
• Ils auraient été conduits à la prison de Ghezel-Hessar, lieu d’exécution des peines capitales, et se trouveraient en danger imminent d’exécution
• Appel international urgent pour obtenir des nouvelles de ces prisonniers et sauver leur vie
À l’aube de ce vendredi 8 août 2025, les bourreaux de Khamenei ont renvoyé à la prison d’Evine un groupe de détenus qui avaient été transférés en juillet à la prison de Fashafouyeh. Mais cinq prisonniers politiques condamnés à mort — Vahid Bani Amerian, Pouya Ghobadi, Shahrokh Daneshvarkar, Mohammad Taghavi et Babak Alipour — ont été violemment séparés des autres sous une pluie de coups et emmenés vers un lieu inconnu. Certains disent qu’ils auraient été transférés à la prison de Ghezel-Hessar, où sont menées les pendaisons.
Vendredi matin 8 août 2025, les geôliers du régime ont fait revenir à la prison d'Evin les prisonniers transférés d'Evin à Fashafoyeh en juillet. #StopExecutionsInIran
Cependant, cinq prisonniers politiques condamnés à mort, Vahid Bani-Amerian, Pouya Ghobadi, Shahrokh… pic.twitter.com/CwFHLYj7Z1— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 8 août 2025
En décembre 2024, ces prisonniers avaient été condamnés à mort par la 26ᵉ chambre du tribunal de la révolution de Téhéran, présidée par le juge cruel Iman Afshari, pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran », « rassemblement et collusion contre la sécurité de l’État » et « insurrection armée contre le régime ».
• Babak Alipour, 34 ans, licencié en droit, arrêté en janvier 2024. Il avait déjà été arrêté en novembre 2018 à Rasht et emprisonné pendant quatre ans.
• Pouya Ghobadi, 33 ans, ingénieur électricien, arrêté en mars 2024. Il avait déjà été arrêté à deux reprises auparavant.
• Shahrokh (Akbar) Daneshvarkar, 58 ans, ingénieur en génie civil, arrêté en janvier 2024.
• Mohammad Taghavi, 59 ans, ancien prisonnier politique des années 1980 et 1990, arrêté en 2020 et emprisonné trois ans pour liens avec l’OMPI.
• Vahid Bani Amrian, 33 ans, titulaire d’un master en gestion, arrêté en janvier 2024. Il avait déjà été arrêté à plusieurs reprises depuis 2017, pour un total de quatre années passées en prison.
La Résistance iranienne appelle le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, sa Rapporteuse spéciale sur l’Iran et les autres instances compétentes de l’ONU à intervenir de toute urgence pour obtenir des nouvelles sur la situation de ces cinq prisonniers et leur sauver la vie.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 aout 2025

