CNRI – Le mollah Ahmad Jannati, secrétaire du Conseil des Gardiens du régime et un chef de file de la faction de Khamenei, a souligné dans son prêche du vendredi à Téhéran, la nécessité de préserver le système du « guide suprême ». Evoquant le soulèvement populaire, il a affirmé que face aux « fauteurs de troubles », aux « corrompus sur Terre », à « ceux qui sapent les fondations» et aux « ennemis de la révolution qui visent le renversement », «il ne faut pas avoir de pitié pour ces individus, il n’y a plus de place pour la bonté mais pour la dureté. »
Ne pouvant dissimuler combien il redoutait les manifestations qui se profilent pour l’anniversaire de la révolution, il a lancé à l’adresse du chef du judiciaire : « De la même manière que vous avez exécuté rapidement deux ‘ennemis de Dieu’, ayez le courage de faire la même chose pour les autres (…) Si vous n’agissez pas avec fermeté et force avec les émeutiers, un avenir plus sombre nous attend. »
Grand démagogue, il n’a pas hésité à dire pour couvrir les crimes du régime : « Dieu a commandé de fondre sur trois groupes : les hypocrites, ceux qui ont un mauvais cœur et ceux qui fomentent des rumeurs, et de les tuer s’ils ne renoncent pas à leurs actions (…) Dieu a ordonné de tuer avec violence et rigueur ces trois groupes, en recourant aux mots les plus durs. » Il a ajouté : « Jusqu’à présent nous avons fait preuve de faiblesse et cela nous a mené au jour de l’Achoura (27 décembre). Si désormais nous faisons preuve de faiblesse nous aurons encore plus de problèmes, c’est pourquoi nous devons faire preuve de fermeté » (Agences de presse officielles du 29 janvier).
Au même moment, le représentant du guide suprême du régime à Oroumieh, le mollah Hassani prononçait son sermon du vendredi. Tout en se réjouissant de l’exécution des prisonniers, il a déclaré : « Pour empêcher les émeutes, il faut trainer les cadavres des exécutés dans les rues de Téhéran sous les yeux de la population. ». Il a ajouté : « il faut arracher cette langue qui parle de république iranienne au lieu de république islamique. »
La Résistance iranienne met en garde contre la poursuite du massacre ignoble des prisonniers politiques et des manifestants arrêtés. Elle appelle le Secrétaire général, le Conseil de sécurité et le Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU à prendre des mesures urgentes pour prévenir une catastrophe humanitaire dans les prisons du fascisme religieux en Iran. Elle demande la mise en pace de mesures contraignantes, comme subordonner la poursuite des relations économiques et politiques avec le régime à la fin de la torture, des exécutions et des violations systématiques et sauvages des droits de l’homme.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 janvier 2010

