CNRI – La Résistance iranienne met en garde contre la dégradation de la santé de très nombreux détenus politiques sous l’intensification de la torture, de la répression et des pressions, couplée à l’absence de soins. Elle appelle les organes internationaux concernés à réagir de toute urgence pour leur sauver la vie.
M. Hassan Tarlani, étudiant de 23 ans, est incarcéré depuis quelque temps ans à la prison de Kerman au milieu de prisonniers de droit commun dangereux. Ces derniers jours, pour la énième fois, il a été agressé par des individus provoqués par les services de renseignement des mollahs, avec l’intention de le tuer. Blessé sous la violence des coups, il a été transporté au dispensaire de la prison dans un état grave.
Hassan Tarlani dont la mère et le frère se trouvent au Camp d’Achraf en Irak, avait été arrêté le 20 février 2009 avec un groupe de parents de Moudjahidine d’Achraf et incarcéré à la prison d’Evine. Accusé de Moharebeh (guerre contre Dieu), d’atteinte à la sécurité nationale et de propagande contre le régime, il a été condamné à dix ans de prison et d’exil à la prison de Kerman. Le délit d’Hassan, c’est qu’il possédait chez lui des photos de sa mère et de son frère qui sont à Achraf ! Il est également le petit-fils de Hossein-Ali Safa’i, bazari sympathisant des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), qui a été exécuté en 1981 par la dictature religieuse.
Houd Yazarlou, étudiant de 22 ans, est incarcéré à la section 4 de la maison d’arrêt de Gohardacht. Il a été agressé par des hommes de main du régime en prison le 22 juillet. Ayant reçu des coups violents à la tête, il est dans un état grave. M. Yazerlou a également des parents au Camp d’Achraf. Il a été condamné à trois ans de prisons pour leur avoir rendu visite à Achraf.
Il faut aussi déplorer l’état de santé qui se dégrade d’un autre prisonnier politique, Ali Moezi. Agé de 58 ans, il a des parents à Achraf. Il est détenu à la section 4 de Gohardacht. Il a été condamné à cinq ans de prison. Sous la torture il a perdu un rein et souffre d’une infection à l’autre. Cela fait 20 mois que le réseau d’eau potable de la prison est pollué et que les détenus sont privés de véritables soins. Il souffre un véritable calvaire.
M. Khaled Hardani, est lui aussi à la section 4. Ces derniers jours il a été agressé par des agents qui l’ont battu à coups de matraque. Il a été mis en isolement cellulaire. Les assaillants l’ont menacé de mort, lui et ses codétenus.
La Résistance iranienne appelle toutes les autorités et organisations internationales de défense des droits de l’homme, en particulier le Haut commissaire des droits de l’homme de l’ONU et les rapporteurs spéciaux sur les arrestations arbitraires et la torture de l’ONU à adopter des mesures urgentes pour enquêter sur la situation dans les prisons du régime. Elle leur demande de tout mettre en œuvre pour faire libérer sans condition tous les prisonniers politiques iraniens.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 juillet 2010

