mardi, novembre 29, 2022
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI :Droits humainsExécutions de deux prisonniers politiques sur ordre de Khamenei

Exécutions de deux prisonniers politiques sur ordre de Khamenei

Maryam Radjavi : la dictature des mollahs se venge sur les familles des Achrafiens et les Moudjahidine du peuple en Iran

CNRI – A l’aube de ce 24 janvier 2011, deux prisonniers politiques, Jafar Kazemi et Mohammad Ali Hadj Agha’i, ont été pendus à la prison d’Evine sur ordre de Khamenei, guide suprême des mollahs.

Le procureur et l’agence de presse officielle du régime iranien ont donné l’énoncé des charges retenues contre eux : Voyage à Achraf, encourager leurs enfant s et leurs proches à se rendre à Achraf, propagande et activités dans la rue et les mosquées durant le soulèvement, prises de vues et de photos des manifestations, interviews de parents de Moudjahidine d’Achraf et collecte d’aide financière pour les membres de l’OMPI à Achraf.

Pour Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, avec ces exécutions barbares la dictature sanguinaire se venge des familles des Achrafiens à la suite du soutien international à la solution proposée par la résistance iranienne après l’échec des manœuvres du régime dans les négociations nucléaires d’Istanbul et sa peur des émeutes populaires. En même temps, le fascisme religieux est de plus en plus isolé sur le plan international, la communauté des nations reconnaissant qu’il refuse de négocier et qu’ils sont dans une impasse.

Jafar Kazemi, 47 ans, prisonnier politique connu pour sa résistance, avec un passé de onze années de détention. D’abor de 1982 à 1991, puis à nouveau arrêté en août 2009, il est arrêté et incarcéré à la section 209 de la prison d’Evine où il passera près d’un an et demi sous la torture. Il avait subi de multiples pressions pour  apparaitre dans une mise en scène ignoble et un semblant de procès afin d’y faire des aveux forcés. Mais il avait refusé de s’y plier et il avait été condamné à la potence sur un dossier vide. Son « crime » principal, comme l’a déclaré le procureur, était de s’être rendu à Achraf pour y voir son fils Behrouz qui y réside.

Le second prisonnier politique, Mohammad-Ali Hadj Agha’i, âgé de 52 ans, a passé 7 années dans les prisons des mollahs. Une première fois de 1983 à 1989. En décembre 2009, lors du soulèvement de l’Achoura, il a de nouveau été fait prisonnier et condamné à mort, accusé de « Moharebeh » ou guerre contre Dieu, pour être allé à Achraf et avoir manifesté.

Ces deux détenus avaient été témoins du massacre des prisonniers politiques en 1988. Sous la torture, leur état de santé s’était gravement détérioré, mais ils avaient été totalement privés de soins médicaux.

Le 5 janvier, Amnesty International avait lancé une « action urgente » disant que Jafar Kazemi, Mohammad Ali Hadj Agha’i et cinq autres prisonniers politiques, attendaient d’être exécutés pour avoir eu des contacts avec l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Jafar Kazemi n’a jamais plié devant ses tortionnaires et dans le simulacre de procès il avait répondu avec témérité au juge du régime : « je ne sais pas de qui vous parlez  avec le terme de monafeghine (nom péjoratif donné par le régime à l’OMPI). Je ne connais que l’organisation  des Moudjahidine du peuple d’Iran.

Le 18 janvier 2011, un des chefs interrogateurs à Evine, dans une dernière tentative pour  briser ces deux résistants de l’OMPI, les avait de nouveau soumis à des pressions pour qu’ils se repentent et demandent leur grâce à Khamenei dans une mise en scène télévisée. Ils avaient même été jusqu’à simuler leur exécution en les emmenant au pied de la potence. Mais les deux résistants n’avaient pas fléchi, refusant de trahir leur idéal. Ils avaient été ramenés en cellule d’isolement, jusqu’à l’aube de ce 24 janvier où sur ordre de Khamenei, ils ont été exécutés.

Des exécutions opérées sans aucune notification préalable aux familles ni à leur avocat.

Mohammad-Ali Hadj Agha’i qui était recherché par le régime des mollahs en janvier 2009, s’était réfugié à Achraf. A ce moment, les forces américaines transféraient la protection du camp aux forces irakiennes et le comité chargé de la répression d’Achraf dans les services du premier ministre de ce pays ont forcé M. Hadj Agha’i à quitter Achraf et  repartir en Iran. Ce sujet avait fait l’objet de trois mois de discussions des représentants d’Achraf  avec les forces irakiennes et américaines.  Les représentants d’Achraf avaient à maintes reprises souligné au colonel Jones, alors commandant des forces américaines et au lieutenant colonel Amir Abdolatif qui commandait les forces irakiennes, que M. Hadj Agha’i et trois autres personnes qui venaient d’arriver d’Iran à Achraf, seraient arrêtés et exécutés s’ils retournaient en Iran.

Malgré toutes ces recommandations, sur ordre du comité chargé de la répression du camp, les forces irakiennes, en violant ouvertement les lois sur le refuge et les règlements humanitaires internationaux, avaient renvoyé M. Hadj Agha’i et ces trois personnes, sous prétexte qu’ils n’avaient aucun passé à Achraf. Pour plaire aux mollahs, ils avaient avancé qu’après le transfert de la sécurité, le gouvernement irakien ne pouvait plus accepter de nouvelle personne à Achraf. Ainsi, au bout de trois mois, le 25 avril 2009, ils avaient dû quitter Achraf  et retourner en Iran.

Jafar Kazemi et Mohammad Hadj Agha’i ont passé près d’un an en cellule d’isolement, sous le coup d’une condamnation à mort.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 janvier 2011

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe