lundi, février 6, 2023
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Iran : Plus de 52.100 décès dus au Covid-19 dans 332 villes

· Abadan, le président de la faculté de médecine: la situation est bien plus grave que les gens ne le pensent. A Abadan nous avons dépassé le stade du rouge.

· Le chef du centre sanitaire des sciences médicales de Jondichapour : il manque 11.000 des 29.000 échantillons de test de coronavirus prélevés à Ahwaz.

· Le sous-directeur pour la Recherche au ministère de la Santé : Il existe une forte possibilité d’une deuxième ou même troisième vague, et à chaque vague, il y aura des pertes humaines.

· Le ministère de la Santé a annoncé que la semaine dernière 14 provinces de Hormozgan, Lorestan, Kurdistan, Azerbaïdjan oriental, Ardebil, Khorassan du Nord, Qazvine, Markazi, Yazd, Alborz, Hamedan, Mazandaran, Golestan et Kerman ont connu une tendance à la hausse.

· Le site Asr-e-Iran : c’est ridicule de dire aux gens de la province de Sistan-Baloutchistan de se laver les mains régulièrement. Il n’y a pas d’eau pour se laver les mains.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé dans l’après-midi du 15 juin 2020, que le nombre décès dus au coronavirus dans 332 villes d’Iran a dépassé les 52.100. Le nombre de décès dans les provinces de Khouzistan a atteint 4255, de Qom 3690, de Khorassan-Razavi 3270, de Mazandaran 2825, de Kermanshah 1342, de Kurdistan 1095, d’Ardabil 691, de Bouchehr 486 et de Hormozgan 395.

Le porte-parole du ministère de la Santé du régime clérical a porté aujourd’hui le nombre de victimes des dernières 24 heures à 113, ajoutant : « les provinces de Khouzistan, Azerbaïdjan occidental, Hormozgan, Kurdistan et Sistan-Balouchistan sont dans le rouge. Dans les provinces de Téhéran, Khorassan-Razavi et Bouchehr, les cas d’hospitalisations augmentent. »

Selon le rapport du comité épidémiologique du ministère de la Santé du régime, cité par l’agence Isna hier, « la semaine précédant le 12 juin, on a constaté une tendance à la hausse ou un début du pic dans 14 provinces de Hormozgan, Lorestan, Kurdistan, Azerbaïdjan oriental, Ardabil, Khorassan du Nord, Qazvine, Markazi, Yazd, Alborz, Hamedan, Mazandaran, Golestan et Kerman ».

Malekzadeh, sous-directeur de la Recherche au ministère de la Santé, cité par l’agence Ilna aujourd’hui a indiqué que « hormis trois villes (…) dans le reste des régions, la sécurité est inférieure à 20% et dans les zones rurales qui forment 30% de la population, la sécurité est inférieure à 10%. Les provinces d’Azerbaïdjan occidental, Hormozgan, Khouzistan, Kurdistan, Kermanchah, Sistan-Balouchistan et Bouchehr sont dans le rouge (…) Il existe une forte possibilité d’une deuxième ou même troisième vague de coronavirus, et à chaque vague, il y aura des pertes humaines. »

Saïd Mardani, du centre national de lutte contre le coronavirus a confié à l’agence Mehr aujourd’hui : « le coronavirus n’avait absolument pas disparu pour parler maintenant de son retour, ni même connu une baisse (…) Nous sommes maintenant confrontés à une résurgence des statistiques. »

Minou Mohraz, membre du centre national de lutte contre le coronavirus a affirmé au site Khabar-24 hier que « la seconde vague du Covid-19 a commencé (…) nous aurons un grand nombre de contaminés et de décès. »

Un conseiller municipal de Bandar-Abbas dans le Hormozgan a été cité par l’agence Ilna hier disant : « la situation de Bandar-Abbas empire d’heure en heure, une mauvaise gestion pourrait entrainer une catastrophe irréparable mettant en grave danger la vie de milliers de gens dans la province et la ville de Bandar-Abbas (…) Bandar Abbas est perdu et on ne trouve pas une famille qui ne soit affectée ou inquiète. S’ils n’ont pas suffisamment de personnels, qu’ils fassent appel à des renforts des autres provinces. »

Le site Asr-e-Iran a rapporté les propos du chef du centre sanitaire de la faculté de médecine de Jondichapour, au Khouzistan : « Il manque 11 000 des 29 000 échantillons de test de coronavirus prélevés à Ahwaz» Le président de la faculté des sciences médicales d’Abadan a confié à l’agence Borna aujourd’hui : « cela fait environ une semaine que l’hôpital Ayatollah Taleghani a atteint sa pleine capacité. A l’heure actuelle, nous avons environ 300 patients nécessitant une hospitalisation dans la région, malheureusement les responsables du pétrole ont refusé de mettre l’hôpital Khomeiny à notre disposition. La situation est bien plus grave que les gens ne le pensent. Ces derniers jours nous avons assisté à une hausse des hospitalisations dont beaucoup dans un état grave. En ce moment, la majorité de nos malades hospitalisés sont des jeunes en très mauvaise santé. A Abadan nous avons dépassé le stade du rouge. Il ne faut lever aucune restriction dans cette région. Si cette tendance se poursuit, nos centres médicaux ne pourront plus répondre aux demandes de des gens. »

Dans la province d’Alborz, l’agence IKNA a cité aujourd’hui le président de la faculté des sciences médicales disant que « depuis le début juin, nous connaissons une augmentation de 20% des hospitalisations. »

L’agence Irna a cité aujourd’hui dans une dépêche la faculté des sciences médicales de Bouchehr disant : « cette province fait partie des quelques provinces dangereuses en terme de Covid-19 (…) au point que chaque personne avec laquelle nous sommes en contact peut devenir positive ou porteuse de la maladie. »

La faculté des sciences médicales d’Azerbaïdjan occidental a indiqué à l’agence Borna aujourd’hui que « le nombre le plus élevé d’hospitalisations dans la province a été enregistré le 12 avril, avec 467 malades hospitalisées, mais ce nombre a atteint 564 le 15 juin, qui est le plus élevé ».

Selon le site Asr-e-Iran, aujourd’hui le vice-gouverneur de la province de Zandjan a annoncé que « le coefficient de contamination à Zandjan a atteint 1,24. Les villes de Zandjan et Khorramdareh sont sont au nombre des centres en rouge ».

A Kermanchah, le porte-parole du centre de lutte contre le coronavirus, cité par l’agence Isna aujourd’hui, a expliqué : « nous avons demandé aux gouverneurs de trois villes, notamment de Javanroud, de fermer le cimetière et de ne pas en autoriser l’accès à la population. »

Aujourd’hui le site Asr-e-Iran a écrit : « la province la plus déshéritée du pays est frappée par le coronavirus. Une zone où l’on ne peut pas lutter en utilisant les protocoles sanitaires de Téhéran. Il faut en écrire une nouvelle version. Par exemple, il est ridicule de dire aux gens du Sistan-Baloutchistan de se laver les mains régulièrement. Il n’y a pas d’eau pour se laver les mains. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 15 juin 2020