
Les soeurs d’Akbar Daneshvarkar arrêtées à Karadj, ainsi que Massoumeh Ajini, sœur d’une victime du massacre de 1988, arrêtée en banlieue de Gorgan
Appel à la libération des proches des Moudjahidine du peuple
Mmes Akram et Azam Daneshvarkar, sœurs d’Akbar Daneshvarkar, Moudjahidine du peuple exécuté le 30 mars 2026, ont été arrêtées le 18 avril 2026. Elles ont été incarcérées alors qu’elles effectuaient leurs démarches répétées et leurs visites quotidiennes à la prison de Ghezel Hessar, au bureau médico-légal et auprès des autorités judiciaires pour récupérer la dépouille de leur frère.
Afin d’intimider les familles d’autres victimes d’exécution, le pouvoir judiciaire du régime a monté de toutes pièces un dossier contre Akram et Azam, les accusant de « rassemblement et de collusion contre la sécurité nationale et de trouble à l’ordre public », puis les a transférées à la prison de Qarchak à Varamine.
Le seul « crime » commis par ces deux sœurs a été de passer vingt jours à faire des démarches et à se rendre dans divers bureaux afin de récupérer la dépouille de leur frère Akbar, membre de l’OMPI, et de connaitre le lieu de son inhumation.
Akram Daneshvarkar, âgée de 54 ans, a également participé à la campagne des « Mardis non aux exécutions » aux côtés de ses parents, luttant contre la peine de mort pour tenter de sauver la vie de son frère.
Par ailleurs, Mme Massoumeh Ajini, âgée de 63 ans, sœur de Mahmoud Azhini, Moudjahidine du peuple exécuté lors du massacre de 1988, a été arrêtée le 4 avril 2026. Elle avait quitté Téhéran pour s’installer dans la banlieue de Gorgan en raison des pressions croissantes. On ignore pour l’instant où elle se trouve.
Massoumeh avait déjà été arrêtée en 2019 pour avoir réclamé justice pour son frère ; elle avait purgé une peine d’un an à la prison de Fardis, à Karadj. Depuis sa libération, elle n’a cessé d’être surveillée et harcelée par les services de renseignement, faisant l’objet de convocations et de menaces répétées.
La Résistance iranienne appelle le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits de l’homme en Iran à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération des familles et des sympathisants de l’OMPI.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 avril 2026

