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Une solution pour l’Irak ne peut s’appuyer que sur le départ du Premier ministre Maliki

Intervention au grand rassemblement de Villepinte – 27 juin 2014
Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères
je ne peux pas résister – en m’appuyant sur ce qui vient d’être dit par Madame Radjavi – de demander aux responsables du ministère des Affaires étrangères de France de venir vous voir, de venir vous contempler, de venir parler avec vous, de s’émerveiller avec tout le monde sur votre nombre qui dépasse 100 000 personnes, de reprendre les mots qui ont été prononcés par tous les orateurs ici et qui forment au contraire une ronde, une chaine, qui reprend les valeurs de la République française.

 
Vous vous battez – et Maryam Radjavi la première – pour l’égalité des hommes et des femmes, pour le rôle des femmes en politique. Et ça, dans le Moyen-Orient c’est extraordinaire. Vous avez une vision très claire de la nécessaire séparation de la mosquée et de l’État, vous ne voulez pas que se mélangent les chefs religieux et les chefs politiques. C’est exactement ce que dans la République française à sa création on a voulu également, vous êtes un exemple pour tout le Moyen-Orient et pour au-delà.

La nécessaire mise à bas de la république des mollahs, il n’y a pas de possibilité de mélanger ces deux mots, république et mollahs, ce n’est pas possible. Il faut au contraire – comme vous le demandez – que seules des élections puissent désigner les représentants du peuple iranien.

Et puis il y a aussi quelques éléments juridiques que je dois rappeler. Pendant très longtemps – devant toutes les juridictions françaises, européennes, internationales – le débat a eu lieu entre les représentants des Moudjahidines du peuple et les représentants des légalités nationales. Tout ça a été balayé.  Ce qui demeurait, une contre-propagande, une propagande contre vous, faite par le régime des mollahs, a été détruite par toutes les juridictions, y compris les juridictions françaises. Les représentants municipaux et les représentants nationaux qui viennent de vous parler ont fait lie de ces accusations.

Je voudrais dire un mot de ce qui se passe actuellement à côté de votre pays, autour de votre pays.
Nous avons déjà eu l’occasion ensemble de dire ce que nous pensions du régime de M. Maliki. Ce qui se passe en ce moment en Irak et qui a été souligné, c’est la conséquence directe des erreurs et de l’oppression du régime de M. Maliki.

Il ne faut pas qu’on confonde les choses. Bien sûr, il y a des dangers, bien sûr il y a des extrémismes, bien sûr il y a une lutte à entreprendre. Mais la disparition programmée et presque déjà achevée de l’Irak entrainera encore plus de souffrances.  Une solution ne peut s’appuyer que sur l’éviction, le départ du Premier ministre Maliki.

Maintenant, je vous souhaite non pas d’être encore plus nombreux l’année prochaine, parce que j’espère que vous serez à Téhéran l’année prochaine. Mais je vous remercie d’avoir choisi la France pour cette réunion magnifique, je vous remercie de bien vouloir considérer que le peuple français est de votre côté et qu’il n’est pas pour le régime religieux de Téhéran.

Bonne fin de réunion, bonne démocratie à construire, merci d’être aussi courageux, d’être aussi tenaces, et comme l’a dit Madame Maryam Radjavi, d’avoir osé affronter partout – chez vous en Iran, ici dans l’exil et dans le monde entier – ce régime odieux et qui disparaitra.
 

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