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NRI – Le 30 décembre 2008, un enseignant a été tué de manière suspecte par des agents du ministère du Renseignement (Vevak) à Dezful, dans le sud de l’Iran. Selon les informations obtenues, M. Ahmad Taqavi un enseignant, avait rencontré un officiel du régime à Dezful pour protester contre les retards touchant le versement de son salaire et les conditions de vie déplorables de sa famille. Le crime a eu lieu sur le chemin du retour. Son corps a été retrouvé le lendemain sur la berge de la rivière Dez à Dezful. Sous la pression du Vevak, le médecin légiste de Dezful n’a pas transmis les résultats de l'autopsie à la famille du défunt.
Par ailleurs, le 31 décembre, des centaines de fonctionnaires de l'éducation s’étaient rassemblés devant le Majlis des mollahs (Parlement – situé en face de la Place Baharestan à Téhéran) pour protester contre les retards de salaires et l’effondrement des « services de régulations exécutives du gouvernement » au Majlis. Dès le début des protestations, les agents du Vevak avaient commencé à harceler et à menacer les enseignants et à rassembler des informations sur leur identité. Ils ont également saisi les téléphones mobiles des enseignants. Les agents répressifs du régime avaient filmé cet acte de protestation. Ils avaient arrêté 12 enseignants, les transférants dans un premier temps au centre de détention n° 11 (Baharestan) puis dans un tribunal situé sur l'avenue Moallem. Craignant l'escalade des protestations des enseignants, les agents de répression avaient finalement été contraints de les libérer.
Il convient de mentionner sous le régime des mollahs, les enseignants iraniens et les fonctionnaires de l’Education n’ont été qu’humiliés, réprimés et enfoncés sous le seuil de pauvreté. En plus de la répression généralisée, ce secteur social négligé a toujours été confronté à des problèmes comme le manque d'emploi, de longs retards dans les salaires et les prestations mensuelles, et la pauvreté. Ces circonstances regrettables ont attisé les protestations des enseignants contre les mollahs au pouvoir.
Mme Soheila Sadegh, présidente de la Commission de l'Education du Conseil national de la Résistance iranienne, a condamné le meurtre du jeune enseignant, Ahmad Taqavi, par les agents du Vevak, tout en saluant les enseignants protestataires. Elle a appelé les défenseurs des droits humains et les syndicats d'enseignants et de l’Education à travers le monde à condamner la répression des enseignants en Iran et à adopter des mesures pour aider à réaliser les droits de leurs collègues iraniens. Elle a également appelé les étudiants et les universités dans le monde à soutenir les enseignants iraniens.
Commission de l'Education du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 janvier 2009

