary-General-Ban-Ki-moon-picked-new-representative-Iraq-says-David-Amess.html#ixzz2270cf4np