Dans un acte de vengeance et dans une tentative de terroriser la population d’Ahwaz (sud-ouest de l’Iran), le régime inhumain des mollahs a abandonné les corps carbonisé de plusieurs personnes arrêtées durant la manifestation du 16 septembre dans cette ville, devant les domiciles de leurs familles.Le 16 septembre, les habitants des quartiers de Chilingabad, Mollah Chia, Khachayar et Kamplou avaient manifesté et bloqué la cité de Khorramchar-Nord. Les protestations avaient débouché sur des heurts avec les forces répressives qui avaient arrêté des jeunes. Après avoir assassiné les prisonniers sous la torture, les bourreaux des mollahs ont laissé leurs corps carbonisés devant leurs domiciles.
Ce crime ignoble a déclenché une immense colère et une vive haine dans la population d’Ahwaz. Les résidents des quartiers arabes ont refusé d’inscrire leurs enfants à l’école en signe de protestation. Le climat est tendu. Pour empêcher que les protestations ne se répandent, les autorités ont fait venir des forces répressives des autres régions.
A la suite d’un soulèvement de six jours de la population d’Ahwaz en avril dernier, les agents criminels des mollahs avaient jeté des prisonniers dans le fleuve Karoun après les avoir sauvagement torturés. Des corps avaient été retrouvés par des pêcheurs.
La Résistance iranienne attire l’attention des organisations de défense des droits d l’homme, spécialement de l’Assemblée générale de l’ONU sur la montée dramatique de la répression en Iran, dont on peut voir des exemples dans ces atrocités. Elle appelle également à déférer le dossier des violations des droits de l’homme en Iran devant le Conseil de Sécurité de l’ONU en vue d’adopter des sanctions contre la théocratie en place.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 septembre 2005
Le 26 septembre 2005

