lundi, janvier 30, 2023
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Une sénatrice espagnole témoigne du rassemblement de la Résistance iranienne

Un chemin d’espérance

Par GARI DURÁN *

El Mundo (Espagne), 23 juin – C’est la troisième fois cette année que je vais à un événement organisé par la Résistance iranienne. Il est probable que vous ne connaissiez pas l’existence de ce groupe et, bien sûr, impossible de le relier aux dernières élections iraniennes. En ce qui concerne cette dernière question, la raison en est simple : il n’y a pas participé. La raison ? Ce n’est pas le manque d’intérêt, mais plutôt le fait que sa simple présence dans le pays aurait signifié la prison ou la mort. Par conséquent, le groupe d’opposition iranien manque de représentation politique dans le pays et ses membres sont contraints de vivre en exil. Cela fait 10 ans, à la fin juin, que la vaste diaspora qui s’étend de l’Europe aux USA et au Canada, se réunit à Paris pour réaffirmer son attachement à la liberté et son espoir de voir la démocratie arriver enfin en Iran.

Je l’ai dit au début, c’est la troisième fois que je m’implique dans un événement organisé par la Résistance iranienne. Le premier était le 9 mars à l’occasion de la Journée de la femme. A cette époque, j’ai appris de première main un fait surprenant dans le marasme du Printemps arabe qui devient l’automne du fondamentalisme islamique. Sa dirigeante, Maryam Radjavi, une femme belle et menue, avec une énorme force intérieure, a pilonné les 10 points sur lesquels elle fonde son programme de gouvernement. L’un après l’autre, on les reconnait comme ceux qu’un démocrate signerait sans hésitation : des élections libres, la liberté de culte, l’égalité entre les hommes et les femmes, la séparation de la religion et de l’Etat, le respect des minorités ou l’abandon du programme nucléaire. Un programme, un engagement, quelque chose de reconnaissable, rien à voir, donc avec les révolutions qui ont renversé les régimes dans la région et nous avons accueillies avec enthousiasme, sans rien connaitre des adversaires et de leurs intentions.

La deuxième fois, je suis allé au Parlement européen pour soutenir la question la plus urgente pour la Résistance iranienne : la situation des réfugiés dans le camp Liberty. Il y a des milliers d’exilés en Irak, que l’ONU a forcés de partir de la Cité d’Achraf, leur foyer depuis 26 ans, pour un autre camp, sans aucune mesure de sécurité. Le résultat ? Trois bombardements à la roquette en quatre mois, des morts, des blessés, l’indifférence de l’ONU et la complicité du régime irakien.

Aujourd’hui, je suis ici à nouveau, aux côtés de plus de 600 personnalités de 47 pays, avec la ferveur des plus de 100.000 exilés iraniens. Dans l’ambiance, l’espoir qu’un jour ils pourront tous revenir dans un Iran libre.

* Gari Duran est sénateur du Parti populaire

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