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Iran: confirmation de la peine de mort d’un prisonnier politique de 62 ans

Mohammad Ali Hadj Agha'i, prisonnier politique condamné à mort en Iran, pour s'être rendu à AchrafAppel international contre l’exécution des prisonniers politiques en Iran

CNRI – La cour suprême du régime des mollahs a confirmé la peine de mort de M. Mohammad Ali Hadj-Agha’i, prisonnier politique de 62 ans, accusé de moharebeh ou guerre contre Dieu, d’être sympathisant de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et de s’être rendu au camp d’Achraf. Il avait été arrêté le 18 septembre 2009 et condamné à mort dans un simulacre de procès.

Le 29 avril dernier, le prisonnier politique Jafar Kazemi, 47 ans,  avait lui aussi vu sa peine de mort confirmée pour moharebeh, « propagande contre le système et coopération avec des groupes d’opposants ». Le crime de Jafar Kazemi est d’avoir un fils à Achraf.

Les bourreaux de Jafar Kazemi et Mohammad Ali Hadj Agha’i les ont soumis à de très fortes pressions pour les contraindre à comparaitre dans un simulacre de procès et faire des aveux forcés. Devant leur échec, ils les ont fait condamner à mort.

Farah (Elmira) Vazehan et Mohammad-Ali Saremi, Mohsen Danechpour-Moghadam et son fils Ahmad, figurent aussi parmi les prisonniers condamnés à mort pour avoir des liens parentaux avec des Moudjahidine d’Achraf.

Les confirmations de peine capitale pour des parents d’Achrafiens surviennent alors que le camp est depuis huit mois sous le blocus du ministère du Renseignement des mollahs et la force terroriste Qods. Avec la coopération du gouvernement irakien et de ses forces, des agents des mollahs sous couvert de parenté avec des résidents, sont postés à l’entrée du camp pour se livrer à de la torture psychologique des Achrafiens.

La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de Sécurité et l’ensemble des instances et organisations de défense des droits de l’homme, notamment la Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU et les rapporteurs spéciaux sur les arrestations arbitraires, la torture et les exécutions, à condamner ces peines capitales sauvages et à intervenir de toute urgence pour empêcher les exécutions de prisonniers politiques en Iran, nommément les parents des Achrafiens.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 septembre 2010