
Le régime iranien tente délibérément de tromper les inspecteurs de l’ONU en charge de la mise en œuvre de l’accord nucléaire signé l’été dernier, selon un groupe de dissidents iranien de premier plan, qui affirme que Téhéran a créé un « comité secret » en charge de fournir de fausses informations à l’Agence internationale de l’énergie atomique, écrivait lundi le Washington Times.
Le rapport du Washington Times affirmait que :
Selon le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le comité secret est composé de hauts responsables de la Garde révolutionnaire islamique iranienne (pasdaran) et du ministère de la Défense et de la logistique des forces armées, qui « travaillent pour couvrir » les possibles dimensions militaires du programme nucléaire iranien en cours.
Le rapport ajoute :
Au cours des années 2000 notamment, les revendications du CNRI ont décrit l’existence de l’installation d’enrichissement d’uranium iranienne de Natanz et de l’installation de plutonium et d’eau lourde d’Arak, deux exploitations qui devinrent plus tard le centre de l’attention internationale et de la méfiance envers les activités nucléaires de Téhéran.
Selon l’accord nucléaire conclu entre l’administration Obama, l’Iran et d’autres puissances mondiales en juillet, la République islamique a accepté de réduire ses activités nucléaires en échange d’un allégement des sanctions économiques de la part de l’Occident.
Il a également été convenu de veiller à ce que ses activités nucléaires en cours n’aient pas de possible dimension militaire, en ouvrant les activités aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le groupe de surveillance nucléaire principal de l’ONU.
Selon la déclaration du CNRI de mercredi dernier, l’Iran a ensuite spécifiquement créé un comité secret ayant pour but de régler les différends persistants sur sa potentielle dimension militaire avec l’AIEA.
Ainsi, le comité est activement en train « d’établir des scénarios appropriés pour un usage non-militaire du programme [nucléaire], qui semblerait plausible à l’AIEA, et de faussement convaincre la communauté internationale que l’Iran n’a jamais cherché à avoir la bombe nucléaire », a déclaré le CNRI dans un communiqué. « Ce comité a préparé les réponses des potentielles dimensions militaires livrées à l’AIEA le 15 août 2015 ».
Parmi les plus grands problèmes liés à la question de la potentielle dimension militaire, il y a les détonateurs d’explosifs appelés détonateurs EBW (Exploding Bridge Wire), selon le CNRI, qui a affirmé mercredi dernier que ces détonateurs constitueraient une partie intégrante d’un programme de développement d’un dispositif nucléaire à implosion.
Le groupe dissident a affirmé que l’AIEA avait déclaré dans un rapport datant de septembre 2014, que les responsables iraniens avaient donné « des informations et des explications à l’Agence, sur le travail de l’Iran après 2007 en relation avec l’application de détonateurs EBW dans l’industrie du pétrole et du gaz, qui n’étaient pas incompatibles avec des pratiques de l’industrie spécialisée ».
Selon le CNRI, Téhéran élabore des documents falsifiés et échange des communications entre le ministère du Pétrole et du ministère de la Défense pour prouver que les détonateurs EBW ont été produits et utilisés par l’industrie pétrolière. Mais, selon le CNRI, la National Iranian Drilling Company (NIDC), qui est responsable de tous les forages de pétrole et de gaz, n’a même pas reçu un seul de ces détonateurs, qui ont été produits par le ministère de la Défense.
« Cela rend les prétentions du régime tout à fait faux » a déclaré le groupe dissident.
Le groupe affirme que ses affirmations sont fondées sur un travail important de collecte de renseignement par des membres des Mujahedin-e Khalq.

