vendredi, janvier 27, 2023
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Vidéo – Le maire Jean Pierre Muller à la fête de Norouz avec la Résistance iranienne à Tirana

Vidéo - Le Jean Pierre Muller conseiller départemental du Val d’Oise à la fête de Norouz avec la Résistance iranienne à Tirana

Jean Pierre Muller conseiller départemental du Val d’Oise Maire de Magny-en-Vexin, participait le 20 mars dernier à la cérémonie du Nouvel An iranien en présence des membres de la Résistance iranienne en Albanie.

Aux côtés de Bruno Macé, maire de Villiers Adam, Maryam Radjavi, présidente-élue de la Résistance iranienne, le révérend George Frendo, archevêque de Tirana, Elona Gjebrea, ministre adjoint de l’Intérieur albanais, Pandeli Majko, ancien Premier ministre albanais et David Muniz, ambassadeur américain adjoint en Albanie, les participant ont souhaité que la nouvelle année soit celle de la rupture des chaînes de la dictature religieuse au pouvoir en Iran. 

Dans son intervention, le maire Jean Pierre Muller, a déclaré : 

«‌ Madame la présidente, chère Maryam Radjavi,

Chers amis des Moudjahiddines du Peuple,

Mesdames et messieurs les honorables représentants des autorités civiles ? politiques et religieuses des pays amis qui sont représentés ici aujourd’hui, chers amis,

Après les discours que vous venez d’entendre, de nos amis américains, Robert Torricelli, John Bolton ; de nos amis albanais, l’ancien premier ministre Pandeli Majko, les ministres albanais, et avec ces mots de Pandeli Majko pertinents, justes, comme tous les autres, mais les siens tellement empreint d’humanisme. Le discours du cœur disait-il tout à l’heure. Le discours du cœur c’est le discours de la vérité et de la justice. Alors après tous ces orateurs, comment-vous dire les choses ? La tâche n’est pas aisée, elle n’est pas simple, et je dirai même qu’elle est très difficile. Alors je vais vous faire part de mon sentiment à cet instant. Je vais vous dire ce que j’ai vécu ce matin en venant de l’hôtel à ici en entrant dans cette salle.

Jean-Pierre Muller à la fête de Norouz avec la Résistance iranienne

Je vais même vous dire qu’hier quand je suis parti et que mon ami Bruno Macé, maire de Villiers-Adam, nous avons quitté Paris dans le froid, sous la pluie, emmitouflés dans nos manteaux, et ce matin nous avons abandonné nos manteaux et nous sommes venus de l’hôtel ici sous un très beau soleil, avec une belle matinée. Et lorsqu’on est sortis de la voiture, pour venir jusque-là, je commençais à avoir les yeux qui pleuraient. J’ai mis mes lunettes de soleil et c’est passé. Naturellement, en entrant j’ai enlevé ces lunettes de soleil, on en a pas besoin à l’intérieur, mais les larmes me sont venues aux yeux. Les larmes me sont venues aux yeux parce que j’ai entendu l’ampleur de vos acclamations, pour tous les invités qui arrivaient. Et cela m’a particulièrement touché. J’ai eu les larmes aux yeux parce que j’avais peur pour vous. Nous avions peur pour vous pendant des années et des années. Nous avions peur de ne jamais vous connaître, si ce n’est par écran de télévision ou d’ordinateur interposé. Comme on a été reconnus tous les deux, hier par Parissa et ses sœurs à l’aéroport de Vienne, et quand je dis ses sœurs c’est mes sœurs, nos sœurs.

On avait peur pour votre sécurité, on avait peur de ne jamais vous connaître. On avait peur comme l’ont dit les orateurs précédents que cela se finisse très très mal pour vous, avec les attaques comme celles que vous avez subies en 2013 et où la barbarie a un temps gagné. Et quand je parlais du discours plein d’humanisme, empreint de justice de l’ancien premier ministre que je connaissais en photo, que je ne connaissais pas, et bien là aussi mon cœur a battu plus fort, parce que le monde change. Il y a tellement de gens qui n’acceptent pas les autres. Dans cet Occident qui vit bien, en France comme ailleurs, il y a tellement de gens qui disent « C’est pas notre affaire. On ne peut pas accepter toute la misère du monde. On ne peut pas accepter tous les réfugiés du monde. » Je ne connaissais pas Tirana, je ne connaissais pas l’Albanie, j’ai fait un mémoire sur l’Albanie quand j’étais étudiant, mais j’ai entendu des mots ici de la part de l’ancien premier ministre et de ses amis, et si j’ai bien compris, toute t
endance politique confondue, qui me font chaud au cœur, et qui me disent que la justice et la liberté et le respect des autres finiront par triompher grâce à des gens comme ça.

Alors si j’ai eu les larmes aux yeux tout à l’heure c’est pas par faiblesse, ce n’est pas par sensiblerie, c’est tout simplement parce qu’ici, et ça a été dit aussi, je me sens avec les miens. Vous êtres très nombreux, 3000 a-t-on dit, mais j’ai l’impression que je vous connais tous. Et ce ne sont pas des propos de circonstance, que vous êtes tous des amis, des frères et des sœurs. Parce que dans le combat, pour le combat pour les droits de l’homme, eh bien nous sommes tous de la même famille. Nous avons tous les mêmes valeurs et nous sommes tous des frères et des sœurs. C’est pour ça que j’avais les larmes aux yeux tout à l’heure.

Et si je suis là aujourd’hui avec Bruno Macé, si en tant que co-président des 14000 maires de France, du comité des maires de France, pour la défense que nous avions organisé pour la défense d’Ashraf, aux côtés de Jean-François Legaret, le maire du 1er arrondissement de Paris, et aux côtés de Jacques Boutault, le maire du 2ème arrondissement de Paris, qui ne peuvent pas être à Tirana aujourd’hui. Il y a 36000 maires en France, il y a 36000 mairies et la France c’est quoi ? Sans donner de leçons aux autres, c’est la patrie, comme l’on dit, c’est une réalité des droits de l’homme. C’est le pays qui a écrit la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ; c’est le pays qui a comme devise au-delà de son drapeau – bleu, blanc, rouge – les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui sont au fronton de toutes les mairies, c’est écrit sur toutes les mairies des 36000 communes de France.

C’est aussi pour cela que nous sommes à vos côtés, parce que la France c’est le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité encore une fois. Et votre combat pour la liberté, pour un Iran libre, c’est notre combat, c’est le combat de la France, c’est le combat de tous les gens épris de liberté, où que ce soit. S’il y a des attaques à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, c’est notre combat à tous. Et naturellement, nous ne pouvons pas supporter, parce que c’est insupportable. Eh bien ce qui se passe chez vous, l’inégalité entre les hommes et les femmes, la peine de mort, l’absence de libertés ; ça a été dit, je ne vais pas le redire, c’est aussi pour cela que nous sommes à vos côtés au quotidien.

Mais quand vous nous dites merci, vous vous trompez. Vous n’avez pas à nous remercier, c’est ce qu’on disait aussi en arrivant. Nous faisons si peu. C’est si confortable à Paris de dire ou d’être là ce matin, même s’il faut l’être là, ceux qui sont les vrais combattants de la liberté, qui sont au front, parce que je crois qu’il faut dire les choses comme ça, à la pointe du combat, eh bien, c’est vous, c’est les combattants de la liberté, ça a été dit aussi ce matin. C’est les Moudjahiddines du Peuple. Vous êtes l’alternative, vous êtes l’alternance, vous êtes de vrais combattants de la liberté. A l’instar de Jean Moulin, chez nous. Jean Moulin c’est l’icône de la résistance contre les Nazis. Eh bien quelqu’un l’a dit tout à l’heure, je crois que c’est Robert Torricelli ou John Bolton, où que vous soyez, vous devez être un combattant. Mais c’est sûr que ce n’est pas facile d’être un combattant à Téhéran ou en Iran parce qu’on sait quelle est la répression qui sévit là-bas.

Donc vraiment, je crois que si nous sommes ce matin, aujourd’hui à vos côtés, c’est parce que nous partageons des valeurs communes. Et pour terminer mon propos, et pour revenir un peu avec ce qui a été dit auparavant, je crois que nous sommes selon mon calendrier – si je puis dire les choses comme ça – en 2017. Selon le calendrier que l’on fête aujourd’hui, avec le nouvel an, en l’an 1396. J’ai commencé par une confidence, permettez-moi d’en faire une autre. Moi je trouve le temps long, particulièrement long. Parce qu’on se voit à Villepinte, on se voit à Auvers, on a l’honneur et la joie d’être à vos côtés ici à Tirana, moi je veux que le temps aille plus vite, et on peut quelques fois désespérer. L’orateur précédent disait on libèrera l’Iran l’année prochaine, si c’est le mois prochain c’est mieux que dans deux mois ; si c’est dans trois mois c’est mieux que dans un an.

Mais tous les murs finissent par tomber. Quelques fois ils ne se fendent même pas, ils tombent d’un seul coup et on l’a vu. Un autre grand défenseur de votre cause, de notre cause, Íngrid Betancourt, elle est citoyenne d’honneur de ma ville Magny-en-Vexin. Longtemps j’ai cru qu’on ne la reverrait jamais. Et elle est à nos côtés. Nelson Mandela, je pensais aussi que jamais il ne sortirait de prison j’ai rencontré un de ses meilleurs amis en Afrique du Sud. Ils ont tenu et d’un seul coup, si je puis dire les choses comme ça, eh bien il a retouvré la liberté. Donc je crois vraiment que là aussi le temps du régime des mollahs est compté parce que la liberté, l’égalité, la fraternité finissent toujours par triompher. Et comme cela a été dit aussi, même quand l’hiver est rigoureux, quand on a l’impression que plus rien jamais ne poussera, n’éclora, les images qui ont été montrées tout à l’heure, et les films qui ont été montrés, montrent que les fleurs fleurissent, fleurissent, fleurissent… et je crois que bientôt il y aura un beau printemps en Iran.

C’est Albert Schweitzer, qui disait « là où vous êtes, faites toujours en sorte de montrer, de faire preuve de davantage d’humanité pour les autres, c’est de cela dont dépend l’avenir du monde ». Vous êtes ces combattants de la liberté, vous faites en sorte de montrer toujours davantage d’humanité pour les autres. Donc ce combat nous allons le gagner, et nous allons le gagner parce que l’Iran des mollahs ce n’est pas l’Iran. L’Iran c’est le vôtre, c’est celui de la liberté, de l’égalité, de la fraternité dont vous êtes les meilleurs modèles. »

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