CNRI – Alors que les lobbies du régime iranien Europe et aux Etats-Unis s’efforcent de peindre la propagande croissante contre les sanctions internationales comme un mouvement spontané, populaire et pacifique chargé d’intentions humanistes, le pouvoir à Téhéran reconnait en être le principal initiateur.
Ce 25 août, l’agence officielle ISNA a divulgué pour la première fois l’existence d’un « QG central de campagne : non aux sanctions » chargé d’organiser l’action contre les sanctions occidentales.
Les membres de ce QG viennent de rencontrer Mohammad-Reza Aref (ancien vice-président et l’un des huit candidats autorisés à la présidentielle). Il dévoile la stratégie du régime :
– Mettre en avant que « les sanctions ont des conséquences directes sur la vie de la population ».
– Affirmer que l’objectif et la stratégie de l’Iran est l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire.
– Régler le problème des sanctions peut se faire par un dialogue entre le gouvernement iranien et les autres pays, et les ONG doivent contribuer à créer la confiance entre les nations et finalement entre les gouvernements.
– La diplomatie non politique ne doit pas être moins efficace que la diplomatie politique.
– Nous ne céderons pas nos droits au nucléaire.
Mohammad-Reza Aref a déclaré à l’attention du chef du QG de la campagne « non aux sanctions » : « Il vaudrait mieux organiser un think-tank et dialoguer avec les ONG pacifistes étrangères pour vos objectifs stratégiques ».
Ces dernières semaines, des demandes de levée des sanctions ont été adressées au Président des Etats-Unis Barak Obama ; elles étaient signées par une centaine d’« activistes politiques ».
Des opposants iraniens ont dévoilé que ces lettres s’inscrivent dans une campagne organisée par le régime iranien. Ces déclarations d’Aref confirment en quelque sorte l’existence d’un effort organisé pour présenter les sanctions comme visant la population. Le régime cherche ainsi à les restreindre et à poursuivre son programme nucléaire sans difficulté.

