dimanche, décembre 4, 2022
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Un sénateur américain recommande des sanctions si l’Iran ne coopère pas

Un sénateur américain recommande des sanctions si l’Iran ne coopère pasAFP –  L’influent sénateur américain Richard Lugar a recommandé lundi l’adoption par l’Onu de sanctions contre l’Iran s’il ne dissipe pas la crainte qu’il cherche à se doter de l’arme nucléaire, tout en réitérant la préférence de Washington pour une approche diplomatique multilatérale.

"Si l’Iran ne se conforme pas aux résolutions et aux accords sur les armes de l’Onu, le Conseil de sécurité devra lui infliger des sanctions strictes et applicables", a déclaré devant le Conseil M. Lugar, sénateur républicain de l’Indiana (nord) et président de la commission des affaires étrangères du Sénat.

"Faute de quoi la crédibilité d’une approche diplomatique longue et difficile serait sérieusement entamée et la détermination de la communauté mondiale à contrôler la prolifération des armes nucléaires serait remise en question", a-t-il ajouté.

"Créer un précédent d’inaction dans ce cas accroîtrait grandement les chances d’un conflit militaire et pourrait déclencher des courses aux armements régionales", a-t-il averti.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a voté samedi le renvoi de l’Iran devant le Conseil de sécurité, où Téhéran est théoriquement passible de sanctions pour des activités nucléaires dont les Occidentaux redoutent qu’elles ne visent à l’arme nucléaire.

La résolution de l’AIEA a toutefois exclu des mesures de l’Onu jusqu’à la prochaine réunion de l’agence le 6 mars, de façon à laisser une nouvelle chance à la diplomatie.

La Russie et la Chine, qui ont d’étroites relations économiques et énergétiques avec l’Iran et sont membres permanents du Conseil de sécurité avec droit de veto, ont indiqué qu’elles n’étaient pas favorables à des sanctions contre Téhéran à ce stade.

En réplique au vote de samedi, l’Iran a officiellement notifié à l’AIEA qu’il restreignait les inspections de son programme nucléaire et levait la suspension d’activités nucléaires sensibles. Cette décision met fin aux "mesures de confiance" sur lesquelles il s’était mis d’accord en 2003 avec le groupe UE3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne).

En outre, de hauts responsables iraniens ont minimisé le risque de sanctions ou d’éventuelles frappes militaires contre la République islamique, estimant que "personne n’oserait attaquer" le riche exportateur de pétrole.

L’enrichissement est un procédé crucial pour la production du combustible nécessaire à une centrale nucléaire, mais aussi de la charge d’une arme nucléaire. Les Occidentaux, qui soupçonnent l’Iran de dissimuler un volet militaire dans son programme nucléaire civil, refusent que Téhéran le maîtrise. L’Iran affirme que son programme est destiné à un usage uniquement civil.

"Le monde doit être déterminé dans sa réponse aux pays qui violent le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) ou d’autres accords internationaux", a dit M. Lugar, ajoutant toutefois: "les confrontations diplomatiques sont préférables aux confrontations militaires".

Parlant à la presse après son discours au Conseil, M. Lugar a souligné que Washington était en faveur d’"une approche diplomatique forte".

Il a aussi indiqué clairement que les Etats-Unis n’étaient pas favorables à des frappes israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes. Israël a indiqué qu’il ne permettrait pas que l’Iran se dote de l’arme atomique.

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