
• Dans une nouvelle mesure inhumaine, le prisonnier politique Mojtaba Taqavi, dont le frère Mohammad, membre de l’OMPI, vient d’être exécuté, a été interné en hôpital psychiatrique
• Nouvel appel à une visite des prisons iraniennes par la mission internationale d’établissement des faits de l’ONU
Le prisonnier politique Bijan Kazemi, 45 ans, a été condamné au total à 37 ans et 6 mois de prison par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge bourreau Abolqassem Salavati. Il a subi 16 mois de détention arbitraire, d’interrogatoires et de tortures éprouvantes dans des lieux secrets et des quartiers sécuritaires.
La situation en Iran et dans la région a atteint un point critique et dangereux.
La position de l’Union européenne exige d’éviter toute politique qui renforce le régime dans sa confrontation avec le peuple iranien.
Notamment, elle ne doit plus garder le silence sur la tragédie… pic.twitter.com/m41lXkyLd6— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 26 mai 2026
Bijan Kazemi a été arrêté le 21 janvier 2025 par les services de renseignement à Kouhdacht, puis transféré au quartier 209 de la prison d’Evine, où il a été mis sous la torture. Après l’évacuation de la prison d’Evine en juillet 2025, il a été transféré à Fashafouyeh avant d’être renvoyé à Evine en octobre 2025. Dans un communiqué publié le 4 juillet 2025, le secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne affirmait que « les interrogateurs prétendent qu’il aurait fourni une arme à l’auteur de l’attaque contre Razini et Moghisseh, deux juges criminels de haut rang de l’appareil judiciaire de Khamenei. Bijan Kazemi avait déjà été arrêté en avril 2020 et détenu pendant plus de deux ans à la prison de Khorramabad ».
Dans une autre mesure inhumaine, le prisonnier politique Mojtaba Taqavi, 58 ans, frère du membre de l’OMPI Mohammad Taqavi, exécuté le 30 mars 2026, a été interné à l’hôpital psychiatrique d’Aminabad, Une décision qui accroît encore la pression exercée sur lui et sa famille.
Mojtaba Taqavi a été arrêté en mars 2024 uniquement en raison de ses liens avec son frère membre de l’OMPI. Après des mois de torture et d’interrogatoires, il avait été condamné en octobre 2024 à 6 ans et 7 mois de prison. Les autorités pénitentiaires l’ont soumis à de mauvais traitements constants et, après l’exécution de son frère, ont entravé la remise de ses médicaments.
Le fascisme religieux au pouvoir en Iran, craignant l’explosion de la colère populaire et cherchant à empêcher un soulèvement, tente d’instaurer un climat de terreur en intensifiant les exécutions et la répression, en aggravant les peines de prison et le harcèlement des prisonniers politiques. La Résistance iranienne réitère la nécessité d’une visite des prisons iraniennes par la mission d’établissement des faits des Nations unies et d’entretiens avec les détenus, en particulier les prisonniers politiques.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 mai 2026

