jeudi, février 2, 2023
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI :Droits humainsIran : le régime inhumain des mollahs prive les prisonniers politiques de...

Iran : le régime inhumain des mollahs prive les prisonniers politiques de soins médicaux

CNRI – Jafar Sarbandi, prisonnier politique de la section 4 de Gohardacht (banlieue de Téhéran), qui se trouvait dans un état de santé déplorable dû au manque de soins médicaux, est décédé dans la matinée du jeudi 2 décembre. Cela faisait à peine une semaine qu’il était arrivé dans cette prison. A cause de la surpopulation au-delà du supportable et du manque d’un minimum de place pour s’allonger, il dormait la nuit dans le froid en face des toilettes de l’infirmerie de la section et ne disposait d’aucun moyen pour se reposer.

La situation sanitaire et médicale à Gohardacht a empiré de manière sans précédent et les défenseurs de la liberté en Iran endurent, en plus de la torture, des maladies et l’absence d’un minimum de soins, étant ainsi condamnés à une mort lente. Les prisonnières politiques connaissent une situation encore bien pire. Dans les  cellules d’isolement règne un froid glacial et les détenus sont dans un dénuement total, accablés de toutes sortes de maladies. Les autorités carcérales ne permettent même pas aux familles d’apporter des médicaments à leurs proches.

Le prisonnier politique Mochallah (Hamid) Haeri, se trouve dans un état grave après une hémorragie interne, des problèmes cardiaques et deux infarctus. Il y a un an, il a fait un accident de voiture. Il a été arrêté alors qu’il se trouvait en réanimation, et incarcéré à la prison d’Evine. Il a été longuement torturé. Il a été condamné à 15 ans de prison pour être allé voir son enfant au camp d’Achraf et son soutien au Moudjahidine du peuple d’Iran. Accusé de « Moharebeh » ou guerre contre Dieu il a été emprisonné à Gohardacht.

Jafar Kazemi souffre d’une terrible sciatique due à la torture. Les criminels de l’infirmerie refusent même de lui soigner les dents, brisées sous les coups, qui le tourmentent jour et nuit. Il a été condamné à mort parce qu’il est allé voir son fils à Achraf.

Mohsen Dokmehchi, commerçant bien connu du Bazar de Téhéran,  est emprisonné depuis 15 mois à Evine parce que sa fille est au camp d’Achraf et qu’il a aidé financièrement les familles des prisonniers politiques. Il est dans un état de santé déplorable.

Fatemeh Zia’i 52 ans, souffre de scléroses en plaque, dont elle subi les crises les une après les autres, en étant privée de tout traitement. Les gardiens lui ont dit : il n’est pas prévu que vous sortiez vivante de cette section. Plus vite vous mourrez, plus vite vous nous débarrasserez et vous serez vous-même débarrassée.

Zahra Assadpour Gorji, 52 ans, souffre d’une grave maladie cardiaque (elle a fait une attaque il y a neuf mois en prison). Reza Jochan, son fils de 25 ans souffre lui d’un asthme aigu et de douleurs aux jambes. Mohammad-Ali Hadj-Agha’i, 62 ans, Motahareh Bahrami et son mari Mohsen Danechpour, 67 ans, qui sont atteints de plusieurs affections, sont dans un état de santé gravement détérioré à cause du manque de soins. Mohsen Danechpour et son fils Ahmad, sont tous deux condamnés à mort. 

M. Mohammad Olia’ifard qui est emprisonné depuis huit mois parce qu’il a accepté d’être l’avocat de prisonniers politiques, est atteint d’un cancer et se trouve dans un état grave. Le procureur criminel de Téhéran Jafari-Dolat-Abadi, refuse son hospitalisation hors de la prison contre l’avis médical.

La Résistance iranienne appelle l’ensemble des organes internationaux de défense des droits humains à condamner cette situation en Iran et demande l’envoi d’une mission pour enquêter sur les conditions de vie des prisonniers politique, en particulier des malades.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 décembre 2010

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe