Attaque contre Achraf – Communiqué n° 98
CNRI – Vers 13h aujourd’hui, 1er octobre, les forces répressives irakiennes ont opéré un raid sur la prison de Khalis où étaient détenus illégalement les 36 membres des Moudjahidine du peuple d’Iran pris en otage, pour les transférer de force à Bagdad.
Les otages n’ont pas accepté leur déplacement de force car le tribunal de Khalis avait rendu pour la troisième fois un jugement de remise en liberté et le procureur général de l’Irak avait également annoncé le 30 septembre que « nous avons donné l’ordre à l’ensemble des postes de police de les remettre en liberté où qu’ils se trouvent ».
Cependant, les forces répressives irakiennes ont commis un nouveau crime contre l’humanité en attaquant et en rouant de coups ces otages qui en sont à leur 66e jour de grève de la faim.
Ils les ont menottés et jetés dans des véhicules avant d’être emmenés vers une destination inconnue, alors que la plupart des otages ont perdu connaissance et avaient annoncé une grève de la faim sèche en protestation contre leur déplacement forcé.
Paradoxalement cela se survient au moment où à Bagdad, le Premier ministre Nouri Al-Maliki a annoncé le lancement d’une nouvelle « coalition pour un gouvernement du droit » pour les prochaines élections, dans une cérémonie diffusée en direct à la radio et à la télévision.
Hier, un groupe de députés irakiens a exprimé sa grave préoccupation pour le sort des 36 réfugiés du camp d’Achraf. « Empêcher l’application de la décision du juge est un acte arbitraire, une violation de la loi, une claire violation des droits individuels des citoyens. C’est aussi une insulte manifeste au caractère sacré de la justice. C’est un déni de liberté à ceux dont l’innocence a été prouvée et c’est passible d’une peine de justice », ont-ils déclaré.
Selon l’accord signé par les forces américaines avec chacun des résidents d’Achraf après qu’ils aient rendu leurs armes en échange de leur protection jusqu’à la détermination finale de leur statut, la Résistance iranienne considère l’ambassade américaine en Irak et les forces américaines responsables de la vie de ces otages et de leur retour à Achraf. Elle appelle à une action immédiate le président Obama et les autorités politiques et militaires à cet égard. Ce matin Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, dans une lettre au président Obama et aux autorités politiques et militaires des Etats-Unis, a souligné qu’il était urgent et nécessaire qu’ils entreprennent une action.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 1er octobre 2009

