mardi, décembre 6, 2022
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Washington réfléchit aux sanctions à imposer à l’Iran

Washington réfléchit aux sanctions à imposer à l'Iran Agence France Presse – Les Etats-Unis sont en train de réfléchir aux sanctions qui pourraient être imposées par les Nations unies à l’encontre l’Iran pour son programme nucléaire controversé, ont indiqué vendredi des responsables américains.

Ces sanctions pourraient aller du gel des actifs iraniens à des restrictions sur les voyages de certaines personnalités du régime de Téhéran, a-t-on précisé de même source.

La Russie, les Etats-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne et la France ainsi que l’Allemagne auront mardi prochain à Moscou des discussions sur le dossier nucléaire iranien en marge d’une réunion des directeurs politiques des pays du G8 qui sera également axée sur le dossier nucléaire iranien et sur des éventuelles mesures punitives à mettre en oeuvre si l’Iran continue son programme nucléaire au mépris des règlements internationaux.

Nicholas Burns, le numéro 3 du département d’Etat va tenter de trouver un consensus sur ce sujet avec ses partenaires européens et avec le Canada, la Russie, la Chine et le Japon a indiqué le porte-parole du département d’Etat Sean McCormack.

"Ces rencontres doivent permettre de préparer le terrain… pour de nouvelles étapes diplomatiques, des actions concrètes prises par le Conseil de sécurité et l’Onu pour accroître la pression sur le régime iranien", a-t-il dit.

Les Etats-Unis sont favorables à des mesures dures contre l’Iran.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice avait suggéré jeudi au Conseil de sécurité de l’Onu d’adopter une résolution sur l’Iran en vertu du Chapitre Sept, qui prévoit notamment l’usage de la force.

"Une chose que le Conseil de sécurité possède et que l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique, ndlr) n’a pas, c’est la possibilité de contraindre, par le biais des résolutions dans le cadre du Chapitre Sept, les Etats membres de l’Onu à obéir à la volonté du système international", avait dit Mme Rice.

Le chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général Yahya Rahim Safavi, a de son côté mis en garde vendredi les Etats-Unis contre toute attaque contre l’Iran en affirmant que les forces américaines en Irak et dans la région étaient "vulnérables".

Selon McCormack plusieurs options sont envisageables si l’Iran continue de défier le Conseil de sécurité, qui a donné à Téhéran jusqu’au 28 avril pour suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.

"Cela inclurait le gel des actifs … et aussi des restrictions sur les voyages de certains membres du régime" iranien, a-t-il dit devant la presse.

Sur le plan bilatéral, il a ajouté que les Etats Unis pourraient aussi réduire les quelques relations commerciales qui existent encore avec l’Iran comme l’importation de tapis et de pistaches.

Mais pour l’instant il n’est pas prévu de toucher au pétrole et au gaz iranien qui sont des secteurs cruciaux pour l’économie iranienne, a précisé un responsable du département d’Etat qui a requis l’anonymat.

"Une des choses que nous ne voulons pas faire est d’augmenter la souffrance du peuple iranien (…) nous voulons mettre la pression sur le régime", a-t-il dit.
Mardi dernier, l’Iran a annoncé avoir procédé à un enrichissement substantiel d’uranium, contre la volonté du Conseil de sécurité de l’Onu et de l’AIEA, suscitant de nombreuses réactions négatives dans le monde.

Téhéran affirme procéder à l’enrichissement d’uranium pour une utilisation pacifique du nucléaire, mais il est soupçonné par les Occidentaux de vouloir fabriquer une bombe atomique.

Le chef de l’AIEA Mohammed ElBaradei doit établir fin avril un rapport évaluant la réponse iranienne aux demandes du Conseil de sécurité. Après trois ans d’investigation, l’AIEA n’a pas été en mesure de dire si les ambitions nucléaires iraniennes étaient pacifiques ou non.

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