mercredi, novembre 30, 2022
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Une étude statistique – Le statut des travailleurs iraniens après l’accord sur le nucléaire

Une étude statistique - Le statut des travailleurs iraniens après l'accord sur le nucléaire

CNRI — À la suite de l’accord sur le nucléaire du régime iranien avec les P5+1, l’un des indicateurs économiques de l’Iran est le statut des travailleurs iraniens et en comparant leur situation à celle des travailleurs dans d’autres pays du monde.

La télévision d’État iranienne a diffusé un rapport en mars 2016 qui montrait des travailleurs iraniens faisaient exploser leur colère face au journaliste qui tentait de les interroger sur leur revenu.

Le premier travailleur fulminait : « Si vous voulez résoudre un problème, attaquez-vous à ses racines ! Où étaient-ils lorsque l’article 44 de la Constitution a été adopté ? Notre usine a déjà vendu ses niches, et nos machines ont été pillées. Où était le soi-disant responsable ? »

Le journaliste leur a demandé comment ils ont vécu en dépit de ne pas avoir reçu leur salaire pendant cinq mois.

Le second travailleur a déclaré : « On n’a pas vécu ! Des problèmes… des problèmes… la pauvreté… emprunter de l’argent ici et là… et l’indigence ! Vous savez déjà comment nous vivons maintenant. »

Un troisième travailleur a déclaré : « J’ai peur de dire les faits, parce que si je leur dis, mon manager va commencer à me narguer avec mes mots, puis il va me virer. Quand je serai viré, vous me soutiendrez personnellement ?

Ces travailleurs ont parlé de la fermeture des usines et des salaires impayés.

Un examen de la norme salariale pour les travailleurs et combien de problèmes de leur vie au jour le jour sont résolus avec ce montant de la rémunération, est révélateur.

Le salaire minimum fixé pour les travailleurs en Iran pour 2016 est de 8,121,640 rials (268 dollars américains) par mois.

Entre-temps, le 1er décembre 2015, Gholamreza Abbasi, le Secrétaire général du Conseil suprême du travail du régime, a annoncé à la télévision d’État qu’en Iran « 80 % des travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté. »

Cela constitue plus de la moitié de la population.

Le 22 novembre 2015, la télévision publique iranienne a cité Ali Rabiei, ministre du régime du travail, en disant : « La majorité de la population, plus de 40 millions de personnes, sont issue de la classe ouvrière qui est une très grande partie des 75 millions de personnes qui vivent en Iran. »

Selon la loi du travail du régime, le salaire minimum des travailleurs devrait être basé sur le taux d’inflation et les moyens de subsistance d’une famille de 4 personnes.

Conformément à l’article 41 du Code du travail :

1. Le salaire minimum des travailleurs est déterminé en fonction du pourcentage de l’inflation annoncée par la Banque centrale de la République islamique d’Iran.

2. Le salaire minimum doit être déterminé sans examen aux profils physiques et mentaux des travailleurs ou les caractéristiques du travail assigné. Le montant doit être suffisant pour entretenir un nombre standard de membres de la famille annoncées par les autorités.

Alors que le salaire minimum est déterminé en fonction du taux d’inflation et les moyens de subsistance d’une famille de 4 personnes ; néanmoins, chaque année, le régime prétend faussement avoir un taux d’inflation inférieur, laissant ainsi un salaire minimum restreint pour les travailleurs.

Selon l’ILNA, agence de presse gérée par l’État, le 4 avril 2016, Fatollah Bayat, le président du Syndicat des travailleurs de contrat, a déclaré : « la communauté des travailleurs n’est pas satisfaite de l’augmentation du taux de 14 % de leurs salaires depuis le taux d’inflation de 12 % — qui est calculée sur la base de 330 produits par le Centre de la statistique — ils ne sont pas tangibles pour la communauté des travailleurs et ils ne peuvent pas être une bonne mesure pour déterminer le niveau de vie des travailleurs parce qu’un travailleur ne peut pas se permettre d’acheter plus de 250 de ces produits dans toute sa vie”.

L’Iran est très bas dans le tableau global des salaires pour les travailleurs, et le revenu d’un travailleur iranien est lamentable par rapport aux salaires des autres pays.

Le journal gouvernemental Siasat rapporté le 8 octobre 2015 : « Le salaire iranien se classe 138e sur 148 pays dans le monde. »

L’Agence de presse affiliée à l’État, Mehr News, a rapporté le 28 juin 2015 : « Selon les statistiques récemment publiées du salaire horaire minimum des travailleurs dans les différents pays du monde, les personnes soumises au Code du travail iranien, qui sont appelés les travailleurs, détiennent moins de revenus que dans les autres pays du monde. Par exemple, un revenu d’un travailleur en Australie est 8,4 fois supérieur à cette petite quantité de revenus, à savoir le revenu horaire régulier sans heures supplémentaires et autres avantages d’un travailleur en Iran. En d’autres termes, la force de travail en Australie a un revenu 8,4 fois plus élevé que la force de travail en Iran. »

 

L’agence de presse Mehr News a publié ces chiffres le 28 juin 2015 :

Le tableau du salaire horaire dans 27 pays du monde — selon l’Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE)

 

Pays

Salaire en $

Salaire en Rials

Salaire minimum en Rials

Australie 

9.54

314820

60445440

Luxembourg

9.24

304920

58544640

Belgique

8.57

282810

54299520

Irlande

8.46

279180

53602560

France

8.24

271920

52208640

Pays-Bas

8.20

270600

51955200

Nouvelle-Zélande

7.55

249150

47836800

Allemagne

7.19

237270

45555840

Canada

7.18

236940

45492480

Royaume-Uni

7.06

232980

44732160

Etats-Unis

6.26

206580

39663360

Corée du sud

5.85

193050

37065600

Japan

5.52

182160

34974720

l’Espagne

5.37

177210

34024320

Slovénie

5.14

169620

32567040

République Tchèque

4.42

145860

28005120

Le Portugal

4.41

145530

27941760

Pologne

3.59

118470

22746240

Turqiue

3.49

115170

22112640

Slovaquie

2.99

98670

18944640

Grèce

2.84

93720

17994240

Hongrie

2.58

85140

16346880

 

 

Estonie

2.72

89760

17233920

Lettonie

1.46

48180

9250560

l’Iran

1.12

37110

7124250

Mexique

1.01

33330

6399360

En outre, dans certains pays développés, 75 pour cent des revenus dans les usines, les centres de production et les sociétés sont attribués aux travailleurs. Reconnaissant cette réalité amère, Abbasi, un fonctionnaire du régime, a déclaré à la télévision d’État dans une interview le 7 mars 2015 : « Regardez, dans les pays développés quel pourcentage du taux de production est sur le compte de la force de travail ? Ils dépensent de l’argent jusqu’à 75 pour cent pour les travailleurs, de sorte qu’ils ne font face à aucun un problème, car ils motivent réellement leurs ressources humaines. Je veux demander quel est le coût de la force de travail [en Iran] en comparaison avec le taux de production. Les experts du ministère des Coopératives du Travail et des Affaires sociales ont même annoncé que, en moyenne, il est inférieur à 10 pour cent dans les différents domaines. Moins de 10 pour cent ! Oui, quelque chose autour de cinq pour cent et demi.”

Les fonctionnaires du régime admettent eux-mêmes dès lors que si les travailleurs d’autres pays partagent jusqu’à 75 pour cent des bénéfices d’un centre de production, la part des travailleurs iraniens de la rémunération est inférieure à 10 pour cent. Quelque 65 pour cent des recettes est prise par l’employeur.

D’autre part, 80 pour cent des usines, des centres de production, de services et entreprises en Iran appartiennent au gouvernement et aux institutions gouvernementales, en particulier les gardiens de la révolution islamique (Pasdaran). En fait, l’employeur en Iran est la classe dirigeante qui est entrain de piller les trois quarts des salaires des travailleurs, quelque chose qui n’a pas changé après l’accord sur le nucléaire P5+1.

 

 

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