lundi, novembre 28, 2022
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Une banque londonienne reçoit une amende de 1,5 milliard de dollars pour avoir aidé le régime iranien

Une banque londonienne reçoit une amende de 1,5 milliard de dollars pour avoir aidé le régime iranien

Standard Chartered Plc devra certainement faire face à une amende de 1,5 milliard de dollars de la part des autorités américaines pour avoir laissé ses clients violer les sanctions iraniennes, selon des personnes au courant de la situation.

Le chiffre donné n’est que préliminaire, mais il est basé sur des communications entre la banque et les régulateurs, car les discussions finales n’ont pas encore commencé. Ces allégations se rapportent à des infractions commises en 2013 et avant, lorsque l’Iran était encore sous le coup de sanctions américaines.

La coalition des agences d’application et de régulation qui enquêtaient sur ce sujet, dont le Département de la Justice, le Département new-yorkais des services financiers et l’avocat du district de Manhattan, a terminé son enquête et devrait révéler ses conclusions à la fin de l’année.

Les États-Unis ont gardé un œil sur Standard Chartered depuis 2012, lorsque la banque a passé un accord de poursuite différée pour résoudre les allégations selon lesquelles elle avait facilité les affaires avec des parties iraniennes. L’accord de poursuite différée avait été étendu par les États-Unis en 2014.

Standard Chartered a fait savoir dans une déclaration : « Comme cela a été révélé précédemment, nous coopérons toujours totalement dans cette enquête concernant notre historique du respect des sanctions et nous sommes actuellement en discussion avec les autorités américaines. »

Une baisse de valeur boursière

La cote en bourse de la banque a baissé de 3,3 % supplémentaire après que le montant de l’amende a été révélé, car elle a été triplée par rapport aux attentes de certains analystes. Jusqu’en 2018, elle a perdu 21 % au total.

Le véritable montant de l’amende dépendra de si le créancier a laissé des entités liées à l’Iran transférer de l’argent via une unité à Dubaï et du niveau auquel ces informations ont été partagées avec les autorités américaines concernées. La banque londonienne aurait transféré secrètement des milliards de dollars via les États-Unis pour le compte de clients iraniens, en totale violation des sanctions américaines.

Conformément à l’accord de poursuites différées, le créancier a accepté l’examen de ses affaires par un contrôleur indépendant. Les États-Unis abandonneront les charges contre la banque une fois qu’elle respectera les sanctions, mais si ce n’est pas le cas, l’enquête sera de nouveau ouverte. Pour l’instant, les autorités ont affirmé que la banque ne respectait pas les normes requises.

Ces entreprises internationales qui ont des liens avec l’Iran sont de plus en plus examinées, car Donald Trump reste ferme face à l’Iran qui est selon lui, un état qui soutient le terrorisme. Les autres banques européennes visées par le Département de la Justice américain pour avoir fait affaire avec l’Iran sont notamment BNP Paribas SA, qui avait reçu une amende de 9 milliards de dollars en 2014, et Commerzbank AG, qui a accepté de payer 1,45 milliard de dollars en 2015.

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